DISASTER REPORT 4 : SUMMER MEMORIES
Zettai Zetsumei Toshi 4Plus: Summer Memories - Japon - 2019
Image plateforme « PC »Image plateforme « Playstation 4 »Image plateforme « Nintendo Switch »
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Genre : Catastrophe
Musique : Inconnu
Développeur : Irem
Durée : moyenne
Langue : Anglais
Distributeur : NIS America
Date de sortie : 7 avril 2020
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Disaster Report 4 : Summer Memories »
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LE PITCH
Suite à un terrible tremblement de terre, vous devez braver les dangers d'une ville dévastée, où vos choix détermineront qui survit.
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Tiiiimber !

Repoussé pendant sept pour cause de véritable catastrophe naturelle, Disaster Report 4 (qui aurait pu être aussi SOS Final Escape 4) vient enfin éprouver sa simulation post séisme en plein japon moderne. Pas de zombies ou mutants à l'horizon, le post-apo ça se joue aussi avec des salarymen et du béton.

Reflet d'une réalité géographique et naturelle que l'on peut avoir du mal à imaginer dans un pays comme la France, les opus de Zettai Zetsumei Toshi ne pouvaient en effet voir le jour qu'au japon, archipel régulièrement frappé par des tremblements de terres plus ou moins dévastateurs. Des simulations de vie en pleine catastrophe où le joueur doit gérer à la fois sa survie dans un décors dévasté, et aider son prochain pour espérer trouver une sortie de crise. Terrible ironie alors que ce quatrième opus qui devait sortir au départ en 2011 sur PS3 fut repoussé ad eternam à cause de sa trop grande ressemblance avec le terrible tremblement de terre, suivi d'un tsunami, qui frappa le pays cette année là et entrainant la mort de nombreux japonais. Sept ans plus tard finalement, le soft refait surface sur PS4, PC et Nintendo Switch question sans doute de rentabiliser un petit peu l'opération coûteuse. Malheureusement, même si le jeu a semble-t-il été légèrement retravaillé pour les nouvelles générations de machines, glissant quelques petits améliorations et options supplémentaires (d'ou un petit PLUS dans le titre nippon), il accuse terriblement le coup des années avec un moteur graphique franchement daté et une pluie de bugs et de ralentissements embarrassants.

 

Survivants de l'enfer


A la guerre comme à la guerre, le cœur de Disaster Report 4 reste inchangé et permet ainsi de se mettre dans la peau d'un jeune japonais (fille ou garçon et quelques changements de coupes de cheveux) qui débarque en plein Tokyo juste avant que tout s'écroule autour de lui. Une ballade en bus pendant laquelle plusieurs questions sur le background du personnage et sur ses orientations morales sont posée annonçant l'intention de jouer justement avec les différentes décisions auxquel sera confronté le joueurs au fur et à mesure, le tout confirmé ensuite par une jauge dédiée et des fins multiples. Des intentions, Disaster Report 4 en a beaucoup. Mais dès que les buidings commencent à s'effondrer et qu'il est question de traverser des rues éventrées elles disparaissent sous une triste réalité, celle du manque d'incidence et de constance. A part la jauge de vie les autres facteurs font figuration. De la même façon la plupart des nombreux dialogues (uniquement en anglais) ne changeront rien à la finalité du scénario, tous les sauvetages sont obligatoires et les différentes missions sont atrocement scriptées offrant même quelques situations aussi ridicules (retrouver du PQ pour qu'un quidam sorte des toilettes) qu'incompréhensible (ramener une bouteille d'eau à un client d'une superette déjà bien fournie). Voilà qui égratigne le réalisme voulu et la crédibilité d'une situation pourtant plutôt bien mise en scène, en particulier lorsque le jeu s'écarte du spectaculaire, qu'il ne peut pas se permettre, pour se tourner vers une quête beaucoup plus contemplative, marquée par une étrange douceur estivale, où se croisent quelques considérations touchantes sur l'existence échangés avec d'autres survivants, et une amorce de regard introspectif. A l'heure des survivals ultra sombres, violents et fatalistes, la fraicheur du soft et sa philosophie ne manquent pas de charme, montrant que l'on peut traverser le pire sans donner des coups de pelles à chaque coins de rue. Par contre, pas sûr que malgré toutes les meilleures intentions du monde, les multiples ralentissements, la lourdeur du personnage et les temps de ralentissements inexplicables ne donnent pas, eux, envie d'en filer des coups de pelle.

Nathanaël Bouton-Drouard








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C'était un peu comme envoyer un cul-de-jatte armé d'un canif à la bataille. Déjà pas franchement à la pointe pour paraitre pimpant sur PS3, voilà que Disaster Report 4 fait sa sortie en 2020 avec juste quelques lissages de circonstance. Le moteur graphique en prend sérieusement un coup avec des modélisations très moyennes et surtout des animations lourdement rigides dans des zones de jeu fermé étriquées. Pas de quoi en tout cas expliquer les temps de chargement qui viennent constamment annoncer le moindre dialogue ou changement de situation, ou les effondrement de frame-rate pour peu que le jeu s'essaye à une petite scène catastrophe où seul les moteurs vibreur de la manette semblent y croire.

 
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