DEVIL MAY CRY 3 - SPECIAL EDITION
Japon - 2005/2020
Image plateforme « Nintendo Switch »
Image de « Devil May Cry 3 - Special Edition »
Genre : Beat'em all
Développeur : Capcom
Durée : moyenne
Langue : Français
Distributeur : Capcom
Date de sortie : 20 février 2020
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Devil May Cry 3 - Special Edition »
portoflio
site officiel
LE PITCH
A peine installée dans son agence, Dante reçoit la visite d’un mystérieux inconnu : celui-ci prétend lui transmettre une invitation de la part de Vergil, frère du jeune chasseur de démons…
Partagez sur :
L'éveil de dante

Cela n'a l'air de rien, mais c'est pourtant un évènement en soi : Dante a enfin décider de s'aventurer sur une console Nintendo. C'est donc ça le pouvoir de la Switch ?

Pour rappel, les trois premiers volets de Devil May Cry sont longtemps restés des exclusivités PlayStation 2. Ceci avant que les différentes éditions de la collection HD ne connaissent des sorties simultanées sur les consoles de Sony et de Microsoft en plus du PC. Mais, courant 2019, à la surprise générale, Capcom publie sur Switch un portage du premier épisode, avant que sa suite ne lui emboîte le pas quelques mois plus tard. Si ces derniers sont sortis tels qu'on les connaît, DMC 3 a droit aux honneurs d'une édition très spéciale. Des modifications importantes sont, en effet, apportées via le tout nouveau mode Freestyle. Sélectionnable au début d'une nouvelle partie, celui-ci permet au protagoniste de porter simultanément toutes les armes qu'il débloque en progressant, alors qu'il faut sélectionner deux armes à feu et deux armes de contact dans le mode d'origine. Il est même possible de changer de style de combat à la volée d'une simple pression sur la croix de direction, comme dans DMC 4 et 5. Avec autant d'options disponibles en permanence, le système déjà touffu, de DMC 3 prend une nouvelle dimension et devrait permettre aux techniciens des folies encore plus spectaculaires. Il paraît, en revanche, plus raisonnable pour un nouveau-venu de passer par une phase d'apprentissage avec le système traditionnel, sous peine d'être submergé par le nombre de combinaisons à apprendre et à maîtriser.

 

débauche de flingues


Cerise sur le gâteau, cette version Switch de DMC 3 Special Edition inclut également la possibilité de jouer à deux en coopération dans le cadre du mode Bloody Palace. Apparu dans le deuxième épisode, il s'agit d'un véritable test d'endurance où l'objectif est de survivre à 9 999 étages peuplés d'ennemis de plus en plus agressifs. On peut éventuellement regretter l'absence d'un mode en ligne, à la manière du mode Double Apothéose de Bayonetta 2, afin, notamment, que chaque participant puisse profiter de son propre écran. Mais, enfin, les fans de longue date peuvent vraiment profiter de DMC en binôme ; une astuce permet d'inviter un camarade dans la version d'origine grâce au pouvoir Doppleganger, mais celle-ci s'avère assez contraignante. Pour le reste, on retrouve la même chose que dans les portages parus sur les autres supports. Les phases de jeu bénéficient d'un lifting propre pour un affichage adéquat sur écran HD : on constate au passage que le titre a assez bien vieilli sachant qu'il a tout de même traversé deux générations de machines. On relève toutefois les mêmes écueils, aussi, avec des scènes cinématiques toujours jouées en basse définition et (pour les tatillons) des éléments d'interface affichés en 4/3. Heureusement, cela entache à peine la principale qualité de cette production, à savoir les sensations jouissives qu'offre son système de combat riche, dynamique et précis.

Si le joueur moyen peut facilement faire l'impasse sur ce portage, les esthètes du combo ne devraient certainement pas résister aux nouveautés du mode Freestyle. Celui-ci leur ouvre tout un monde d'enchaînements chorégraphiés pour une expérience ultime.

Benoit Barny






Partagez sur :
 

Cette mouture Switch de DMC3 connaît les mêmes défauts que les portages précédents, notamment les cinématiques pixélisées à cause d'une définition d'image non retouchée. Un problème regrettable, puisqu'il est difficile de profiter de ces séquences parfois jubilatoires tant elles prolongent le plaisir des phases de jeu par leur aspect excessif. Mais l'essentiel est assuré puisque, manette en main, tout se passe comme sur des roulettes : l'affichage est propre et les commandes répondent comme l'on s'y attend, avec précision. Finalement, s'il est un vrai bémol à relever, c'est le choix de Capcom de sortir séparément les trois volets de la trilogie, quand les autres supports ont droit à une compilation en bonne et due forme.

 
Crédits & mentions légales - Publicité - Nous contacter
Copyright Regard Critique 2009-2020