TERMINATOR RESISTANCE
Pologne - 2019
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Image de « Terminator Resistance »
Genre : FPS
Musique : Divers
Développeur : Teyon
Durée : faible
Langue : Anglais
Distributeur : Reef Entertainment
Date de sortie : 15 novembre 2019
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Terminator Resistance »
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site officiel
LE PITCH
30 ans après le Jugement Dernier, un simple soldat nommé Jacob Rivers est le dernier survivant de la Division Pacifique de la résistance. Mais il découvre rapidement qu’il est considéré comme une cible prioritaire par Skynet.
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Système d'exploitation

Entre la sortie d'un nouveau film et l'apparition de sa figure emblématique dans le hit Mortal Kombat 11, la saga Terminator connaît une actualité plutôt chargée en 2019. Mais, si le long-métrage a engendré une opinion divisée, le jeu de Teyon a plusieurs arguments pour faire l'unanimité (contre lui).

Ce nom a peut-être fait tilt auprès de certains mais, pour rappel, Teyon est le studio à l'origine de Rambo : The Video Game, jeu de tir sur rail qui a marqué les mémoires à cause de l'accueil particulièrement froid reçu à sa sortie. Il faut dire que, de la réalisation au système de jeu, rien ne fonctionne dans ce titre conçu sans ambition ni moyen. Faut-il craindre pour autant le même naufrage pour cet autre univers culte qu'est celui de Terminator ? Les développeurs de la société polonaise sont néanmoins partis sur une base un peu différente en proposant cette fois un « véritable » jeu de tir à la première personne. Le joueur est ainsi libre de ses mouvements dans des environnements relativement étriqués mais tout de même pourvus d'objets cachés à débusquer et même d'objectifs secondaires à remplir. Chaque niveau recèle en effet de matériaux à utiliser pour améliorer son équipement, tandis que les PNJ rencontrés en cours de route confie régulièrement différentes requêtes au protagoniste. Ces mêmes PNJ ont même tendance à se livrer le temps de quelques dialogues à choix multiples, donnant l'occasion d'en apprendre plus sur ce contexte apocalyptique si l'on parvient à les brosser dans le sens du poil.

 

un sombre sort


Malheureusement, malgré ces quelques bonnes intentions, Terminator Resistance montre très vite les limites de ses ambitions. Il suffit de s'attarder sur la réalisation pour se rendre compte que le studio n'a pas bénéficié de moyens important : les graphismes sont tout juste digne du début de génération précédente et la mise en scène très statiques, durant les cut-scenes et cinématiques comme dans les phases de jeu, limitent fortement l'immersion. Mais le plus regrettable réside justement dans les séquences d'action. Le jeu fait pourtant illusion quelques temps : invulnérable aux armes conventionnelles, les T-800 doivent être évités à tout prix pour éviter une mort certaine durant les premières missions, ce qui laisse entrevoir de vrais moments de tension. Seulement, une fois que le joueur met la main sur les fusils à plasma, Terminator Resistance tourne rapidement au tir aux pigeons. Les machines, si intimidantes quelques instants plus tôt, n'attendent plus que de se faire aligner par le joueur une fois qu'il a trouvé le spot idéal. On trouve bien d'autres modèles en cours de route, comme les différents drones ou les types arachnides, mais la marche à suivre n'est pas bien différente, finalement. Le manque de sensations délivrées par l'utilisation des armes à feu vient couronner la platitude que l'on retient de toute cette production conçue à moindre frais pour exploiter une licence qui mérite bien mieux que cela.

Benoit Barny






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La réalisation est ici symptomatique d'un titre développé à la hâte, sans autre but que de profiter de l'actualité autour d'une licence cher aux fans de science fiction. Certes, les T-800 et autre machines bipèdes sont rendus de manière plutôt correct et le frame rate ne souffrent que de quelques toussotements négligeables. Mais les environnements et les textures sont bien loin de ce que peuvent offrir les supports actuels et, encore une fois, la mise en scène est affreusement statique. Si les différents choix proposés dans la plupart des dialogues influent sur le dénouement que l'on débloque à la fin du parcours, ils n'apportent que trop peu au sentiment d'immersion, si ce n'est au travers de quelques détails sur le contexte. C'est bien trop peu pour les jeunes des années 1980 et 1990 qui rêvent de jouer la guerre contre Skynet.

 
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