ASTéRIX & OBéLIX XXL3 : LE MENHIR DE CRISTAL
France - 2019
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Genre : Action
Musique : Inconnu
Développeur : OSome Studio
Durée : moyenne
Langue : Français
Distributeur : Microïds
Date de sortie : 21 novembre 2019
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Astérix & Obélix XXL3 : Le Menhir de cristal »
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LE PITCH
Une nouvelle menace pèse sur le petit village d’irréductibles Gaulois : les Romains volent leur courrier ! Après l’avoir récupéré, Panoramix découvre que c’était pour intercepter la missive d’une vieille amie à lui et envoie Astérix & Obélix vers une nouvelle aventure, en quête des gemmes du mythique menhir de cristal.
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Longtemps après ses deux premiers opus (sortis en 2003 et 2005 sur PS2), la franchise créée par les défunts Etranges Libellules livre enfin sa suite. Et si la mécanique de jeu n'a pas beaucoup changé, les Lyonnais d'OSome Studio reprennent le flambeau avec panache en rendant un bel hommage à l'univers visuel d'Uderzo et Goscinny.

Ce qui flatte l'oeil dès les premières secondes passées dans cette reconstitution de la célèbre bande dessinée du magazine Pilote, c'est bien le souci du détail et de l'atmosphère. Dessins et couleurs respectent à la lettre le cahier des charges. Quant à l'oreille, même si les célèbres voix de Roger Carel et Pierre Tornade ne sont plus de la partie, elle saura reconnaître la plupart de celles constituant la distribution du récent Astérix : Le Secret de la Potion Magique. Une autre preuve de la volonté des développeurs de coller au plus près de l'univers, tous médiums confondus, des célèbres Gaulois. Le jeu fonctionne alors comme une véritable extension du film d'Alexandre Astier dans lequel une nouvelle histoire, totalement inédite, est proposée au joueur. Soit la quête des trois gemmes d'un mythique menhir de cristal qu'Obélix portera, comme à son habitude, tout au long de l'aventure. Glace, feu et magnétisme sont trois pouvoirs qu'il pourra alors acquérir et abattre sur les hordes de Romains qui ne demandent qu'à être aplatis. Entre deux distributions de baffes, le joueur incarnera, selon ce que prévoie l'environnement, soit Astérix, qui peut passer dans des passages étroits, soit Obélix, qui peut détruire avec son menhir des blocs rocheux et des arbres morts. A noter aussi la possibilité d'incarner les deux héros en même temps par deux joueurs différents, grosse nouveauté de ce troisième opus.

 

bis repetita


Mais une fois la forme et le système de jeu avalés, il faut admettre que le soufflet retombe un peu. Principalement à cause d'une répétition assez systématique des situations. Astérix et Obélix se mettent en quête d'un nouvel objet détenu par les Romains ? Leur voyage leur fera traverser un environnement changeant (forêt, montagne enneigée...) jusqu'à un camp romain qu'il faudra traverser de part en part jusqu'au trésor convoité. Et même si les techniques d'approche et de combat se révèlent finalement plus finaudes qu'il n'y paraît, il faut passer outre ce perpétuel recommencement. La solution des quêtes annexes, histoire de prendre un peu de recul avec la principale, aurait pu être la solution. Malheureusement, celles ci se révèlent assez rapidement accessoires voire inutiles. Comme le fait d'accumuler les casques de Romains, monnaie d'échange permettant d'acheter des améliorations (coeurs supplémentaires pour barre de vie) ou de nouvelles techniques de combat. Ceux ci se trouvant à peu près partout (même en mode difficile), il n'est donc pas bien compliqué d'augmenter ses capacités. Reste alors la quête de différents objets disséminés un peu partout, qui pourra alors aussi occuper les plus curieux (et les collectionneurs de trophées). Mais non, malgré tout ça, Astérix & Obelix XXL3 reste définitivement rébarbatif. Plutôt que d'y passer des heures, mieux vaut donc y retourner de temps en temps, seul ou à deux, pour reprendre une petite louche de cet univers dans lequel nous sommes tombés pour la plupart depuis tout petit. Un peu comme Obélix avec la potion magique, sauf que nous, on a le droit d'y retourner. Autant en profiter.

Laurent Valentin








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En termes de gameplay, Osmose Studio fait dans l'épure. Ainsi, aucune différence dans la direction de l'un ou l'autre personnage. Petit ou gros, les deux se contrôlent de la même façon, avancent de la même façon, glissent de la même façon. Rien ou presque ne les différencie. A part le menhir d'Obélix, qui ne répond d'ailleurs pas toujours au doigt et à l'œil en plein cœur de la bataille (TRES frustrant!), les sauts d'Astérix (une sorte de glissade à l'animation trop rapide) et le fait que ce dernier puisse avaler de temps à autres une rasade de potion magique. Les effets de celle-ci ayant évidemment des effets dévastateurs sur les lignes romaines. A ces quelques petits soucis, qui n'empêchent pas finalement de passer un bon moment, on pourra reprocher au soft une durée de téléchargement un peu longue entre les niveaux. Pour le reste, il faut admettre que le plaisir de jeu est bien présent.

 
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