ROOT LETTER LAST ANSWER
Japon - 2018
Image plateforme « Playstation 4 »Image plateforme « Nintendo Switch »
Image de « Root Letter Last Answer »
Genre : Visual Novel
Musique : Divers
Développeur : Kadokawa Games
Durée : moyenne
Langue : Anglais
Distributeur : PQube
Date de sortie : 30 août 2019
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Root Letter Last Answer »
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site officiel
LE PITCH
Durant ces études, Takanori « Max » Nakamura échangeait des lettres avec sa correspondante Aya Fumino, une lycéenne vivant à Matsue. Mais quinze ans plus, il retombe sur un lettre qui le pousse à partir à la recherche de la jeune femme.
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Lettres mortes

Populaires depuis très longtemps au Japon, les Visual Novel ont conquis progressivement le public occidental : s'il reste encore de nombreux titres exclusifs au Pays du Soleil levant, les jeux localisés se font désormais de plus en nombreux.

De The Silver Case
à Danganronpa, en passant par Chaos;Child, Steins;Gate, le très étrange Hatoful Boyfriend, l'hybride Catherine ou encore la cultissime série des Ace Attorney, le genre a su séduire les joueurs du monde entier. S'il prend d'ailleurs diverses formes, Root Letter suit la tendance enquête : à la recherche d'une amie disparue, supposément à la suite d'une histoire de meurtre, le protagoniste doit réunir le plus d'indices possible et notamment remonter la piste des anciens camarades de classe souvent cités dans les courriers de la demoiselle. Malheureusement, après un prologue plutôt séduisant, la narration se voit plombé par diverses faiblesses et maladresses. Entre les situations qui manque parfois de cohérence et les traits d'esprit souvent dispensables du personnage narrateur, le jeu tombe régulièrement dans la facilité. Le plus déroutant réside d'ailleurs dans les séquences où l'on confronte un ami d'Aya à un passé qu'ils tentent d'oublier définitivement. Si l'on trouve pourtant des mécaniques assez classiques, avec des sujets spécifiques à évoquer et des objets à montrer afin de susciter une réaction, le jeu sanctionne trop rapidement un choix jugé non pertinent. Tout cela peut vite plomber la motivation du joueur, sachant que, dans ce type de jeu, l'histoire est le principal argument.

 

les racines du mal


Conçu comme une révision du jeu sorti en 2017, Root Letter Last Answer est également censé apporter des ajustements au niveau de la maniabilité. Mais, là encore, le résultat n'est pas tout à fait convaincant, notamment au niveau de l'inspection des décors. Il peut, en effet, être difficile d'identifier certains éléments, à tel point que l'on peut passer un peu trop de temps à lire le même commentaire tout en manquant un objet crucial difficile à distinguer. Enfin, peut-être inspiré par le retour inattendu du phénomène japonais 428, l'équipe de Kadokawa s'est également essayé à l'usage de véritables photographies pour illustrer leur jeu. Néanmoins, si le côté kitsch restait plutôt charmant dans le titre de Spike Chunsoft, la mise en scène de certains plans manquent bien trop de naturel, avec des expressions particulièrement forcées, ce qui nuit, là encore, à l'immersion. Il est, cependant, possible de revenir quand on le souhaite aux graphismes d'origine pour profiter du travail de l'illustrateur Minoboshi Tarô. Ainsi, Root Letter n'est pas forcément le titre de choix pour découvrir le Visual Novel. Mais ceux qui avaient adhéré à la version d'origine, happés par son pitch intriguant, peuvent trouver dans cette relecture du contenu narratif supplémentaire, avec de nouveaux épilogues qui en dévoilent plus sur le destin des différents personnages. C'est toujours ça de pris.

Benoit Barny




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Difficile de ne pas penser à 428 Shibuya Scramble à la vue de la moindre image issue de Root Letter Last Answer. Mais ce dernier se distingue tout de même par une mécanique plus classique, avec fouille minutieuse et dialogues à choix multiple, quand le premier cité ne propose qu'une sorte de roman à embranchements. On regrette toutefois que l'interface ne facilite pas vraiment le déroulement du jeu, entre l'inspection des environnements un peu laborieuse ou encore le « Max Mode » aussi inutile que peu compréhensible qui consiste à appuyer sur la touche au bon moment pour envoyer un commentaire à son interlocuteur dans le ton qui convient. Cela dit, la réalisation ne souffre d'aucun écueil notable et pouvoir choisir quand on le désire le style graphique affiché est un plus.

 
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