DESTINY CONNECT: TICK-TOCK TRAVELERS
Destiny Connect - Japon - 2019
Image plateforme « Playstation 4 »Image plateforme « Nintendo Switch »
Image de « Destiny Connect: Tick-Tock Travelers »
Genre : RPG
Musique : Inconnu
Développeur : Nippon Ichi Software
Durée : faible
Langue : Anglais
Distributeur : NIS America
Date de sortie : 22 octobre 2019
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Destiny Connect: Tick-Tock Travelers »
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LE PITCH
La ville de Clocknee célèbre l'avènement d'un nouveau millénaire lorsque, soudainement, le temps s'arrête et une horde de machines hostiles apparaît. Il appartient à une jeune fille nommée Sherry, son ami Pegreo et Isaac, un robot qui voyage dans le temps, de percer le mystère qui se cache derrière ces événements étranges. Ensemble, ils devront se rendre dans le passé et explorer l'avenir, apprenant des choses très intéressantes sur leurs familles et leur ville si particulière.
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Back to the RPG

Avec ses petits airs de production Pixar, son approche RPG relativement classique et son aventure enfantine Destiny Connect est loin, très loin, de la production Nippon Ichi Software standard. Les créateurs de Disgaea peuvent-ils vraiment draguer le grand public ?

C'est clairement tout l'enjeu de ce soft pour l'instant proposé uniquement sur PS4 et Nintendo Switch : se délester de l'imagerie habituelle de RPG ardu pour players de niche et du ton totalement délirant des univers explorés. Si nos charmants héros de Destiny Connect ont des petits airs d'extradés du studio d'animation 3D américain Pixar et sont pour la plupart des gosses avec leur goûter dans le cartable ce n'est pas pour rien. D'ailleurs le jeu fait très souvent penser à une initiation chaleureuse à ce genre relativement hermétique qu'est le RPG japonais, bercée par un scénario plutôt limpide, agréable mais sans grandes surprises, un humour léger (mais avec un peu de sentai quand même) et des mécaniques de combat au tour par tour à l'ancienne. A peine une petite dizaine d'heure pour sauver le monde, cela peut faire court pour les vieux de la vieille. Surtout lorsqu'il est question de voyage dans le temps et d'un gentil robot... ça fait vite penser à un certain et mythique Chrono Trigger.

 

mechanics


L'ambition n'est cependant pas la même et le titre de Nis préfère prendre les joueurs par la main, les entrainer dans des missions un poil dirigistes et leur faire découvrir les petites finesses du gameplay avec patience et beaucoup de didactisme. Ce dernier est d'ailleurs, malgré sa simplicité, plutôt bien rodé grâce à une troupe de personnages aux capacités bien diversifiées et équilibrés et surtout la prépondérance du robot Isaac, dont les transformations ne sont pas uniquement cosmétiques. Passant du rôle de tank en chef à celui de soigneur, il profite de son propre mode d'évolution passant par des arbres de compétences à améliorer grâce à des rouages plus ou moins précieux. D'autant plus important que la mort de cette machine au look si charmant est la seule à provoquer un Game Over automatique. Il faudra pourtant mettre le paquet car de manière assez prévisible Destiny Connect n'est pas armée d'une difficulté particulièrement coriace. Un peu court aux encornures donc et, malgré ces limites, l'exploration aiguillées, enfermée dans des décors assez peu creusés, repose bien trop souvent sur de multiples allers-retours rapidement lassant, et se voit appesantis par un rythme pas assez resserré et quelques maladresses artistiques qui le place très loin d'un conte mémorable... Surtout que comme trop de productions Nippon Ichi le jeu reste tristement verrouillé en anglais empêchant justement les plus jeunes de s'y essayer.

Nathanaël Bouton-Drouard






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Proposé simultanément sur PS4 et Switch, Destiny Connect utilise un moteur graphique bien entendu entièrement assujetti aux capacités de la machine Nintendo... Et encore d'une utilisation en mode portable. Sur écran HD il faut reconnaitre que les modélisations et les environnements peinent à rester stable et bien définis. Un soft relativement modeste qui s'efforce de compenser ses limites par des personnages plutôt expressifs, quelques effets visuels agréables, mais qui se montre bien trop léger dans ses placements de caméra, ses petits soucis d'affichage et une bande originale insipide.

 
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