GHOSTBUSTERS: THE VIDEOGAME REMASTERED
Etats-Unis - 2009 / 2019
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Image de « Ghostbusters: The Videogame Remastered »
Genre : Aventure
Musique : Kyle Richards
Développeur : Saber Interactive
Durée : moyenne
Langue : Anglais sous-titré français
Distributeur : Saber Interactive
Date de sortie : 4 octobre 2019
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Ghostbusters: The Videogame Remastered »
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LE PITCH
Manhattan est une nouvelle fois infestée de fantômes, de démons et autres créatures paranormales libérées par une force mystérieuse. Seuls les Ghostbusters sont capables de renvoyer ce maléfice d’où il vient et ainsi sauver la ville de New York.
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Zuuuuuuul

Bien avant le remake (hum) de 2016 et le prochain Ghosbusters 2020, les chasseurs de fantômes avaient déjà eu les honneurs d'un troisième opus officiel : le Videogames comme ils disent. Un jeu de tir relativement classique soit, mais écrit par Harold Ramis et Dan Aykroyd et doublé par les acteurs originaux ! Ghosbusters 3 messieurs-dames.

Développé en 2009 par Terminal Reality, repris aujourd'hui par Saber Interactive, le jeu SOS Fantômes est dans les grandes largeurs un jeu de tir à la troisième personne relativement classique. Un peu d'explorations, quelques armes variables visant à détruire, capturer les ennemis ou ouvrir l'accès à de nouvelles voies, et des ennemis qui virevoltent dans tous les sens et traverse les murs. Parfois un peu cafouilleux dans les segments les plus intenses, maladroit dans quelques effets de gameplay datés (la course outch), répétitif dans sa structure et son utilisation un peu abusive de tunnels dialogués, le soft a cependant un argument qui efface d'un revers quasiment toutes les résistances : l'arme est un pack à protons ! Un rêve de gosse en sommes servi avec amours par une équipe tout aussi nostalgique que le joueur et épaulé par les rois du pétrole en personne : Harold Ramis (Egon) et Dan Aykroyd (Raymond) à l'écriture, rejoint pour le doublage par Bill Murray (Venkman), Ernie Hudson (Winston), Annie Potts (Janine la secrétaire), William Atherton (l'insupportable Walter Peck) et même Alyssa Milano en guest-star. Du grand luxe qui assure une fraternité totale avec les deux longs-métrages autant dans les dialogues parfois lourdauds, des dragues bien foireuses, mais à l'ironie toujours aussi cinglantes, que dans la trame globale jouant la carte des retrouvailles (glouton, la bibliothécaire) pour mieux préparer le terrain à quelques révélations, pas piqué des hannetons, sur les évènements du premier film.

 

"on est venu, on a vu..."


De faux-airs de remake totalement assumé, une pluie de clin d'œil, des vannes à n'en plus pouvoir, et cet humour à froid indémodable dont la plus belle trouvaille étant de placer le joueur dans la défroque de la « nouvelle recrue » à laquelle la bande ne se donne même pas la peine de donner un nom pour pas trop s'y attacher. Dix ans après, l'aventure est toujours aussi appréciable et résonne encore comme le chapitre Ghosbuster le plus spectaculaire de la franchise grâce à quelques voyages dimensionnels sans équivalent au cinéma. A l'époque plutôt appréciable techniquement, avec en particulier un moteur physique permettant les destructions intempestives à coup de faisceaux vert fluo, Ghostbusters: The Videogame s'offre ici un léger coup de jeune mais uniquement cosmétique. Un lissage généralisé, des modélisations légèrement plus arrondies, un affichage HD bien plus pêchus, mais le moteur est identique avec ses textures un peu vides et sa caméra possédée par le démon. Plus dommageable, cette mouture Remastered est aussi marquée par quelques disparitions notables dont un multi-joueurs compétitif, certes accessoire mais plutôt sympa et un doublage français, certes inégal et sans la voix officielle de Murray, mais qui jouait bien entendu sur la petite corde sensible. Pas de zones inédites (alors que les développeurs décomptent de nombreuses scènes coupées), pas de séquences bonus ou quelconque nouveauté, c'est vraiment Ghostbusters dans son jus.... Ouais mais c'est Ghostbusters.

Nathanaël Bouton-Drouard








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Alors que certains studios se lancent désormais dans des remakes de plus en plus libres, des re-façonnages techniques de plus en plus coûteux, Saber Interactive reste au plus près de l'expérience initiale fluidifiant tout de même les éléments présents à l'écran, les animations ou les décors, mais laissant tel quel la structure profonde. Les cut-scenes enregistrées n'ont pour le coup pas pu être recalculées et affichent une définition upscallée. La plupart des bugs d'origine ont heureusement disparus, tout comme l'utilisation très abusive du tube de Ray Parker Jr. au profit de notes plus proches du score d'Elmer Bernstein. Reste la disparition de la version française qui en désespérera certains, même si clairement la version originale lui était largement supérieur (mais certains jeux de mots ne sont pas traduits dommage) avec désormais un mixage 5.1 du meilleur effet.

 
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