DRAGON QUEST BUILDERS 2
Dragon Quest Builders 2: Hakaishin Sidoh to Karappo no Shima - Japon - 2018
Image plateforme « Playstation 4 »Image plateforme « Nintendo Switch »
Image de « Dragon Quest Builders 2 »
Genre : Aventure
Musique : Koichi Sugiyama
Développeur : Omega Force
Durée : élevée
Langue : Français
Distributeur : Square-Enix
Date de sortie : 12 juillet 2019
Jeu : note
Technique : note
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LE PITCH
Après être parvenu à vous extirper des griffes des maléfiques Héritiers de Kaos, vous échouez sur les rives de l'île de l'Éveil où vous rencontrez le jeune et mystérieux Malroth. Ensemble, vous embarquez pour une grande aventure afin de rebâtir le monde et faire face à la doctrine de destruction qui se propage.
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out of the (sand)box

A priori l'été 2019 sera studieux pour les gamers car après le « do it yourself » de Nintendo avec Super Mario Maker 2, voici celui de Square-Enix qui dans le royaume de la grande saga des Dragon Quest propose de croiser les métiers d'architecte, maçon, forgeron, explorateur et chef de village pour contrer les forces du mal. Et pas un Ikea dans le coin.

Nombreux ont été les concurrents à s'attaquer au phénomène Minecraft, mais bien peu ont réussi leur initiative comme le premier Dragon Quest Builders. Une alternative moins poussée, plus grand public certes, mais aussi largement plus envoutante grâce à un univers coloré porté par les designs reconnaissables de Mr. Akira Toriyama. Une toute petite poignée d'années plus tard, Square-Enix revient avec un second épisode très loin de la simple resucée de circonstance. Manifestement les longs mois passés et la collaboration avec les studios Omega Force et BD5 ont permis de véritablement creuser les qualités du soft et dans gommer efficacement les petits défauts. A commencer par ces satanés combats A-RPG imprécis et laborieux qui venaient littéralement gâcher la belle avancée de son joli village. Désormais épaulé par le camarade Malroth (hin, hin, hin) ces phases de défense ou de conquêtes sont entièrement, ou presque, laissées entre ses mains habiles, permettant au joueur de se concentrer sur la tactique et la défense du site. Retour à l'essentiel en somme et à la construction / gestion proprement dîte dont les possibilités semblent plus vastes encore qu'en 2016 grâce à des zones habitables largement plus étendues (en dehors de quelques missions épisodiques) et une souplesse nettement plus marquée dans la décoration d'intérieur.

 

un monde à son image


Les plans pointent toujours régulièrement le bout leur nez pour aiguiller sur la bonne méthode pour obtenir une chambre coquette ou une cache d'armes, mais le plus gros se découvrira désormais en expérimentant des agencements et des surfaces avec les accessoires à portée de mains. Pas question de jouer sur le hasard, mais sur une vraie bonne dose de logique qui sera constamment récompensée par les PNJ venus vivre dans les lieux. Outre leur entrain à s'approprier une salle de jeu, un salon collégial ou une cuisine, ils offrent quelques jolis bonus au joueur (adieu les stats. bonjour les petits cœurs) et se montrent des élèves particulièrement studieux qui pourront après un petit temps d'apprentissage devenir des associés autonomes. Des petits soldats pour défendre le village, des agriculteurs chevronnés qui réussissent à mener à maturation des légumes fragiles et même des constructeurs hors-pairs qui allègent considérablement la charge d'un bâtiment vaste. L'IA de ces derniers est véritablement impressionnante... Tout autant que leur pathfinder au naturel particulièrement rare dans ce type de soft. Un jeu qui a été murement réfléchis et pensé et qui peut alors se permettre alors de disséminer sur la carte gigantesques des îlots plus ou moins cachés aux bonus considérables (des ressources infinies) et même de donner accès, via le feuilleton léger qui constitue le scénario du jeu, à une île gigantesque. Là, il n'est plus question de simplement façonner ses petites ruelles et les commerces mais bien d'en redessiner le tracé, les cours d'eaux et les reliefs. Les vestiges d'un Populous n'est plus très loin et finissent d'imposer la générosité de ce Dragon Quest Builders 2 qui pourrait bien survivre, finalement, à son modèle Minecraft.

Nathanaël Bouton-Drouard








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Là où le titre de Square-Enix enterre forcément le carton de Mojang c'est sur sa direction artistique qui profite d'un monde reconnu et fouillé depuis quelques décennies, des designs irrésistibles d'un maitre du manga, d'un bestiaire rondouillard et rigolo et de thème musicaux bucoliques et épiques. Mais la structure même du soft n'est pas en reste puisque les modélisations, les textures et les animations sont une fois encore soignées et fluides, le tout dans un environnement habillement géré qui ne souffre d'aucune faiblesse marquante tout au long de l'aventure. Excepté sur Switch où quelques ralentissements peuvent tirailler un peu la machine. Du travail de pro comme on dit, où seul l'offre multi-joueurs se montre trop limitée pour convaincre avec une restriction géographique un peu dommageable, aucun splitscreen et un serveur pas toujours des plus stables.

 
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