LEFT 4 DEAD
Etats-Unis - 2008
Image plateforme « Xbox 360 »Image plateforme « PC »
Image de « Left 4 Dead »
Genre : Horreur
Musique : Mike Morasky
Développeur : Valve
Durée : élevée
Langue : Français
Distributeur : Electronic Arts
Date de sortie : 20 novembre 2008
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Left 4 Dead »
portoflio
LE PITCH
Quatre survivants traversent des zones truffées d'"infectés", et font un gros nettoyage en attendant les secours...
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a brick in the wall

Vous êtes fan de cinéma d'horreur ? Vous organisez chaque année dans votre cave une projection rituelle de Zombie, ou sautez à pieds joints sur place dès que vous entendez parler de 28 jours plus tard ? La musique horrifique à l'italienne n'a plus de secret pour vous, encore moins le film de fantôme espagnol ? Ca vous dirait, par hasard, une petite partie de Left 4 Dead ?

 

On le sait, l'industrie du jeu vidéo n'a pas encore passé l'âge adolescent. Envieuse du Septième Art, elle s'obstine à puiser depuis quelques années dans les genres cinématographiques en apparences les plus populaires, mais qui ont déjà, un siècle de production aidant, vu naître des pelletées entières de chefs-d'oeuvre. Le genre horrifique, plus que nulle autre, est donc aujourd'hui une cible fragile pour les créateurs vidéoludiques, ces derniers tendant à le vider de toute substance thématique au profit d'une surrenchère arrogante, apte à satisfaire en instantané le consommateur de base. Certes, Left 4 Dead ne constitue pas, dans ce contexte, un tournant artistique ultime et ne pose pas réellement de regard personnel sur ses dizaines de références (l'intrigue, rachitique, est la même quelque soit la campagne choisie par le joueur, parmi les quatre disponibles). Quand bien même, le dernier poulain de Valve (Half-Life, lui un véritable chef-d'oeuvre) propose une expérience interactive réellement novatrice, ainsi qu'un hommage de tous les instants aux canons qu'il s'acharne à citer au moindre détour d'écran.

 

you brick my heart

 

Plusieurs partis-pris permettent à Left 4 Dead de s'adresser directement aux trippes des fantasticophiles de la première heure, là où des softs amusants mais opportunistes les avaient laissés un peu de marbre (Dead Rising, au hasard). Le moindre n'est pas la conception même du Game Design, qui troque l'aventure linéaire attendue contre une juxtaposition de "codes" (comme un film de genre !), ceux-ci se voyant répartis aléatoirement au sein des niveaux. Après une première partie servant à repérer cesdites composantes (planques d'armes, de kits de soins et de munitions, adversaires spéciaux, sorcières sanguinaires, tankeurs, mitrailleuses fixes, hordes d'infectés, etc.) on se surprend par la suite à guetter leur apparition fébrilement, une goutte de sueur au front. S'il n'est pas question ici d'un quelconque discours social (les développeurs n'essaient pas de se la jouer Romero), Left 4 Dead synthétise donc, grâce à ses parties favorisant la coopération et l'exploration en quatuor (vive le Xbox Live !) de terrains mystérieux, l'essence même du cinéma d'horreur. Un cinéma auquel les auteurs ne se privent jamais de rendre hommage, d'une part via un habillage transpirant la passion  (ambiances sonores ritales, photographie granuleuse, affiches introduisant chaque campagne, générique de fin, même en cas d'unhappy ending...), d'autre part à travers les lieux triés sur le volet pour servir de décor à l'aventure : un aéroport désaffecté, une gare campagnarde, une forêt truffée d'infectés, une grand rue dévastée, un hôpital hanté par ses infirmières, quelques vastes entrepôts, une ferme enfouie dans des champs de maïs... Ne manque plus qu'un centre commercial... centre qui devrait faire son apparition dans une mise à jour imminente ! Véritable fantasme pour accrocs à l'adrénaline, aux zombies et aux monstres crapoteux en tous genres, Left 4 Dead risque de nous accompagner encore quelques années durant... 

Alexandre Poncet

 

 

 

 

 

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Aujourd'hui vieux de plus de six ans, le moteur Source de Valve, celui-là même qui créait l'évènement à la sortie de Half-Life², n'est plus vraiment apte à concurrencer un mastodonte de l'échelle de l'Unreal Engine 3 (Gears of War). D'un point de vue technique du moins, car allié au moteur physique Havok, toujours aussi performant dans la gestion du poids des corps et autres ragdolls, Source peut encore faire son effet entre des mains expertes. C'est le cas avec Left 4 Dead, dont le design extrêmement précis (décors détaillés, objets, meubles et fournitures par dizaines) est loin de devoir rougir face à la concurrence. Le traitement de la lumière, véritablement sensationnel lors de certains niveaux (la forêt, le tunnel jonché d'infectés, le champ de maïs, la ferme), en rajoute dans la véracité ambiante. Mais c'est surtout la gestion de la figuration, proprement effarante, qui suscite le plus d'attention : plusieurs dizaines de créatures fondent souvent simultanément (et intelligemment, grâce à une I.A., chose rare, très bien programmée) sur le joueur sans la moindre chute de framerate, que ce soit sur un PC milieu de gamme (il suffit de bien choisir sa résolution) ou sur Xbox 360. Enfin, signalons que les petits bugs des débuts concernant les lancements de parties en ligne ont été récemment résolus par des patches bienvenues ; une marque de fabrique du SAV de Valve.

 
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