SPIDER-MAN
Etats-Unis - 2018
Image plateforme « Playstation 4 »
Image de « Spider-Man »
Genre : Action
Musique : John Paesano
Développeur : Insomniac Games
Durée : élevée
Langue : Français
Distributeur : Sony Computer
Date de sortie : 7 septembre 2018
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Spider-Man »
portoflio
site officiel
LE PITCH
Avec Wilson Fisk, alias « Kingpin », derrière les barreaux, Spider-Man croyait pouvoir souffler et se concentrer sur ses travaux avec le Dr Otto Octavius. Mais un gang terrifiant surnommé « Les Démons » tente de faire main basse sur l’empire laissé à l’abandon par le Caïd …
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on s'fait une toile ?

Avec plus d'une trentaine d'adaptations vidéo ludiques à ce jour (la première remontant à 1982 sur l'Atari 2600), et sans compter les apparitions dans divers jeux de combat estampillé Marvel et Capcom, Spider-Man est une valeur sûre de l'industrie du jeu vidéo. Jouant la carte de l'exclusivité, Sony espère offrir à sa chère PS4 l'adaptation la plus luxueuse et aboutie à ce jour. Un sacré pari et remporté haut la main malgré quelques réserves.

Après les runs mémorables d'Akklaim et d'Activision, responsables des meilleures itérations des aventures de notre tisseur favori sur consoles (portables et salons), Sony et Marvel ont confié leur bébé à Insomniac Games et aux développeurs de Ratchet & Clank, Resistance et Spyro. Le premier défi d'un jeu estampillé Spider-Man est bien évidemment celui des « sensations » de jeu, avant même l'histoire. Qui n'a jamais rêvé de pouvoir se déplacer comme le super-héros new-yorkais, en se balançant de buildings en buildings avec la liberté la plus totale ? Si le Spider-Man 2 de 2004 sur GameCube et Playstation 2 avait comblé quantité de joueurs en son temps, ce Spider-Man de 2018, progrès technologique oblige, va plus loin, plus haut. Sans surprises, la phase de prise en main du jeu (d'une fluidité addictive) s'opère donc à travers un exercice de haute voltige virtuose qui permet au joueur de se familiariser avec un environnement de toute beauté et qui a le bon goût d'éviter le photoréalisme pour un rendu ouvertement « comic-book ». Si l'on peut regretter de ne pouvoir accéder à l'intégralité du terrain de jeu dès le départ (il faut les débloquer au fur et à mesure), le plaisir est immédiat et la team d'Insomniac Games a parfaitement compris les attentes des fans.

A force de se balader au-dessus des ruelles de Manhattan avec un air béat sur le visage, on en oublierait presque l'histoire. Et on aurait tort car elle est suffisamment bien conçue pour convaincre les connaisseurs comme les néophytes. On zappe donc les origines du tisseur pour plonger au cœur de l'action en croisant des figures connues parfaitement installées qui laissent aussi la place à des arcs du comics revisités pour l'occasion, comme la naissance de Dr Octopus ou la formation des Sinister Six. Un reproche toutefois, le traitement très « Lois Lane » de MJ n'est pas du tout adapté à la belle rouquine.

 

l'attaque du clone


Si l'on cause super-héros et jeux vidéo, on pourrait presque qualifier ce Spider-Man de petite révolution. Sauf que ce serait passer à côté du plagiat éhonté commis par Insomniac Games. Parce qu'il suffit d'un minimum de culture de gamer pour vite se rendre compte que le jeu qui nous est présenté ces jours-ci n'est ni plus ni moins qu'une copie «Marvelisée» de la série Arkham développée par Rocksteady autour du chevalier noir de Gotham City. Pas juste un démarquage, non. Une copie pure et dure. Même radar d'objectif, mêmes gadgets, mêmes phases de combat où l'on combottent furieusement (et, souvent, très aléatoirement) des hordes de malfrats, même liberté de choix entre exploration et respect de l'intrigue. Les concepteurs ont repris la formule et l'ont relooké en mode Spidey. L'emploi d'un vilain relativement peu connu (ici Mister Negative, Hugo Strange chez Rocksteady) comme prétexte à rassembler les ténors du crime rapproche encore un peu plus les deux franchises. Un acte de piraterie on ne peut plus compréhensible tant Arkham Asylum et consorts avait su défricher le terrain de l'adaptation de comics books pour blockbusters sur consoles. Au point de rendre les adaptations cinéma du sieur Nolan totalement obsolètes.

On pardonne donc aisément la manœuvre pour se régaler d'un jeu à la jouabilité inattaquable , à la difficulté parfois marquée et à la richesse sidérante où l'on dévore les quêtes additionnelles sans retenue dans le seul but de pouvoir débloquer des pouvoirs, de monter en compétence ou de débloquer des tenues qui couvrent toutes les périodes de la bande-dessinée, des séries animées et des films (mention spéciale au Spider-Man Noir). Un véritable cadeau pour les geeks qui ne devraient pas décoller de leur canapé pendant les mois à venir. D'autant que des DLC très excitantes (notamment la première, consacrée à Félicia Hardy/Black Cat) vont se faire un devoir d'approfondir l'expérience.

Alan Wilson








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Si l'on ne s'étendra pas sur la beauté plastique du jeu (avec des effets de lumière saisissants), son animation sans accrocs, l'absence de ralentissements et une prise en main qui sait passer du plaisir instinctif à une maîtrise plus technique, on s'attardera en revanche volontiers sur un environnement sonore particulièrement immersif. Outre un doublage français très réussi où les punchlines se bousculent (la gouaille du tisseur dans toute sa splendeur), les interventions fréquentes d'un J. Jonah Jameson remonté à bloc et les réactions criantes de vérité des passants (mais pas toujours traduites, bizarrement) restituent à merveille l'univers créé par Stan Lee et Steve Ditko avec un super-héros à la popularité variable. Parfois répétitif dans ses envolées lyriques, le score de John Paesano est une belle réussite qui réussit l'exploit de rendre hommage à Danny Elfman, à James Horner, à Hans Zimmer et à Michael Giacchino. Le grand luxe.

 
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