FIFA 10
Etats-Unis / Canada - 2009
Image plateforme « Playstation 3 »Image plateforme « Xbox 360 »
Image de « FIFA 10 »
Genre : Sport
Musique : Collectif
Développeur : EA Canada
Durée : élevée
Langue : Français
Distributeur : Electronic Arts
Date de sortie : 2 octobre 2009
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « FIFA 10 »
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site officiel
LE PITCH
Après avoir travaillé ses fondamentaux à l’entraînement, FIFA a réussi à ravir la couronne de champion à son rival PES : saura-t-il la conserver ? Le suspens est insoutenable !
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A New Football Tribe

On aura décidément du mal à s'y faire mais, pour la majorité des fans de PES, FIFA est devenu la nouvelle référence au rayon des simulations footballistiques. Les performances en demi-teinte du concurrent laissent un boulevard dans la surface du succès, mais le titre d'EA Sports a également de vraies qualités à faire valoir.

D'où l'enthousiasme qu'il a suscité dernièrement. Seulement, après la version 09, la mise à jour s'impose-t-elle vraiment ? La question est épineuse, mais pour certains, les vrais fans de la série, amoureux de ballon rond à l'écran comme dans la vie, la réponse coule de source, d'autant que les nouveautés et améliorations sont bien présentes. Evidemment, la réponse est moins affirmative pour les moins passionnés qui s'interrogeront avant de sortir la carte bleue. Quant à ceux qui ne possèdent pas le volet précédent, c'est l'occasion de s'y mettre ! Cette année, le gameplay de FIFA a encore gagné en précision et en souplesse pour des sensations toujours plus grisantes. Les joueurs sont plus réactifs, la balle circule mieux et, même si les frappes de loin ont toujours une certaine tendance à s'envoler, le problème est bien moins marquant grâce à une physique du ballon améliorée. Le placement des joueurs est toujours très cohérent, ce qui nous amène à un équilibre appréciable entre l'attaque et la défense, ce qui manque cruellement aux derniers PES. Mais là où le jeu de Konami garde un certain avantage, c'est dans la spontanéité et le dynamisme du jeu. Cela peut paraître paradoxal, et s'explique sans doute par des habitudes cultivées pendant des années, mais les successions de passes rapides et les slaloms parfois frénétiques en plein milieu d'une défense donnent à PES une énergie qui tranche avec une certaine lourdeur sensible chez le concurrent. C'est sans doute sur l'équilibre de cet aspect que réside la recette du jeu de foot parfait.

Un calendrier chargé

Cela dit, la maniabilité de FIFA 10 est loin de se résumer à sa lourdeur : encore une fois, les habitudes liées à PES laissent des traces, mais la pratique permet de profiter au mieux du produit signé EA Sports. Cependant, là où FIFA fait dans le lourd, et pour le meilleur, c'est au niveau du contenu. Comme toujours, son avance en terme de licence maintient son rival à une distance décidément infranchissable avec toujours autant de championnats disponibles, le tout comprenant les véritables tenues, noms de clubs et de joueurs. Les modes de jeu sont également présents en force, comme d'habitude, et ont même subits quelques retouches, notamment le mode Deviens Pro, affublé d'une option Pro Virtuel. Ce dernier menu vous permet de créer un joueur à votre image, et ce, sans utiliser d'accessoire tel que le PlayStation Eye ou une quelconque webcam, mais simplement en passant par le site officiel du jeu (il suffit d'uploader deux photos de vous). Si l'on cumule ceci aux modes Carrière, aux différentes compétitions (en solo ou en multi, en ligne ou non) et la Saison Live (pour jouer le véritable calendrier de votre club favori), la durée de vie s'annonce monstrueuse. Nous pourrions encore nous étaler sur le nouveau dribble à 360°, du mode Fiesta pour les soirées entre footeux ou encore l'éditeur de coups de pied arrêtés qui vous permet de placer vos athlètes tout en réglant leurs déplacements.

Carton jaune ?

Mais il faut malheureusement garder un peu de place pour les choses qui ne vont pas si bien, à commencer par les gardiens de but : même si ces derniers s'en tirent bien mieux que l'année dernière, les goals de niveau moyen restent un peu trop hésitants lors de leurs sortie ou de leurs interventions aériennes. L'arbitrage connaît également quelques errements, puisqu'il n'est pas rare de voir de gros tacles par derrière rester impunis (un cas souvent rencontré lorsque l'on joue contre l'IA). Notons également une tendance de nos sportifs à laisser filer certains ballons pourtant à leur portée : ce genre de boulette se produit un peu trop souvent et fait vraiment tâche par rapport au soin qui est apporté au reste. Au niveau de l'ergonomie générale, il reste également pas mal de choses à peaufiner : il n'est pas évident au départ de trouver le bon remplaçant en plein cœurs d'un match et la gestion des transferts, par exemple, semble trop compliqué (encore la faute aux habitudes de PES ?). Quoiqu'il en soit, par son contenu solide et son gameplay toujours en phase ascendante, le jeu d'Electronic Arts s'impose une fois de plus dans ce duel passionnant : même les fans de la concurrence devraient y trouver leur compte.
Benoit Barny












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Si le combat est gagné sur le terrain du gameplay, la mi-temps réservée à la réalisation est un peu plus serrée. A ce niveau, le titre de Konami affiche un visage plus radieux, grâce justement aux visages des joueurs plus réalistes et vivant (bien que ressemblant dans la plupart des cas, les faciès vu dans FIFA 10 semblent moins vivants et moins « organiques »). Les proportions des corps sont également mieux respectées chez le concurrent japonais par rapports aux modèles un brin caricaturaux d'en face. FIFA 10 reste cependant une réussite à ce niveau, avec un affichage propre et détaillé, ainsi qu'une animation d'une fluidité exemplaire : on est ici loin des sprints « Ben Hillesque » de PES et les gestes techniques sont d'un réalisme saisissant. Enfin, le jeu en ligne s'appuie sur un code réseau solide une nouvelle fois : à moins de tomber sur des partenaires à la connexion hasardeuse, les matchs se jouent dans des conditions confortables. Un bémol tout de même, la navigation dans les très nombreux et très complets menus peut parfois être assez pénible à cause des temps de latence rencontrés à l'ouverture d'une page. Etant donné que les allers-retours sont fréquents, cela peut facilement vous taper sur les nerfs, surtout si vous remaniez votre équipe en profondeur à la recherche de la formule qui permettra de battre enfin votre bête noire après dix défaites d'affilée.

 
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