FAR CRY 5
France / Canada - 2018
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Image de « Far Cry 5 »
Genre : Action
Musique : Dan Romer
Développeur : Ubisoft Montréal
Durée : élevée
Langue : Français
Distributeur : Ubisoft
Date de sortie : 27 mars 2018
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Far Cry 5 »
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LE PITCH
Hope County, dans le Montana. Le prédicateur millénariste Joseph Seed et ses milices armées contrôlent tout le territoire au nez et à la barbe des forces de l’ordre. Mais la résistance s’organise...
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graine de violence

Les hardcore gamers le savent bien, la franchise Far Cry est à Ubisoft ce que le cinéma est à ce diablotin de Michael Bay, à savoir un défouloir totalement décomplexé où la poudre, le plomb et le C4 ont toujours le dernier mot. La preuve par Boum !! et Rakatakatak !!! avec ce cinquième opus addictif.

Annoncé à grand renforts de teasers alléchants depuis presque un an, Far Cry 5 déboule donc enfin sur nos consoles de salon. Non pas pour révolutionner le genre (on mélange le 3 et le 4 et soigne la technique pour épater la galerie) mais bien pour écraser la concurrence dans la surenchère. L'argument de poids, c'est principalement un terrain de jeu immense et ultra-détaillé que le joueur est libre de parcourir comme bon lui semble (à pieds, en voiture, en quad, en hélico, en avion, etc.). Le seul prérequis est de survivre à un prologue en deux temps (une course-poursuite nocturne endiablée suivie de l'exploration d'une petite île sous la houlette d'un survivaliste bourru) qui fait aussi office de didacticiel. Cette phase de jeu terminée, l'heure de la récréation peut enfin sonner. Des missions annexes viennent se greffer aux principales et il est possible de les aborder dans l'ordre que l'on veut ou même de les abandonner en cours de route. Si les fanatiques qui sillonnent les routes et les forêts vous imposent une vigilance de tous les instants, il n'est pas interdit de se laisser aller à la contemplation, de pêcher, de chasser ou de se faire une petite randonnée avant d'enchaîner sur une séance de base-jump. Plus on passe de temps à n'en faire qu'à sa tête, plus la richesse du jeu impressionne et incite à développer ses compétences. En d'autres termes, le bourrinage à l'aveugle ne dure qu'un temps et l'on se surprend très vite à vouloir soigner ses assauts avec le professionnalisme d'un commando endurci.

 

et au milieu coule une rivière


Liberté ou pas, le mode campagne (dont on peut régler la difficulté, les novices apprécieront) exige tout de même que l'on accomplisse une série de missions essentielles avant de pouvoir régler son compte au big boss. D'ailleurs, si Joseph Seed, hipster charismatique et scarifié, est un méchant mémorable, c'est parce qu'il sait rester inaccessible et s'entourer d'une « famille » de lieutenants à la personnalité bien définie. Il y a Faith, la sirène toxico, Jacob, le soldat exalté, et John, le « Baptiste » au passé d'avocat véreux. Rejoignez la résistance, galvanisez vos troupes par vos exploits et pourrissez la vie de ce trio infernal avant de vous attaquer au cerveau de la secte. L'intrigue est simple (simpliste, même) mais elle évoque les grandes heures du cinéma d'action hollywoodien des années 80 et 90. Un véritable trip régressif où il est permis de sulfater et d'atomiser façon puzzle les membres les plus extrêmes du Tea Party. Alors que l'ère Trump entraîne dans son sillon les fascistes les plus décomplexés, c'est un petit plaisir qui ne se refuse pas. Ubisoft et les antifas, même combat ? Bien entendu, la fête ne s'arrête pas au mode solo et la durée de vie de Far Cry 5 s'allonge encore un peu plus par l'ajout du multijoueur en ligne et d'un mode arcade avec un éditeur de niveaux accessible soit depuis le menu principal, soit depuis une borne d'arcade disséminée dans le décor (amusante mise en abime). Rien d'original en soi mais les habitués des précédents volets apprécieront de voir ainsi conserver les fonctionnalités les plus populaires.

Et quand il n'y en a plus, il y en a encore. Enfin, surtout pour les joueurs les plus fortunés qui n'hésiteront pas à mettre la main au portefeuille pour se payer de nouvelles armes et de nouveaux véhicules. Et là, la formule atteint ses limites puisque le jeu ne dévoilera ses ultimes trésors qu'à coups de carte bleue. Un peu en contradiction avec les thématiques politiques affichées non ? Ah, capitalisme, quand tu nous tiens !
Enfin, dernière (petite) remontrance : la sauvegarde automatique s'avère aléatoire et il est fréquent de ne pas redémarrer exactement à l'endroit où la partie s'était arrêtée. Imaginez un peu la frustration lorsque, confortablement installé aux commandes d'un hélico de combat la veille, je me suis retrouvé le lendemain 1,5 km plus loin et à pied ! De quoi vous coller des envies de meurtre. Ça tombe bien, un méchant rôdait à proximité et d'une batte de baseball, j'étais armé.

Alan Wilson












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Comme ses prédécesseurs, Far Cry 5 utilise le Dunia Engine, version améliorée du CryEngine développé en 2002 par CryTek et utilisé pour le premier volet. Poussé dans ses derniers retranchements, le moteur de jeu offre une physique au réalisme souvent bluffant mais qui n'évite pas non plus quelques (rares) bugs de collision. Le plus impressionnant reste néanmoins le traitement de la lumière (quel pied de pouvoir traquer le mouvement de ses ennemis rien que par le mouvement précis de leurs ombres) et du son. Vous rêviez de visiter le Montana ? Les p'tits gars d'Ubisoft Montréal vous offre ici un visa illimité.

 
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