DEVIL MAY CRY HD COLLECTION
Japon - 2001/2018
Image plateforme « PC »Image plateforme « Playstation 4 »Image plateforme « Xbox One »
Image de « Devil May Cry HD Collection »
Genre : Action
Musique : Divers
Développeur : NeoBards Entertainment
Durée : moyenne
Langue : Français
Distributeur : Capcom
Date de sortie : 13 mars 2018
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Devil May Cry HD Collection »
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LE PITCH
Fils d’un démon et d’une humaine, Dante poursuit le combat de son père : ce chasseur de démon n’hésite jamais à faire parler Ebony et Ivory pour repousser les forces du mal, surtout s’il y a une bonne prime à la clef.
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Divine comédie

Recyclage facile et opportuniste ou occasion de combler sa culture du jeu vidéo, chaque compilation réunissant de vieilles gloires relance le débat. C'est le cas de DMC HD Collection qui illustre à nouveau cet interminable controverse.

Généralement, les titres qui ont droit à cet honneur sont des incontournables, des productions qui ont beaucoup apporté au jeu vidéo. Devil May Cry fait partie du lot : lorsqu'il sort en 2001, il bouleverse complètement le jeu d'action, au point de devenir un jeu culte, malgré son développement chaotique. Car, pour rappel, il aurait dû être un épisode de la saga Resident Evil avant d'être écarté à cause d'un penchant trop prononcé vers l'action. Le projet devient alors un jeu où l'on incarne un héros surpuissant et désinvolte maniant à la fois deux revolvers et une épée pour éliminer les monstres les plus ignobles avec la plus grande nonchalance. Même si le challenge imposé requiert une bonne dose de concentration, de réflexe et de sang-froid, le joueur persévérant finit par ne faire plus qu'un avec le protagoniste et par vivre une aventure inoubliable. Il faut certes composer avec un scénario digne d'un nanar ou les fausses énigmes et quelques archaïsmes dans la maniabilité, notamment au niveau de la gestion de la caméra, le premier DMC a plus à offrir que d'excellentes sensations de jeu. L'atmosphère du manoir, le travail sur la musique et les sons ou encore quelques effets de mise en scène hérités de ses racines Survival-Horror lui donnent un cachet unique qui en font un jeu d'action fondateur.

 

triple menace


Le cas de DMC2 est déjà bien plus délicat. Développé dans l'urgence, et sans le réalisateur du premier épisode, Hideki Kamiya, cette suite a surtout le malheur d'être indigne de sa prestigieuse lignée. L'équipe en charge a pourtant essayé d'en faire un jeu plus accessible et plus riche, en y apportant une maniabilité plus souple, un système de combo aérien, un bouton d'esquive pour enchaîner les pirouettes ou courir sur les murs et même la possibilité d'incarner deux personnages aux styles de combat différents. Avec tout cela, DMC2 aurait pu être un jeu recommandable, à défaut d'être incontournable. Mais sa direction artistique bien moins inspirée et ses combats moins épiques, notamment à cause d'armes à feu bien trop efficaces, ont du mal à passer après le choc du premier volet. Heureusement, Capcom a su redresser la barre avec un DMC3 explosif. Plus riche, plus nerveux, plus violent, celui-ci apporte un système de combat versatile. Il est, en effet, possible de choisir entre quatre styles différents qui mettent l'accent sur le combat rapproché (Swordmaster), l'utilisation des armes à feu (Gunslinger), une grande mobilité (Trickster) ou l'utilisation d'un Parry et d'un contre qui peuvent se montrer terriblement efficaces entre les mains de techniciens (Royal Guard). Tout cela redonne un bon coup de neuf à la saga, même si la narration, pourtant plus élaborée que dans DMC premier du nom, ne prive pas ce volet de l'étiquette série B.

La place d'une telle compilation dans sa ludothèque est toujours discutable, mais les épisodes 1 et 3 de DMC font certainement partie des références du jeu d'action, même si le premier volet fait forcément son âge. Il faut toutefois noter qu'elle s'avère naturellement dispensable si l'on possède déjà la version sortie en 2012 sur PS3 et Xbox 360.

Benoit Barny










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Comme d'habitude, il ne faut confondre remake et portage. Les trois jeux, sortis à l'origine sur PS2, ont été simplement retravaillé pour paraître au mieux sur les consoles du moment et les écrans qui vont avec. C'est-à-dire qu'on les retrouve dans leur forme d'origine, mais avec une définition augmentée ; il est à noter que sur PS4 et Xbox One, les jeux peuvent être affichés en 1080, contrairement aux moutures PS3/Xbox 360 qui étaient limitées à l'affichage en 720.
La compilation souffre toutefois de quelques écueils, comme des effets sonores et visuels qui ne sont pas toujours fidèles à ce que l'on trouvait dans la version d'origine, ou encore quelques problèmes de scintillement dans le premier DMC. En outre, certaines scènes cinématiques sont affichées en basse définition dans DMC3 et la plupart des écrans d'interface sont restés en 4/3, avec des barres noires sur le côté. Heureusement, la plupart des problèmes rencontrés demeurent anecdotiques, d'autant que chaque titre profite au passage de temps de chargement généralement plus courts.
Enfin, petit plus qui n'a l'air de rien : cette nouvelle version de DMC HD Collection inclut un raccourci permettant de revenir aux choix des jeux sans avoir à revenir à l'accueil de la console.

 
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