DANGANRONPA V3: KILLING HARMONY
NEW Danganronpa V3: Minna no Koroshiai Shingakki - Japon - 2017
Image plateforme « PS Vita »Image plateforme « Playstation 4 »
Image de « Danganronpa V3: Killing Harmony »
Genre : Policier
Musique : Masafumi Takada
Développeur : Spike Chunsoft
Durée : élevée
Langue : Anglais ou japonais, Textes anglais
Distributeur : NIS America
Date de sortie : 29 septembre 2017
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Danganronpa V3: Killing Harmony »
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LE PITCH
Le jour de la rentrée universitaire, la jeune Kaede se réveille mystérieusement au fond d’un placard, dans une salle de cours. En rencontrant ses 15 camarades de classe, elle apprend ensuite qu’elle doit participer à un jeu de massacre : celui-ci doit se conclure lorsqu’il ne reste plus que deux survivants.
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L'art du mensonge

Si Danganronpa a lancé sa carrière, Kazutaka Kodaka ne semble pas avoir fini de jouer avec les nerfs des joueurs, comme en atteste un troisième chapitre qui apparaît à la fois comme la fin d'un cycle et le début d'une nouvelle ère.

Danganronpa V3 s'appuie ainsi sur la formule qui a fait le succès de ses prédécesseurs tout en poussant sa sournoiserie à un niveau supérieur. Ce nouvel épisode a en effet pour thématique le mensonge, particulièrement incarné par l'un des élèves surdoués que l'on est amené à côtoyer dans cet enfer, mais aussi disséminé à différents niveaux au cours de l'aventure. Maquiller la vérité devient même l'une des nouvelles mécaniques intégrées au jeu : il faut littéralement prêcher le faux pour avoir le vrai au cours de certains débats afin d'éviter un dénouement tragique. Mais c'est surtout l'intrigue qui mène le joueur en bateau de bout en bout pour mieux lui faire ressentir le désarroi des personnages à chaque fois que leur espoir vient se briser contre les pièges tordus de Monokuma. Car l'opposition entre espoir et désespoir reste au cœur de l'histoire, et voir ces pauvres lycéens naviguer de l'un à l'autre à un rythme aussi élevé demeure délicieusement éprouvant pour les nerfs, même lorsque l'on en est au troisième volet.

 

conforme au keikaku


Les joueurs qui ont adhéré au trip excentrique des deux premiers épisodes devraient donc se retrouver comme des poissons dans l'eau en jouant à V3. Celui-ci peut même être un point d'entré pour ceux qui auraient manqué les précédents : si l'on risque, dans ce cas, de passer à côté de certaines références et de moins saisir l'impact des révélations finales, on peut au moins profiter pleinement de l'histoire principale et de son ambiance particulière d'un œil neuf. C'est aussi l'occasion de découvrir un système de procès qui dynamise la formule initié par la saga Ace Attorney, mais pas toujours pour le meilleur, cela dit. Il est, en effet, toujours un peu frustrant de perdre de précieuses secondes à viser, au sens propre, un argument précis dans un brouhaha de sarcasmes, surtout quand le chronomètre approche du temps limite. Il faut tout de même relever le travail des concepteurs pour rendre chaque procès le plus interactif possible, allant jusqu'à intégrer dans cette suite une parodie d'Out Run pour simuler une phase de réflexion. Quoiqu'il arrive, si les mini-jeux deviennent trop perturbants, il est toujours possible d'en diminuer la difficulté pour se concentrer sur la logique pure. Enfin, s'il est difficile de ne pas recommander Danganronpa V3 aux fans de Visual Novel et aux curieux de la culture otaku, il faut tout de même savoir que la fin a tout pour diviser. Forcément, vu comment son auteur se plaît plus que jamais à troller son public. Mais, outre les derniers instants de jeu qui traînent inutilement en longueur, par opposition au reste du jeu plutôt rythmé, certaines révélations, pour tout ce qu'elles impliquent et ce qu'elles laissent comme interprétations possibles, peuvent aussi bien passer pour un coup de génie que pour un simple délire un peu fumeux.

Benoit Barny










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Bien que Danganronpa V3 ait été conçu dès le départ pour paraître sur PS4, il reste proche des deux volets précédents. En dehors de quelques séquences animées, la mise en scène demeure donc assez statique, avec ses silhouettes de personnages 2D posées comme sur un décor de figurines. Néanmoins, leurs expressions et leur tempérament, bien aidés par des situations aux contrastes malsains et des pistes musicales de circonstance, suffisent largement à mettre le joueur dans tous ses états et à en faire une œuvre marquante. Il faut enfin mentionner que le jeu est intégralement traduit en français. Une première qui devrait permettre à un public plus large de se plonger dans cet univers impitoyable. On note malheureusement des coquilles régulières ; mais, vue la quantité de travail qu'exige un jeu comme celui-ci, on peut déjà s'estimer heureux qu'un éditeur modeste ait bien accepté de faire l'effort.

 
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