FIRE EMBLEM ECHOES: SHADOWS OF VALENTIA
Fire Emblem Echoes: Mo Hitori no Eiyuu - Japon - 1992/2017
Image plateforme « Nintendo 3DS »Image plateforme « New 3DS »
Image de « Fire Emblem Echoes: Shadows of Valentia »
Genre : RPG
Développeur : Intelligent Systems
Durée : élevée
Langue : Français
Distributeur : Nintendo
Date de sortie : 19 mai 2017
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Fire Emblem Echoes: Shadows of Valentia »
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LE PITCH
Sur un continent tourmenté par des guerres divines, guidez des légions de soldats à travers des batailles tactiques dans cette version repensée du RPG stratégique épique ! Levez le voile sur les histoires entremêlées des héros Alm et Celica, affrontez des ennemis, combattez des monstres et explorez des donjons en 3D. Vos prouesses vous rendront plus forts dans ce jeu qui mêle gameplay Fire Emblem moderne et classique.
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héros des temps anciens

Revenue en odeur de sainteté depuis la sortie d'un Fire Emblem Awakening mémorable, le Tactical RPG de Nintendo n'en finit plus de réapparaitre. En cartouche double pour le duo Fates, sur téléphone pour le free-to-play Fire Emblem Heroes, et maintenant avec le remake d'un chapitre historique entièrement remis aux goûts du jour.

Une opération qu'avait déjà effectué l'équipe d'Inteligent System sur le tout premier opus, sorti sur Famicom en 1990 et désormais re-titré Shadow Dragon sur DS, et dont elle reprend directement la logique avec l'autre chapitre de la vénérable console de salon de Nintendo : Fire Emblem Gaiden. Inutile de préciser que ce dernier est officiellement inédit en France, mais qu'il fut immédiatement très prisé au Japon par l'apport de certaines nouveautées, devenues prépondérantes depuis, dont le scénario parallèle autour de deux jeunes héros. Si bien entendu le studio a totalement réhabilité le soft pour les nouvelles générations, profitant du moteur 3D des derniers chapitres sur portable, et en a profité pour ajouter une introduction et un épilogue inédit, un doublage anglais et quelques séquences joliment animées, l'arrière plan est profondément fidèle au programme d'origine. Un « Gaiden » donc, qui de par ce terme s'affichait immédiatement comme une expérience à part, dans laquelle les développeurs prendraient quelques libertés avec le concept de base. Celles-ci reposent tout d'abord sur un jeu plus volontiers orienté vers l'action, laissant la plupart du temps la stratégie à des challenges très accessibles et lisibles, et une difficulté plus douce, reposant sur un système d'arme plus solide, des gains d'expériences plus massifs et surtout la possibilité de déjouer une ou plusieurs décisions malheureuses grâce à une horloge magique. Difficile de passer l'arme à gauche surtout qu'une fois encore, la mort permanente autrefois indissociable de l'ADN des Fire Emblem est ici optionnelle.

 

la continuité dans le changement


La plupart du temps, ces légers décalages avec la fibre d'origine ne seront d'ailleurs repérables que par les grands habitués de la série, qui s'étonneront de quelques équilibres légèrement biaisés ou de la possibilité, par exemple, pour les archers de se défendre au corps à corps. Mais si Fire Emblem Echoes impose clairement sa différence ce n'est pas dans les combats proprement dits, reposant toujours sur ce cercle des puissances / faiblesses et les déplacements au tour par tour sur un damier épique, mais bien dans les phases d'exploration. Centrale pour une fois, ces grands moments d'aventure dans un village ou un donjon mal famée prennent l'apparence d'un dungeon-crawler en vue à la troisième personne à la manière d'un Shin Megami Tensei. Très étonnant et plutôt intéressant dans l'idée, mais pas forcément des plus performants dans la pratique avec un habillage pas toujours pointu (textures très aléatoires, caméra un peu rigide) et surtout peu excitant dans sa multiplication des escarmouches difficilement évitables et une gestion de la fatigue plus contraignante que source de suspens. Cela associé à une grande trame qui faisait son petit effet dans les années 90, mais aujourd'hui sonne largement moins complexe et mature que les récents Awakening ou Fates, Fire Emblem Echoes : Shadows of Valentia ne s'impose pas comme un incontournable. Sympathique, toujours aussi prenant dans les affrontements, mais le reste se parcourt souvent d'un pouce distrait. Assez agaçant par contre de découvrir que Nintendo poursuit sa logique mercantile avec une fois encore un déluge de bonus à télécharger pour un total qui double presque le prix du soft, voir même le triple si jamais le joueur veut investir dans les deux amiibos dédiés qui débloquent des donjons supplémentaires... Peu chevalresque.

Nathanaël Bouton-Drouard






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Véritable refonte du jeu d'origine, Shadows of Valentia ne garde finalement que les combats et les déplacements sur la carte en 2D, privilégiant rapidement la 3D pour tout le reste, et même l'exploration. S'il est évident qu'Intelligent Systems a mis beaucoup de soin dans la modernisation de Fire Emblem Gaiden, entre les dessins animés bonus, les voix (uniquement anglaises, dommage) et les jolies musiques remaniées, le traitement des décors et des personnages en 3D auraient tout de même pu être plus fouillés. Un peu vieillot par moment, mais toujours assez efficace cependant.

 
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