TORMENT: TIDES OF NUMENERA
Etats-Unis - 2017
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Image de « Torment: Tides of Numenera »
Genre : RPG
Musique : Mark Morgan
Développeur : inXile Entertainment
Durée : élevée
Langue : Français
Distributeur : Techland
Date de sortie : 28 février 2017
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Torment: Tides of Numenera »
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LE PITCH
Dans un futur très lointain, vous incarnez une conscience mystique transférée dans un nouveau corps. A vous de découvrir le sens de votre existence à travers des quêtes vastes et variées.
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Marrée haute

Forte des ressources apportées par les diverses plate-formes de financements participatifs, la vague de RPG old school déferlant sur nos consoles et ordinateurs (Pillars of Eternity et ses presque 4 millions récoltés) n'est pas un simple phénomène de société vidéoludique vintage, mais témoigne bel et bien d'une attente de la part de gamers de plus en plus en demandeurs de jeux solides et complexes. Après le succès de Wasteland 2 l'année dernière, le studio InXile Entertainment revient avec à nouveau une arlésienne, Torment: Tides of Numera.

Il serait assez réducteur et maladroit de limiter son champ de vision aux simples consoles et ordinateurs pour analyser ce phénomène de retour sur scène (pas sur le devant non plus, n'exagérons rien) de jeux d'une autre époque, RPG ou autres point 'n' click. Le «jeu» est devenu populaire ces dernières années. Pas seulement le jeu vidéo, mais le jeu de société. Cet engouement, cette popularité, n'est pas étranger au succès des campagnes de financements de ces titres dont le développement dans un cadre plus conventionnel n'aurait probablement pas été permis. Joueurs ayant connu l'âge d'or des jeux de rôles sur ordinateur et/ou sur papier, nouveaux venus, c'est la participation de tous qui permet aujourd'hui de profiter de titres tels que Torment.


Déjà scénariste de Wasteland 2, le vétéran Chris Avellone, ne fait aucun compromis sur la conception et la trame scénaristique de son nouveau jeu. C'est cette exigence envers le joueur, qu'elle soit recherchée ou subi (voir les deux), qui fait tout le charme et l'intérêt des derniers titres développés par InXile. Afin de venir à bout de Torment, il faudra s'armer de patience ! Le parcours du joueur à travers les magnifiques terres de Numenera va ressembler à une visite à la bibliothèque. Basé principalement sur les échanges avec les PNJ, et les quelques êtres qui se joindront à votre quête, Torment demandera au spectateur/joueur/lecteur de faire défiler des textes pendant des heures. L'aspect rébarbatif d'une telle entreprise appuyé par une quasi-absence de combats, et d'aucune cinématique permettant au joueur de se reposer, se voit magnifié par une qualité d'écriture rarement égalée. On se délecte vraiment des conversations effectuées dans le jeu afin de glaner les informations utiles à nos missions (principales ou annexes) et l'on se surprend à ne pas voir le temps passer. Ayant appris de leurs erreurs (les textes de Wasteland 2 étaient illisibles), InXile propose des écrans à la lecture claire, permettant au joueur de ne jamais saturer.

 

tourmenté


Bénéficiant d'une direction artistique magnifique, proposant univers varié et attrayant allant vers un médiéval futuriste fantastique, cherchant à proposer du contenu vidéoludique rarement vu, Torment aurait pu être la petite pépite RPG de l'année si le jeu n'était pas plombé par son interface beaucoup trop complexe pour son utilité. Rappelons que l'on ne fait que se déplacer et parler avec le monde nous entourant, actionner des objets... Rien ne demandant un système de jeu aussi pollué. Inutilement compliqué, les sessions de jeux deviennent pénibles sur la longueur et sont un gros frein, voir une barrière difficilement franchissable avant d'être absorbée dans l'intrigue.

D'une durée de vie relativement rare (entre 25 et 40 heures de jeu suivant votre niveau et votre implication), Torment va à l'efficace et ne lorgne pas vers les jeux dont la durée de vie affiche trois chiffres, boostés par le farming et autre chasse à l'XP. Une expérience qui grâce à l'ajout de futures DLC permettra de replonger dans la magie de Numenera. Espérons qu'à cette occasion, le système de jeu soit légèrement repensé, allant vers un gameplay plus fluide, sans pour autant renoncer à l'implication exigeante demandée au joueur faisant toute l'originalité et l'intérêt du jeu. Un titre à ne pas louper donc...et à suivre !

François Rey












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Comme expliqué plus haut le jeu est plombé par un gameplay compliqué sans raison qui est une entrave aux compromis que l'on est prêt à faire face aux autres aspects un tant soit peu négatifs. Graphiquement beau et original, Torment ne rivalise pas non plus avec ses autres concurrents actuels. Soit, ce n'est pas ce que l'on recherche en se dirigeant vers un tel soft, mais c'est ce qui ressort en premier lorsque l'on doit faire défiler pendant des heures des écrans rébarbatifs. Heureusement que le texte est là pour sauver la mise et conserver notre intérêt et notre immersion dans l'histoire. L'aspect positif a tirer de cette faiblesse graphique reste des temps de chargement discrets. La musique de Mark Morgan (la série des Fallout) et l'univers sonore englobants et envoutants permettent une immersion totale dans le monde fantastique de Numenera.

 
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