PAPER MARIO COLOR SPLASH
Japon - 2016
Image plateforme « Wii U »
Image de « Paper Mario Color Splash  »
Genre : RPG
Musique : Inconnu
Développeur : Intelligent Systems
Durée : moyenne
Langue : Français
Distributeur : Nintendo
Date de sortie : 7 octobre 2016
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Paper Mario Color Splash  »
portoflio
site officiel
LE PITCH
Imaginez un monde de papier. Par une sombre nuit d'orage, Mario entend frapper à sa porte. Qui cela pourrait-il être à cette heure tardive ? Quelle agréable surprise : c'est Princesse Peach ! Mais qu'est-ce que c'est que ça ? On dirait un message griffonné sur un bout de papier, mais en réalité, c'est… un Toad blanc. Il a perdu toutes ses couleurs ! Le cachet de la poste indique qu'il provient de l'île Barbouille. Mario et ses amis se mettent donc en route pour retrouver son expédite...
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Tainted love

Après un petit passage aux cotés des versions rebondies des mascottes Nintendo, Paper Mario revient en solo sur WiiU pour un nouveau RPG charmant, bourré de couleurs et de petites notes d'humour, mais où les petites nouveautés manquent de punch.

Pour une idée qui au départ paraissait saugrenue (au bas mot) à tout le monde, le mariage entre Mario et le RPG nippon aura pourtant fait flores, devenant rapidement un incontournable pour Nintendo, qui en a depuis proposé un opus sur presque chaque console. Et le dernier en date, Color Splash démontre une fois encore que l'éditeur sait toujours (ou s'efforce de) profiter au mieux de ses machines. Paper Mario Sticker Star combinait astucieusement relief de l'écran supérieur et capacités tactiles de l'écran inférieur, Color Splash impressionne immédiatement par son esthétique chamarrée en HD, et creuse un gameplay revenant constamment au Gamepad. Une idée assez naturelle lorsqu'il est question de découper les pointillés qui surlignent un décor pour faire apparaitre un passage secret, peut-être un peu moins lorsque le joueur est en plein combat. Toujours au tour par tour, ces derniers nécessitent de préserver et grossir sa collection de cartes « action » à usage unique pour ensuite les utiliser en fonction de l'effet recherché. Une carte tortue ou Maskass fera par exemple apparaitre un allié temporaire, une chaussure en plus ou moins bon état permettra un saut sur la tête, un champignon redonnera de la vie, un objet « réel » aplatis (un ventilateur, une tirelire cochon...) se prendra des airs d'invocations loufoques...

 

en suivant les pointillés


Sympas oui, sauf que plutôt d'opter pour un gameplay sobre et efficace, Intelligent Systems (Fire Emblem Fates) a préféré construire une démarche en longues étapes : on choisit la ou les cartes, on valide, on les colore pour leur donner de l'énergie, on valide, on glisse à l'aide du stylet vers le haut pour qu'elles s'enclenchent puis on appuie leur effet en rythme (multiples sauts, coup de marteau lâché au bon moment). Et cela pour chaque round et pour chaque combat. On a déjà vu moins laborieux. L'attrait sera parfois tout de même rehaussé par un vrai aspect stratégique durant les confrontations aux boss avec, comme dans un jeu de plateforme, un patern pas toujours évident à planifier, mais dans l'ensemble c'est clairement cette proposition qui alourdit Color Splash. Ça et le manque de piment dans un scénario bavard bien entendu, où il faut bien reconnaitre que l'humour et le second degré s'étiole d'épisode en épisode. Reste tout de même de très jolis moments avec des mondes en papier découpé complètement barrés, des quêtes souvent aussi absurdes que l'hystérie collective des champis et une jolie masse de secrets à décortiquer avec zones à re-coloriser grâce au marteau magique, quelques longues quêtes annexes, de vastes terrains à explorer le tout sur des remix jazzy ou orchestraux des thèmes inoubliables de la saga Mario. Tout pousse à traverser la trentaine d'heure d'aventure, à oublier les quelques allers-retours et échecs parfois abruptes d'une énigme, à profiter pleinement d'une direction artistique irréprochable et guêter pour les plus courageux les 100%. Pas donné à tout le monde, et en premier lieu à ceux qui passeront outre cette grosse erreur de gameplay.

Nathanaël Bouton-Drouard










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Visuellement, Paper Mario Color Splash est une petite merveille comme Nintendo en a le secret avec des designs toujours aussi savoureux, des animations bien rodées et fluides, et surtout ce joli jeu sur les textures des différents papiers utilisés qui rappelle autant le précédent Sticker Star que certains épisodes de ce brave Yoshi. La HD explose généreusement les standards des opus précédents avec un vrai travail sur la profondeur, des enchainements de transformations de l'environnement sans décrochages et même des temps de chargement entre chaque zone à la rapidité appréciable. On peut ajouter à cela une bande sonore riche et nostalgique et une localisation française soignée.

 
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