ARSLAN THE WARRIORS OF LEGEND
Arslan Senki X Musou - Japon - 2015
Image plateforme « PC »Image plateforme « Playstation 4 »Image plateforme « Xbox One »
Image de « Arslan The Warriors Of Legend »
Genre : Action
Musique : Divers
Développeur : Omega Force
Durée : moyenne
Langue : anglais (texte), japonais (voix)
Distributeur : Tecmo Koei
Date de sortie : 12 février 2016
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Arslan The Warriors Of Legend »
portoflio
LE PITCH
Suite à la cuisante défaite essuyé par son père, le jeune prince héritier Arslan est contraint de quitter les terres de Pars. Mais grâce aux nouveaux compagnons rencontrés en chemin, il peut lever une nouvelle armée afin de libérer son royaume.
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Pars, et ça repart!

The Heroic Legend Of Arslan est à l'origine une série de romans parue dans les années 80. Celle-ci a connu diverses adaptations en manga et en série animée, dont l'œuvre de Hiromu Arakawa, la mangaka que l'on connaît en France grâce à Silver Spoon et Fullmetal Alchemist, notamment.

Il ne manquait plus qu'un passage par la case jeu vidéo, et c'est désormais chose faite. Les récits de batailles épiques se prêtent d'ailleurs plutôt bien à un jeu d'action à grande échelle, ce qu'a évidemment compris les membres du studio Omega Force. Ainsi, comme d'autres avant elle (Ken le Survivant, Gundam, The Legend Of Zelda...), la licence Arslan Senki est donc adaptée à la sauce Musô : on incarne l'une des figures emblématiques, telles que le prince lui-même, Daryun, son plus fidèle allié ou encore Hilmes, le grand antagoniste du jeu, avec pour principal objectif de balayer les centaines de soldats ennemis qui se dressent sur le chemin. Ceux qui ont toujours été allergiques au genre ne devraient y trouver qu'un gros bazar toujours aussi répétitif et abrutissant ; mais les connaisseurs de la discipline peuvent noter quelques subtilités plus ou moins inédites. Les Chain Strikes permettent d'utiliser deux armes en seul combo : outre leur grande efficacité, ces attaques permettent de gagner plus de points d'expérience par ennemi vaincu et de remplir plus rapidement la jauge de furie. Mais la plus grande particularité de The Warriors Of Legend réside dans les Mardan Rush, des attaques contextuelles durant lesquelles on ne contrôle plus seulement un guerrier, mais tout un bataillon de fantassins, cavaliers ou archers en fonction de l'objectif à atteindre. Sans révolutionner la recette (on pense à Bladestorm du même studio), ces séquences apportent une petite respiration entre deux séances de matraquage de Carré et Triangle.

 

Yashasuiin !


Seulement, si le jeu est loin d'être désagréable dans l'absolu, il se montre un peu décevant au bout du compte. D'une part, malgré un système d'enchaînement qui respecte les normes Omega Force, Arslan manque un peu de punch par rapport à d'autres productions de la société, comme One Piece Pirate Warriors 3 ou Samurai Warriors IV, des titres bien plus énergiques. La faute à un jeu plus lent dans l'ensemble, mais aussi à des objectifs qui demandent de traverser la carte au galop alors que des centaines de sous-fifres semblent tendre la joue, n'attendant que de se faire malmener. On regrette également l'absence de modes de jeu supplémentaires ou de missions annexes, puisque seul le mode Libre permet de prolonger le plaisir en rejouant la campagne avec les héros de son choix parmi les quinze guerriers disponibles. Enfin, l'Histoire se termine en queue de poisson, ce qui pourrait éventuellement laissé de la marge pour une suite. Si c'est bien le cas, les quelques bons points de ce premier volet, comme les armes à améliorer à l'usage et l'histoire plutôt prenante, laissent espérer un second épisode plus convaincant. Mais à l'heure qu'il est Arslan The Legend Of Warriors s'adresse avant tout aux plus grands mordus de l'œuvre originale.

Benoit Barny










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Pour un rendu fidèle à la série animée, les équipes d'Omega Force ont naturellement fait le choix du cel-shading. Les personnages se montrent ainsi modélisés avec un certain soin, ce qui n'est pas le cas des environnements, déjà plus sommaires. Si on ajoute à cela des couleurs qui tournent souvent autour de l'ocre, cela rend le jeu plutôt terne, globalement. Il faut par ailleurs noter que le jeu est également disponible sur PS3 au Japon, ce qui explique en partie cette réalisation plutôt moyenne. Même s'il ne faut pas s'attendre à un miracle, on espère quand même qu'Omega Force, et la plupart des firmes japonaises, vont finir par laisser tomber la génération précédente pour exploiter au mieux les consoles actuelles.

 
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