MARIO & LUIGI PAPER JAM BROS.
Mario & Luigi RPG : Paper Mario Mix - Japon - 2015
Image plateforme « Nintendo 3DS »
Image de « Mario & Luigi Paper Jam Bros.  »
Genre : RPG
Musique : Inconnu
Développeur : Alpha Dream
Durée : élevée
Langue : Français
Distributeur : Nintendo
Date de sortie : 4 décembre 2015
Jeu : note
Technique : note
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LE PITCH
Lorsque deux univers originaux se rencontrent, Mario de papier saute de la page pour rejoindre l'équipe fantastique de Super Mario Bros. ! Mario, Luigi et Mario de papier sont les seuls à pouvoir vaincre Bowser et Bowser de papier afin de refaire la séparation entre les deux mondes !
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Symétries

Paper Mario abandonne sa collection de stickers et part enfin rejoindre les « vrais » Mario & Luigi dans un crossover inattendu portant le nom de Mario & Luigi Paper Jam Bros. Une vraie confiture faite de champis, de maskas, de pliages et surtout de RPG.

Depuis le mémorable Super Mario RPG conçu par Square Soft en 1996 sur Super Nintendo, les aventures RPG du petit plombier se sont scindées en deux branches. D'un coté des moutures en duo avec le frangin qui perpétuait le mélange d'aventure et gestion des points d'expériences, et de l'autre les plus originaux Paper Mario jouant sur la forme 2D du personnage pour atteindre des petits secrets bien pensés. Ces deux-là ayant déjà eu chacun le droit à leurs variations sur 3DS, les développeurs d'Alpha Dreams se sont dit qu'il serait sans doute amusant de mélanger un peu tout le monde pour voir comment les choses tournerait. Suite à une nouvelle bêtise du pauvre Luigi, le livre contenant l'univers de Paper Mario est libéré dans le monde classique entrainant un joyeux bordel. Tout le monde se retrouve en double, en volume et en papier, de Bowser (qui se chamaille avec lui-même) aux peureux toads qui se planquent un peu partout... Sans oublier les princesses Peach qui se font toute deux capturer. Une telle accumulation de clichés propres aux aventures du plombier s'apparente forcément à une parodie souriante, tout un chacun s'évertuant à répéter ses faiblesses habituelles. Comme d'habitude, dans un RPG de Mario ce n'est pas l'histoire en elle-même qui fait l'intérêt du jeu, mais bien le gameplay qui marie astucieusement les combats au tour par tour hérités des classiques du genre (Final Fantasy en particulier) et le timing habituel des frangins sauteurs. Avec trois héros en simultanés (Mario, Luigi et rapidement Paper Mario), le procédé demande de choisir pour chaque personnage une action (attaques sautées, coups de marteaux, item...) puis d'assurer cette dernière en appuyant sur la touche attachée à chacun d'eux au bon moment. De quoi dynamiser les combats et surtout rendre les phases de défense mortellement interactives. Ainsi chaque ennemi possède son propre patern, et le joueur doit apprendre à les connaitre tous pour, soit éviter l'attaque d'un simple saut, soit renvoyer un projectile à l'envoyeur, voir combiner les réponses pour les trois personnages en même temps.

 

étalage sur la tartine


Pas toujours évident d'ailleurs, mais très rémunérateur puisque souvent c'est là la meilleure manière de se débarrasser des combats rapidement ou espérer battre certains boss assez coriaces. Les affrontements se révèlent donc toujours aussi accrocheurs, et le brave Paper Mario a même la bonne habitude de se photocopier en plusieurs exemplaires, s'assurant une meilleure résistance, mais aussi des attaques plus dispersées. Dans le même mouvement, les attaques spéciales « frères » permettant quelques combos par attaques de carapaces ou lâchés de boules de feu, varient les opérations, et elles sont désormais rejointes par les attaques « trio ». Là les trois héros transforment leurs ennemis en posters et jouent au squash dessus, font décoller un cerf-volant mortel ou attaquent par en dessous à l'aide d'une foreuse. Une fois encore, le bon timing dans le choix des touches permet d'augmenter considérablement l'efficacité. Très fun donc, et à cela s'ajoute une autre nouveauté prenant l'apparence d'une collection de carte, déblocables à l'aides des amiibo, qui peuvent donner des bonus et des avantages techniques considérables... trop peut-être d'ailleurs. On sent une vraie volonté de renouvellement donc, qui permet de donner une certaines étoffe à ce RPG simplifiant efficacement la gestion des personnages (quelques pièces d'équipements et des petits bonus statistiques à dispatcher tous les cinq niveaux atteints), mais manquant par contre d'un vrai renouvellement dans son aventure. L'aspect dramatique étant réduit à sa partie congrue, il n'est pas toujours facile de trouver la motivation pour aller plus avant, les différentes missions, sympathiques, débloquant de nouvelles zones ayant vite tendance à se répéter (retrouver les toads cachés dans le paysage, bof), et l'avènement des Titancartons rate tristement sa cible. Des face-à-face géants dans des arènes en 3D façon action, dont la prise en main est malheureusement assez molle et laborieuse et où la seule manière de récupérer de l'énergie est de se fendre d'un mini-jeu de rythme hors sujet qui casse ironiquement le tempo.

 

On sent clairement qu'avec Paper Jam, Nintendo tente d'apporter une petite variante à une série déjà bien ancrée dans ses habitudes, mais tous les choix ne sont pas lumineux.... et si la prochaine dimension passait par un véritable scénario ?

Nathanaël Bouton-Drouard








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Prises à part, les deux sagas ont toujours profité d'un vrai soin technique de la part de l'éditeur, et il n'y a aucun raison que cela change. Le mariage des deux univers se passe donc parfaitement bien, les nombreuses créatures en deux dimensions sautent toujours autant aux yeux, tandis que les personnages graphiquement plus classiques peuvent se vanter d'une 2D à volume joliment modélisée et richement animée. Les environnements chamarrés et variés ne surprennent pas (Mario, Mario) mais affichent toujours de très belles couleurs et des rondeurs charmantes. Une vraie maitrise du produit que l'on retrouve jusque dans la gestion du relief qui, s'il est moins usité que sur le précédent Paper Mario Sticker Star, se fait ici avec naturel autant dans les segments purement 3D (les Titancartons donc) que le reste. C'est joli tout plein, les dialogues se savourent avec une excellente traduction et les superbes thèmes de Yoko Shimomura (Kingdom Hearts) imposent jovialité et fraiche naïveté.

 
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