WASTELAND 2: DIRECTOR’S CUT
Etats-Unis - 2014/2015
Image plateforme « Playstation 4 »Image plateforme « Xbox One »
Image de « Wasteland 2: Director’s cut »
Genre : RPG
Musique : Inconnu
Développeur : inXile Entertainment
Durée : élevée
Langue : Français
Distributeur : Deep Silver
Date de sortie : 13 octobre 2015
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Wasteland 2: Director’s cut »
portoflio
LE PITCH
Au lendemain d’une guerre atomique entre les USA et l’URSS, le monde a sombré dans le chaos. Vous êtes un Ranger du désert, membre du seul groupe capable de faire régner l’ordre au milieu de la folie post apocalyptique.
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survivants de l'enfer

Légende du jeu de rôle sur ordinateur en 1988, Wasteland premier du nom doit son succès grâce à un système RPG pur et dur ainsi qu'à sa dream team de créateurs. Le romancier Michael A. Stackpole (la saga des X-Wings de Star Wars), le mythique créateur de jeux de rôle Ken St. André (Tunnels and Trolls, LE concurrent dans les 70's de Donjons et Dragons) et Brian Fargo, le gamin de la bande, qui créait déjà du jeu sur le mac familial alors qu'il n'était encore qu'à l'école, avant de devenir un expert du genre. Que penser alors de l'annonce en 2012 de la mise en chantier d'une suite, financée via kickstarter, à une époque où tous les piliers du genre ont retourné leur veste (avec plus ou moins de réussite) pour s'orienter vers l'action RPG ?

N'attendons pas un jet de dés réussi pour annoncer que Wasteland 2 - Director's cut (mais également sa version « classique » sortie il y a 1 an sur ordinateur) est une véritable réussite vidéoludique. Une réussite qui tient, sans surprise, à la même recette qui avait permis à son ancêtre d'être un succès apprécié des puristes. L'équipe créative est de retour à laquelle s'ajoute l'arrivée de Chris Avellone, qui en l'espace de 15 ans est devenu un incontournable du JDR sur console et ordinateur avec Star Wars KOTOR, Baldur's Gate et la saga mastodonte Fallout, fille spirituelle de...Wasteland.

 

Les yeux dans la poussière


La première qualité de Wasteland 2 est également son principal défaut pour attirer le nouveau joueur, abreuvé à l'action RPG des dernières grosses licences tel que Dragon Quest ou encore Final Fantasy. Wasteland 2 fut créé sans compromis et possède finalement très peu d'ouvertures pour le novice en combinant un système tour par tour avec un damier récupéré des jeux de rôles plateaux (ou « tactics » en Jeux vidéo), appliquant à son équipe, pouvant aller jusqu'à huit personnages (dont 3 PNJ), des capacités multiples influant sur le résultat des combats. Nouveauté de la version Director's cut : la possibilité de viser un membre précis du corps d'un ennemi, afin de le désarmer ou de le blesser (avant de l'achever bien entendu).

S'ouvrant sur une vidéo digne des films de George Miller (ou de leurs ersatz), le décor est planté en quelques secondes et l'immersion est totale. Une immersion prolongée par une implication et une participation du joueur (presque) forcée par une quantité importante de textes. Si le passage par plusieurs pages de lecture peut repousser certains joueurs, c'est en partie du à la présentation peu attirante de ces dernières et la taille des textes par rapport aux personnages : mieux vaut avoir une bonne vue pour les parcourir ! Une lecture, des conversations non obligatoires, laissant libre choix au joueur d'apprendre ou non des informations sur l'intrigue et l'environnement.

 

rangers vs warboys


Atteignant presque la perfection dans la forme (en partant toujours du postulat que le joueur soit ouvert à ce type de jeu), Wasteland 2 Director's Cut se situe également en haut des podiums pour le fond. Si le gameplay est important pour un jeu, l'univers de jeu l'est tout autant pour un RPG. Impossible de s'impliquer pendant les dizaines (centaines) d'heures nécessaires si l'on ne vit pas à ce que l'on joue. Ici, pari réussi ! L'univers est crédible et l'odyssée de nos rangers à travers les plaines dévastées du Nevada est aussi prenante que difficile. Si la technique n'est pas toujours au rendez-vous (voir la partie dédiée plus bas), rien ne fait sortir le joueur de la partie et de ses nombreuses (en)quêtes.

A L'heure où le web s'enflamme pour Fallout 4, dommage que Wasteland 2 Director's Cut ne fasse pas plus de bruit malgré la quasi-unanimité sur ses qualités. Une volonté de réserver le jeu aux puristes du genre ? Certainement pas vu la générosité du titre et le passé créatif de l'équipe. Exigeant certes, mais tellement prenant que l'on souhaite que l'exemple soit suivi par de nombreux studios.

François Rey












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C'est le (faible) point négatif du jeu ! Si les temps de chargements ne se font pas ressentir, si l'ensemble reste fluide, qu'aucun bug n'est rencontré ou qu'aucune interférence dans le gameplay n'est à noter, force est de reconnaitre que l'ensemble n'est pas très joli et beaucoup trop sombre. Bien sûr, il faut relativiser et se rendre compte que Wasteland 2 ne bénéficie pas du budget des mastodontes du genre, ce qui permet de pardonner rapidement ces défaillances visuelles. Par contre, impossible de faire l'impasse sur la difficulté de lecture et le manque de clarté des textes. Le jeu passant essentiellement par la lecture, la fatigue arrive rapidement à cause de caractères trop petits et d'une présentation peu attrayante et rébarbative. LE défaut du jeu sur lequel une mise à jour serait la bienvenue.

 
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