CALL OF JUAREZ : BOUND IN BLOOD
France / Pologne - 2009
Image plateforme « Playstation 3 »Image plateforme « Xbox 360 »Image plateforme « PC »
Image de « Call Of Juarez : Bound in Blood »
Genre : Western
Musique : Divers
Durée : moyenne
Langue : Français
Distributeur : Ubisoft
Date de sortie : 2 juillet 2009
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Call Of Juarez : Bound in Blood »
portoflio
site officiel
LE PITCH
Deux frangins parcourent l’Ouest sauvage en quête de duels au Smith & Wesson...
Partagez sur :
Ruée vers l'or

Entre la seconde guerre mondiale et les barbouzes de l'espace, on se demande parfois si les studios de développement peuvent s'intéresser à d'autres univers. L'arrivée d'authentiques cowboys dans ce microcosme est donc en soi une bonne nouvelle. Surtout qu'après la déception du premier essai, les gars de Techland ont revu leur copie à la hausse.

 

Les prequel deviennent monnaie courante au cinéma, alors pourquoi pas dans le petit monde des jeux vidéo ? C'est en tout cas le choix qu'a fait Ubisoft avec le second Call of Juarez, qui revient sur le passé du révérend Ray (l'assassinat de son frère avait été le point de départ du premier opus). On le retrouve ici truand à la petite semaine, toujours aussi bourrin, accompagné d'un frangin, Thomas, en pleine forme et nettement plus agile. Une fois encore la licence joue la carte du gameplay complémentaire, avec d'un coté un adepte du duo de flingues et du lancer de dynamite et de l'autre un tueur précis, idéal à distance et capable d'user de son lasso pour atteindre certaines zones en hauteur. On ne pleurera pas sur la disparition des phases de simili infiltration/plate-forme imprécises et laborieuses qui alourdissaient la mécanique FPS de Call of Juarez premier du nom. Désormais, le soft tend ver l'actioner méchant et direct avec en toile de fond triangle amoureux (oh, le joli sosie de Penelope Cruz) et recherche au trésor. Colt ou carabine au poing, le joueur choisit entre les deux frangins et traverse déserts, fort mexicain, villes fantômes ou villages indiens en shootant comme un forcené les nombreux pistoleros et chasseurs de scalps qui osent se mettre sur le chemin. Et clairement, y a foule. Un rythme particulièrement soutenu, voir éreintant, ou il faut autant savoir jouer de la gâchette que maîtriser les temps de pause indispensables pour recharger les armes.

 

Volée de plomb

 

Plutôt efficace, le petit FPS qui ne se perd jamais dans des effets de style modernisés, mais se cale pied au plancher pour chérir l'aspect crado, poussiéreux et badass des westerns spaghetti. La prise en main et donc immédiate, et même les petites attaques combinées ou les « attaques spéciales » à déclencher une fois la jauge remplie n'opèrent qu'un bref ralenti, afin de ne pas casser le rythme. Toujours aussi sympathiques (et plus immersifs), les attendus duels à la Sergio Leone répondent forcément présents, même s'ils sont généralement relégués aux phases de boss. Avec une petite histoire sympathique, quelques ruptures dans la linéarité ambiante des séquences de tir sur rails plutôt bien foutues (en diligence ou en canoë), et surtout une efficacité soutenue, le nouveau Call of Juarez se révèle une très agréable série B, qui propose qui plus est sept, huit heures jeu (ce qui est tout à fait honorable pour un FPS). Il faut bien entendu ajouter à cela un mode multijoueurs en live assez complet et déjà lieu de réunion de nombreux as de la gâchette. Un véritable effort de ce côté qui ne fait que ressentir plus douloureusement l'absence étonnante de vraies parties en coopération (idée pourtant au centre du scénario), ou la réduction des quêtes optionnelles à six petits galops dans le désert d'à côté.

Nathanaël Bouton-Drouard

 

 

 

 

Partagez sur :
 

Il y a deux ans, avec le portage d'une mouture PC vers la Xbox 360, Techland avait déjà bien soigné son Call of Juarez. Aujourd'hui l'esthétique générale est toujours aussi appréciable. Au-delà des ambiances parfaitement dépeintes et des sales gueules de service assez bien modélisées (on n'en dira pas autant de tous les doublages), les décors montrent une certaine profondeur et des textures de belle tenue. On notera bien de-ci de-là quelques effets d'aliasing ou des bugs de collisions, mais rien de vraiment handicapant. Sans pouvoir concurrencer un mastodonte comme Gears of War 2 (oui, encore et toujours lui), Bound in Blood s'en sort vraiment bien.

 
Crédits & mentions légales - Publicité - Nous contacter
Copyright Regard Critique 2009-2020