DYNASTY WARRIORS GUNDAM REBORN
Shin Gundam Musô - Japon - 2014
Image plateforme « Playstation 3 »
Image de « Dynasty Warriors Gundam Reborn »
Genre : Beat'em all
Musique : Divers
Développeur : Omega Force
Durée : élevée
Langue : Japonais sous-titres anglais
Distributeur : Namco Bandai
Date de sortie : 26 juin 2014
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Dynasty Warriors Gundam Reborn »
portoflio
LE PITCH
La guerre fait rage entre les robots les plus célèbres du Japon : plusieurs générations sont ici réunies pour des batailles à grandes échelles.
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Géants de métal

C'est une renaissance, rien que ça, que Tecmo Koei et Omega Force ont voulu offrir à ce spin-off de Dynasty Warriors dédié à la saga Gundam. C'est du moins ce que laisse entendre le « Reborn » accolé au titre, adaptation du titre original Shin Gundam Musô.

L'éditeur japonais retente le coup de l'épisode « véritable », après la fausse suite de Fist Of The North Star. Sauf que, dans le cas présent, on ne part pas d'aussi loin : la sous-série Dynasty Warriors Gundam a déjà eu le temps de mûrir, ne serait-ce qu'un peu, parvenant jusqu'à un troisième volet plutôt sympathique. Les premiers pas de Kenshiro sur les terres du Musô s'étaient avérés un peu plus difficiles, avec un premier jeu assez médiocre. On peut toutefois regretter le changement le plus perceptible. Exit ici le cel-shading de l'épisode précédent : ce nouveau Gundam retrouve les graphismes «réalistes» des ses deux prédécesseurs. Le choix peut surprendre, mais, d'après le réalisateur lui-même, le trait d'inspiration cartoon était trop flashy à son goût. C'était pourtant ce qui avait apporté du caractère à une réalisation plutôt terne. Chacun appréciera la décision selon sa sensibilité, mais les gars d'Omega Force ont au moins le mérite d'avoir mis le paquet sur l'essentiel, avec un contenu massif. On retrouve ici 120 engins pilotables, dont les Mobile Suits issus de nombreuses générations (Zeta Gundam, Gundam Wing, Turn-A Gundam...), ainsi que les Mobile Armors, ces machines au gabarit bien plus imposant.

 

Futuristic Warfare


Omega Force assure ainsi une durée de vie considérable, avec une bonne quarantaine d'heures pour boucler les campagnes officielles et les missions alternatives du Mode Ultimate. A celles-ci, on peut ajouter encore quelques dizaines supplémentaires pour remplir tous les objectifs, débloquer tous les engins et améliorer ces derniers au maximum. Seulement, si la garantie d'un contenu gargantuesque est bel et bien respectée, la nature répétitive du genre est elle aussi fidèle au rendez-vous. Car, comme dans tout bon Musô qui se respecte, le but du jeu se résume, en gros, à balayer les centaines d'unités ennemies qui se présentent sur le champ de bataille jusqu'à ce qu'un boss montre le bout de son nez métallique (avant d'être à son tour éliminé). Dynasty Warriors Gundam Reborn a cependant pour lui quelques atouts séduisants. Outre l'univers de la saga et ses robots charismatiques, le titre propose un gameplay plus dynamique que dans les histoires des Trois Royaumes (le Dynasty Warriors initial) : le Boost permet toujours de prolonger ses combos et, grâce à l'armement surpuissant des machines, les explosions fusent de toutes parts. On apprécie également l'introduction du Burst, adapté à partir du mode Rampage de DW8, pour encore plus de dégât dans le camp ennemi. Ainsi, le plaisir du jeu est bien là, surtout pour les amateurs de SF vintage et d'animation japonaise. On regrette tout de même, à défaut de variété dans les situations, un certain manque de souplesse et de richesse dans le système de jeu. Car, si ce DW Gundam Reborn s'avère être un défouloir largement recommandable, il ne fait pas le poids face au Sengoku Basara de Capcom, dont le quatrième chapitre, dispo en import depuis le début de l'année, sans être beaucoup plus fin, propose des joutes plus funs et jouissives, avec ses héros poseurs et ses combos furieux.

Benoit Barny








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C'est une question de sensibilité, mais, encore une fois, on peut regretter l'absence du cel-shading qui avait conféré à la précédente mouture un certain charme. On retrouve ici une réalisation assez terne, avec des textures réduites à leur plus simple expression et des environnements qui manquent souvent d'éclat. Impossible en revanche de prendre à défaut la modélisation des Mobile Suits et des Mobile Armors en tous points conforme à ce qui est exposé dans les animes et mangas d'origine. Bon point également au niveau du frame rate qui ne faiblit jamais (ou à peine) même quand la guerre atteint son paroxysme : l'action demeure suffisamment fluide pour que l'on profite de ce massacre de masse dans l'allégresse. Certes, la caméra vient parfois se coincer dans certains angles du décor : mais il s'agit plus d'un détail agaçant qu'autre chose dans ce genre de titre au challenge tout relatif.

 
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