ASSASSIN’S CREED IV BLACK FLAG
France / Canada - 2013
Image plateforme « Playstation 3 »Image plateforme « Xbox 360 »Image plateforme « Wii U »
Image de « Assassin’s Creed IV Black Flag  »
Genre : Aventure
Musique : Brian Tyler
Développeur : Ubisoft Montréal
Durée : élevée
Langue : Français
Distributeur : Ubisoft
Date de sortie : 29 octobre 2013
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Assassin’s Creed IV Black Flag  »
portoflio
LE PITCH
1715. Les pirates dominent les Caraïbes. Ils ont instauré une république sans foi ni loi dans laquelle règnent la corruption, l’avidité et la cruauté. Parmi ces hors-la-loi : Edward Kenway, un jeune capitaine impétueux. Son combat pour la gloire lui vaut le respect de grandes figures comme Barbe Noire, mais l’entraîne aussi dans la guerre ancestrale opposant Assassins et Templiers, une guerre qui pourrait détruire tout ce que les pirates ont construit.
Partagez sur :
At World's End

Après un épisode achevant (enfin ?) la trilogie de Desmond et ouvrant sur de nouvelles possibilités pour une franchise en légère perte de vitesse, on ne peut qu'être étonné de voir débarquer aussi rapidement un Assassin's Creed IV. Un joli numéro mais qui ne cache pas très longtemps un épisode 3.5, même si cela ne l'empêche pas d'offrir quelques moments inoubliables.

Lorsque le premier Assassin's Creed fut disponible sur Xbox 360 et PS3, presque dans leurs premières heures, il ouvrait un chemin particulièrement enthousiasmant mêlant l'acrobatisme des Prince of Persia, une grande solidité historique et surtout une réflexion novatrice sur le médium jeu vidéo en mêlant le crédo des Assassins (ennemis des Templiers) à la question de la virtualité. Depuis, devenue une véritable poule aux œufs d'or pour Ubisoft, la série n'a depuis cessée de démontrer une maitrise technique de plus en plus spectaculaire, digérant au passage les possibilités d'un GTA-like, mais perdant progressivement tout intérêt pour autre chose que son propre mythe. Etonnant alors de retrouver dans Black Flag un léger retour vers ce parallèle entre le joueur logé dans son canapé et un nouveau venu au sein d'Aspergo (société détenue par des descendant templiers) devant récolter dans la mémoire d'un ancêtre Kenway des informations pour un futurs jeux vidéo (excessivement) commercial. Entre la politique d'entreprise faussement détendue aux propos antiartistiques du chef produit adepte de la censure, la relecture est acerbe et carrément bienvenue et ce même si ces quelques sections se déroulant dans le monde contemporain ne se montrent pas à la hauteur par la suite, déroulant quelques document secrets peu excitants via une succession de hackings répétitive. L'idée est là, en germe, mais pas encore aboutie.

 

En escale


Et d'une certaine façon le titre d'Ubisoft se fait rattraper par ses travers, le studio ayant bien du mal à justement lui insuffler une identité plus franche, mêler de façon inédite l'ancien (le combat séculaire, la trame de Desmond, la synchronisation...) et le nouveau. Dans Assassin's Creed IV, le scénario a ainsi tendance à se perdre dans une succession d'épisodes servant le plus souvent de prétextes à la découverte d'un nouveau gameplay ou d'une nouvelle option, que de véritablement faire évoluer le personnage, pourtant sympathique, de Edward Kenway et d'en rattacher la trajectoire à la destiné des Assassin. La sauce ne prend jamais vraiment, ce qui touche d'ailleurs aussi les si prisées phases d'assassinats (toutes trop bien cadrés et déjà vues) et de courses, traitées en « free run » comme dans le précédent et très ouvert Assassin's Creed III. Les possibilités d'une telle liberté de réaction avec le décor, la possibilité de grimper sur chaque aspérité, semble constamment décalée ici, jamais vraiment en accord avec un décor largement plus étriqué, en particulier sur les navires où Edward à la fâcheuse tendance de grimper à n'importe quelle corde ou mat qui passe par là, au lieu de l'éviter. Reste heureusement, comme le clame la publicité d'Aspergo, le nouvel univers du jeu, plus ou moins annoncé dans l'épisode précédent et le mitigé Libération sur Vita : la piraterie.

 

L'invincible armada


Et là, c'est comme une évidence, l'aboutissement certain d'un long travail esthétique, d'une exploration plus avant des capacités du moteur Anvil Next, une manière spectaculaire de mêler le fantasme à la grande Histoire, et le joueur s'embarque pour un voyage époustouflant derrière la barre du fier Jackdaw : Les vagues qui lèchent le bastingage, la tempête qui s'annonce à l'horizon, les iles désertes décelant parfois quelques trésors, les abordages et joutes navales totalement grisantes... Non sans rappeler le superbes The Wind Waker de Nintendo, Black Flag est un authentique et très réussi jeu de pirate qui permet de naviguer sur un océan de possibilités entre les conquêtes de ports militaires, la classique chasse aux trésors (les stèles Inca, les cartes récoltées sur des cadavres...) , les missions commandées, le commerce et le pillage permettant d'améliorer le navire et de considérablement grossir les rangs de flibustiers à votre botte. Entre action, aventure, découverte et gestion, le soft se montre des plus généreux, offrant une grande alternance de types de jeux, appuyant le menu de confection initié dans Far Cry 3 et allant jusqu'à permettre la pèche au requin et à l'orque armé de harpons (très sympa) ou la plongé sous-marine (moins mémorable) pour dégotter quelques secrets supplémentaires. Mais le jeu peut aussi s'offrir quelques instants très simples, contemplatifs, comme seuls les premiers Assassin's Creed savaient les procurer, lorsque sur le pont les voiles se tendent, que le soleil brule les nuages sur l'horizon et que l'équipage se met à entonner un chant de marin. Presque magique. Finalement c'est cela Assassin's Creed aujourd'hui : à la fois l'une des séries de jeux les plus ambitieuses de sa génération, et l'une des plus frustrantes.

Nathanaël Bouton-Drouard














Partagez sur :
 

Retravaillant directement avec les prouesses du précédent Assassin's Creed III, Black Flag est lui aussi doté d'une esthétique particulièrement réussie. Les étendues forestières du continent américain laissent désormais place aux chaudes et tempétueuses caraïbes, mais les détails sont toujours aussi poussés, la gestion des effets naturels particulièrement précise, les textures riches et réalistes... Superbe, en tout cas le plus souvent, l'Envil Next se trimbale pourtant aussi les mêmes soucis d'IA (les soldats toujours aussi robotiques), ses fameux petits bugs de collisions assez aléatoires, et bien entendu se rapport parfois déroutant avec les zones praticables par l'assassin star, s'embarquant dans une escalade totalement ridicule, voir impossible, mais surtout qu'on ne lui a jamais demandé.

 
Crédits & mentions légales - Publicité - Nous contacter
Copyright Regard Critique 2009-2020