DYNASTY WARRIORS 8
Shin Sangoku Musou 7 - Japon - 2013
Image plateforme « Playstation 3 »Image plateforme « Xbox 360 »
Image de « Dynasty Warriors 8  »
Genre : Beat'em all
Musique : Divers
Développeur : Omega Force
Durée : élevée
Langue : Japonais / Anglais, Textes français
Distributeur : Koei
Date de sortie : 18 juillet 2013
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Dynasty Warriors 8  »
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LE PITCH
La Chine est déchirée par la guerre des Trois Royaumes, mais il ne tient qu’à vous de réécrire l’Histoire dans ce roman interactif remixé.
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Les conquérants de la lumière

Absolument increvable, la série des Dynasty Warriors vient célébrer son baroud d'honneur sur les consoles de la génération finissante via un énième opus (8ème ou 7ème selon les continents) en forme de menu best of XL qui séduit par son offre plus que par sa recette.

Les épisodes classiques et les spin-off se suivent sans faillir et sans vraiment se détourner de la voie tracée il y a quinze ans déjà. Presque aussi vieux que les Pokémon (c'est dire), et de la même manière la structure même des softs reprend systématiquement la même approche arcade des champs de batailles plaçant sur une carte étendue des centaines de combattants opposés à un bataillon qui suit fidèlement (mais sans vraiment participer) le héros du joueurs dans chaque zone conquise. Déloger l'ennemi des places fortes, éliminer les généraux charismatiques puis les boss, sauver les alliés, tout cela dans les trames du récit historique des Trois Royaumes peuplé ici de surhommes entre la figure du wuxiapian et le super-héros. Toujours aussi défoulant, toujours aussi primaire, ce dernier épisode apporte tout de même quelques jolies améliorations, à commencer d'ailleurs par des modélisations un poil plus fines et surtout un affichage de guerriers à l'écran plus solide que jamais.

 

machines de guerre


Un bon point, qui ne rattrape pas les limites cérébrales de l'IA ou les environnements mappés au rouleau Leroy Merlin, mais dans une ampleur inédite que viennent corroborer les 75 personnages jouables (dont 10 inédits) proposant chacun leurs légères variations martiales, approfondies par des combos plus dévastateurs que jamais : une attaque EX si le héros prend en main son arme fétiche, et une furie libérant une attaque « Musou » particulièrement spectaculaire. Forcément avec de tels pouvoirs en mains, les missions ne sont pas foncièrement difficiles pour peu de guetter les petits « events » qui les parsèment et de jouer habilement avec les rapports de force entre les armes (arme de terre / arme d'homme / arme de ciel) très justement indiqués au dessus des ennemis les plus féroces. Voilà qui ne change pas forcément la nature des batailles, mais qui leur donne en tout cas un regain de panache, décliné avec une grande générosité via l'habituelle Mode Histoire, complété par un récit « alternatif » (à la façon de l'épisode Gundam), ainsi qu'un mode libre, avec à chaque fois la possibilité de jouer seul ou à deux sur la même machine et en ligne. A cela, il faut ajouter un imposant mode Ambition (remplaçant l'ancien Conquête) ajoutant un peu de gestion dans ce monde de brute. Afin de préparer l'arrivée de l'Empereur, le joueur doit retaper intégralement un palais gigantesque en convaincant par les armes de nouveaux collaborateurs, en récoltant des matières premières dans les boutiques ou lors d'escarmouches plus modestes. Voilà de quoi ajouter encore de nombreuses heures de jeux à un titre déjà particulièrement chronophage... En tout cas pour ceux qui peuvent marteler leur pad des heures durant sans faiblir.

Nathanaël Bouton-Drouard








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Si les habitués vont remarquer quelques efforts renouvelés pour donner un peu de superbe à une série qui n'en a plus beaucoup visuellement (diantre que ça date), avec des modélisations légèrement plus soignées, des animations plus détaillées et un affichage plus robuste (les apparitions / disparitions et bugs sont relativement rares), il n'ne reste pas moins que le moteur de Dynasty Warriors 8 n'a pas bougé des masses. Les textures sont donc toujours aussi fadasse, l'IA totalement tétanisée, mais c'est surtout l'architecture globale (et les menus) qui montre un décalage évident avec la puissance des machines actuelles. A noter même quelques ralentissements supplémentaires sur Xbox 360. Chouette.

 
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