FIRE EMBLEM: AWAKENING
Fire Emblem: Kakusei - Japon - 2012
Image plateforme « Nintendo 3DS »
Image de « Fire Emblem: Awakening »
Genre : RPG
Développeur : Intelligent Systems
Durée : élevée
Langue : Japonais et anglais / Textes français
Distributeur : Nintendo
Date de sortie : 19 avril 2013
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Fire Emblem: Awakening »
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site officiel
LE PITCH
Dans les temps anciens, le monde était gouverné par deux puissants dragons : Naga, un Dragon Divin, bienveillant pour les humains, et Grima, un Dragon Déchu, bien décidé à détruire l'humanité pour de bon. S'efforçant de repousser les attaques du royaume de Plegia, le Prince Chrom du Saint-Royaume d'Ylisse et sa milice personnelle, les Veilleurs, vous trouvent inanimé sur le bord du chemin. Bien qu'ayant perdu la mémoire, vous acceptez de les rejoindre dans leur périple...
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La Rose et la flèche

Tout d'abord décriée par les gamers, la Nintendo 3DS est en train de devenir la rolls des portables en faisant renaitre tour à tour toutes les grandes figures de la firme japonaise. Depuis le doublé Radiant Dawn et Shadow Dragon en 2008, beaucoup pensaient les Fire Emblem enterrés. Pour ceux-là, Awakening va être un sacré réveil.

 

Comme souvent avec les grandes sagas du RPG japonais, elles sont en général inconnues ou particulièrement méconnues en occident. Fire Emblem n'y échappe pas totalement, et ce même si c'est la série qui instaurée les grandes règles du Tactical RPG si chers aux joueurs drogués à Final Fantasy Tactics, Disgaea ou Front Mission. Quelques épisodes ont bien été traduits ou distribués sur le marché français, mais malgré des softs particulièrement réussis, un point les laissait hors de portée de la plupart des curieux : la difficulté. C'est sans aucun doute la plus grande différence d'Awakening avec ses illustres ancêtres, qui pour la première fois fait véritablement l'effort de tendre la main au grand public. Non pas que l'aventure soit particulièrement aisée (houlà non), mais une sanction aussi drastique qu'un "héros mort au combat ne se relèvera pas", n'est désormais plus qu'une option disponible pour les hardcore gamers (qui s'empresseront d'ailleurs d'opter pour l'atroce mode Difficile) et non une fatalité. Un revirement qui n'est pas juste question de suivre la « casualisation » du jeu vidéo, mais bien de rapprocher la narration de ses fondamentaux : les personnages. Toujours aussi nombreux, variés et hauts en couleurs, ceux-ci n'ont d'ailleurs jamais été aussi drôles et attachants que dans cet épisode qui articule sa fresque autour de leurs rencontres, de leurs amitiés et aussi de leurs romances.

 

L'union fait la force


Les dialogues écrits avec légèreté, les rebondissements détonants usant de voyages dans le temps (si, si) et de filiation dynastiques ne sont ainsi que la partie émergée de l'iceberg puisque jusque dans le gameplay ce réseau social fait corps. Ainsi en faisant combattre côte à côte les guerriers, se crée peu à peu un lien de plus en plus fort et efficace (avec évolution de niveau de C à S) permettant des améliorations de statistiques, un petit coup de main offensif et défensive et même, dans certaines configurations, d'aboutir dans la foulée à un mariage et à la naissance d'un enfant. Ce dernier s'empressera même d'apparaitre adulte dans une quête annexe supplémentaire. Complexe ? Pas vraiment, car tout se fait le plus naturellement du monde, à l'image des discussions et rencontres aléatoires qui se déroulent sur un ton badin au camp d'une troupe en constante augmentation. Fire Emblem Awakening est assurément un jeu particulièrement riche et ample, proposant un tableau parfois naïf (certains personnages font très caricature manga)  mais terriblement accrocheur en particulier dans la maturation de son scénario qui s'offre une montée en puissance épique et spectaculaire. Un travail d'ailleurs parfaitement mis en valeur par les nombreuses cinématiques en 3D cell-shadée, les compositions héroïques du duo Rei Kondoh / Hiroki Morishita et des affrontements qui lorgnent vers une quintessence de la série.

 

epreuve du feu


Tout y est parfaitement équilibré, maitrisé, du design des différentes maps à la disposition des décors et l'omniprésence d'ennemis bien souvent en surnombre et aux armures indéboulonnables. Intelligemment mis en valeur par une utilisation astucieuse et lisible du relief multi-plans de la 3DS, les combats tactiques se déroulent toujours selon les mêmes déplacements en damiers, des jeux de puissances entres les différentes armes et magies, des qualités et faiblesses de chacun (par exemple, les guerrières sur pégases sont extrêmement sensibles aux archers), mais usent de petites astuces pour constamment relancer l'équilibre des batailles. Entre les places fortes qui libèrent des hordes d'adversaires tant qu'un des personnages n'y a pas été placé en faction, les arrivées subites de PNJ inédits, les armes qui se brisent aux bouts d'un certain nombre d'utilisations et bien entendu tout un système lent mais valorisant d'évolution des persos (passage d'une caste à l'autre, changement de jobs), Awakening est un régal dans toutes ses articulations, dans chacun de ses pièges et de ses instants les plus tendus. Une grande aventure, un petit bijou de Tactical RPG qui réussirait même à faire oublier le prix assez prohibitif de ses DLCs déjà présents. Ces derniers offrent en effet par le biais de courts scénarii tirés du chapeau de se retrouver nez à nez avec quelques anciennes légendes des Fire Emblem, de les affronter sur des maps inédites (avec BO d'époque) et même de pouvoir en inclure certains à son équipe. Quand on nous prend par les sentiments...   

Nathanaël Bouton-Drouard






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Pas franchement la plus grande qualité des Fire Emblem en général, l'aspect technique se bornait ces dernières années à surtout faciliter une lisibilité propre et sommaire. Développeurs historiques de la série, Intelligent Systems, passe ici à la vitesse supérieure en soignant le moindre petit détail apparaissant à l'écran. Nouveaux designs de personnages, plus fins et modernes, modélisations solides lors des cut-scenes, cinématiques impressionnantes et poétiques... Même les arts des dialogues s'incorporent mieux. Mais la plus belles des prouesses est d'avoir réussi à améliorer considérablement les phases de combats. Les icones représentant tous les personnages (amis et ennemis) sont plus fins que jamais, les décors joliment dessinés et lors des changements de point de vue pour les escarmouches, les animations se révèlent pleines de petites finesses. De très belle facture pour un écran 3DS qui ne cesse d'étonner, surtout qu'ici le relief à été particulièrement bien intégré à la visualisation en permettant de souligner certains détails dans les informations portées à l'écran, les effets de profondeur d'une carte ou les différents chemins possibles. Du solide, même si tout le monde se demande encore pourquoi les personnages n'ont pas de pieds... 

 
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