CASTLEVANIA
Akumajou Dracula - Japon - 1987
Image plateforme « Nintendo 3DS »Image plateforme « NES »
Image de « Castlevania  »
Genre : Action
Musique : Kinuyo Yamashita
Développeur : Konami
Durée : moyenne
Langue : Français
Distributeur : Konami
Date de sortie : 14 février 2013
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Castlevania  »
portoflio
LE PITCH
Depuis 25 ans, c'est toujours la même histoire : en digne héritier de la famille, Simon Belmont est chasseur de vampire. Or voila que le conte Dracula renaît de ses cendres pour régner par la terreur. Emporté par la fièvre du devoir, Simon court l'affronter... de nuit.
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le fouet c'est trop bon !

En théorie, Castlevania est un pilier de l'histoire du jeu vidéo. Pour les anciens, c'est un jeu de chevet que l'on grignote par habitude. Pour les plus jeunes, c'est l'ancêtre de l'excellent Lords of Shadow. Dans la pratique, c'est un jeu des années 80, avec son lot de pixels piquants et de difficulté démoniaque. Alors? Est-ce raisonnable d'y jouer sur 3DS?

 
Difficile de rester objectif face à un titre qui a allaité notre courage d'enfant au temps du binaire antique. Il s'agit là d'un livre saint qu'on ne peut critiquer à la légère car, à l'époque de sa sortie, ce titre était tout simplement parfait. Des musiques motivantes, des graphismes fins et colorés et un challenge prenant. Le tout servi dans un univers fascinant : celui des chasseurs de (vrais) vampires. Oui. C'était excellent! Mais c'était en 1986 (1988 pour l'Europe). En 2013, suivant les critères actuels, le jeu est moche et naïf. Pas de dialogue, pas d'évolution de matériel ou de compétence, pas de décolleté provoquant. C'est tout ce qu'il y a de plus pauvre. De plus,  il vaut plus cher qu'un Shadowgun sur Android, avec sa 3D lissée, ses nénés siliconés, ses torses bodybuildés et tout ce qui va avec.

 

pour être précis

 

Certes. Mais voila : Castlevania tourne sur une 3DS. Il bénéficie donc d'une maniabilité parfaite grâce au pad de la console. Ce n'est un secret pour personne : le tactile n'est pas adapté pour les jeux vidéo au gameplay traditionnel. Aussi, aussi curieux que cela puisse paraître, il est bon de rappeler à quel point il est agréable de jouer à Castlevania au pad, même en 2013.

Associé au confort du pad s'ajoute la lisibilité du jeu. Car, rétro oblige, son cheminement est en 2D. Pas besoin de jauger les distances sur trois dimensions, pas de risque de se perdre. Ce n'est pas pour rien si, depuis quelques années, la représentation 2D revient à la mode. Les New Super Mario Bros, les Sonic 4 épisode X et autre Donkey Kong l'ont bien compris : c'est simple, c'est efficace.

 

pour (le) finir


Mais il ne suffit pas d'avoir l'air rétro pour être plaisant. Sans challenge, la maniabilité 2D n'est rien. Or, ce bougre de Castlevania oppose une difficulté croissante et bien dosée. De celle qui tiquera forcément la fierté des plus persévérants et qui séduira les plus  talentueux. C'est l'archétype du jeu qui se mérite. Règles simples, objectif clair, sanctions indiscutables. Le joueur n'est jamais trahi par un bogue de collision ou un tutorial mal ficelé. S'il échoue, c'est de sa faute et il faudra tirer les leçons de cet échec. C'est un vrai programme pédagogique! Au final, à l'image de ce qui se faisait à l'époque, Castlevania demande de se  perfectionner pour avancer toujours plus loin. Ce côté accrocheur contribue également à justifier l'achat de cette perle de l'histoire du jeu vidéo.

Selami Boudjerda







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Sur le plan technique, le jeu n'apporte rien par rapport à son model. Pas d'image en  relief, pas de résolution affinée, pas même un lifting sonore (le musicien du jeu est également son concepteur). Le seul changement observable vient de l'écran moderne de la 3DS, qui revigore la colorimétrie globale et améliore le piqué du jeu par sa petite taille. Pour le reste, on est dans du 100% conforme à l'original. La silicone généreuse du cœur de la 3DS n'aura pas séduit Konami pour ce titre. Un plaisir pour les anciens, une curiosité pour les plus jeunes.

 
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