FIST OF THE NORTH STAR : KEN’S RAGE 2
Shin Okuto Musou - Japon - 2012
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Genre : Beat'em all
Musique : Inconnu
Développeur : Koei
Durée : élevée
Langue : Japonais sous-titré français
Distributeur : Tecmo Koei
Date de sortie : 7 février 2013
Jeu : note
Technique : note
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LE PITCH
En l'an 199X, la Terre a été consumée par l'enfer des flammes atomiques, asséchant mers et océans pour ne plus laisser qu’une vaste étendue désertique où la violence règne en maître. C'est dans ce monde de mort, de sang et de larmes que se trouve le dernier espoir de l'humanité. Messie du monde post-apocalyptique au torse orné de sept cicatrices, Kenshirô erre à la recherche de sa bien-aimée.
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"la prochaine fois je te casserais les pieds"

Survivant de l'enfer certes, mais pas forcément de celui que l'on croit. Pauvre Ken, héros peu glorieux de jeux vidéo peu reluisants et peu excitants, obligé de se farcir les mêmes ennemis jusqu'à la lie et de revivre inlassablement la même tragédie. Ken's Rage 2 peut-il enfin faire briller un rayon de soleil sur cet horizon désolé ? (licence poétique quand tu nous tiens). 

 

L'horizon s'éclaircie certes, mais ce n'est pas encore la séance de bronzage attendue. Pourtant Tecmo Koei a clairement entendu les critiques portées sur le premier opus, accusé de grosse mêlée décérébrée terriblement brouillonne et pataude. Comme son nom l'identique (Shin Okuto Musou), ce Ken's Rage 2 n'est pas une suite mais bien une nouvelle version du même jeu, largement augmentée et améliorée, s'efforçant désormais d'ailleurs de traverser le poing fermé chacun des 27 volumes du manga original. On reconnaît d'ailleurs à la perfection les designs originaux de Tetsuo Hara, avec un réalisme plus poussé hérité des derniers longs métrages, avec une masse de détails et de clins d'œil qui feront forcément sourire les fans de (petites) extases. Après la semi-trahison de la première tentative, les développeurs révisent leur copie, forçant le travail d'adaptation jusqu'à construire la moitié des cut-scenes autour d'une mise en scène manga bien kitsch, et surtout à réduire enfin le mode scénario à une seule et unique trame où se croisent Ken et ses petits copains aux muscles huilés. Sur les terrains, les choses ont peu changé en apparence, avec un moteur graphique toujours aussi à la ramasse, des couloirs fermés aussi lassants et des décors pâlichons, mais dans le détail le titre se montre largement plus efficace.

 

"les temps commes les oeufs sont durs"

 

Plus rapide déjà (plus de latence entre les commandes et le perso), le gameplay se découvre une intensité solide en remplaçant le saut par une esquive fluide (avec un très léger bullet time) obligeant à faire un effort lors de quelques rares passages un peu plus tendus. Parce que bon, même si les bastons généralisées s'offrent un joli rythme de croisière entre enchaînement limités mais nerveux, super techniques dévastatrices et explosions gore mal-fichues, il reste un copier-coller des Dynasty Warriors où guette forcément une certaine lassitude sur le long terme (le level design, c'est par leur truc) ainsi que les habituels soucis de caméra, les légers ralentissements et une IA « déjà morte ». Pas de surprise pour les habitués des Beat'em all du genre, qui seront d'ailleurs ravis de découvrir une nouvelle version du mode « rêve » avec un flot de chapitres inédits (issus du manga ou nom) permettant de jouer même avec des personnages très secondaires, à plusieurs en ligne ou en écran splitté. De quoi récolter encore plus de mana expulsé par les corps suppliciés afin de faire monter de niveau l'ensemble du petit panthéon de charcuteurs et de récolter de nouveaux parchemins permettant d'avoir accès à quelques améliorations de statistiques ou de nouvelles techniques de plus en plus puissantes, capables parfois de dévaster une petite armée d'une seule pression du pad. Mine de rien le contenu est tout simplement gigantesque et promet une durée de vie délirante pour peu que le joueur possède des pousses bodybuildés et le cerveau d'une cannette de bière. Pas si rare que ça en a l'air d'ailleurs.

Nathanaël Bouton-Drouard








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On ne change pas une équipe qui gagne. On ne change pas non plus une équipe qui ne gagne pas manifestement. Si les modélisations des personnages ont légèrement gagné en finesse et que les vagues d'ennemis dépassent désormais les cinquante playmobils attendant patiemment leur tour, dans le moteur c'est toujours aussi sommaire. L'IA tout d'abord n'a pas connu d'évolution salvatrice, tout comme le moteur physique, les textures des arrières plans, la caméra, la construction des niveaux... Le décorum post-apocalyptique n'excuse pas toute la pauvreté graphique du soft. Plus rageant, les effets d'explosions et de transformations corporelles, les gerbes de sang et autres déchirures gore auraient tout de même mérité à être moins expédiées et surtout moins ridicules.

 

 
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