METAL GEAR SOLID : PORTABLE OPS
Japon - 2006
Image plateforme « PSP »
Image de « Metal Gear Solid : Portable Ops »
Genre : Espionnage
Développeur : Kojima Production
Durée : élevée
Langue : Anglais sous-titré français
Distributeur : Konami
Date de sortie : 25 mai 2007
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Metal Gear Solid : Portable Ops »
portoflio
LE PITCH
Six ans après les évènements de Snake Eater, un ancien commandant d’une section d’anciens soldats FOX est bien décidé à rompre la fragile paix existant entre les américains et les soviétique. Heureusement Snake traine dans le coin.
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Franchise rétrécie

Deux épisodes du concept dérivé Metal Gear Acid n'auront pas suffi à combler les fans de la saga d'Hideo Kojima, des fans qui, de mois en mois, s'évertuaient à demander à leur Saint Patron un réel épisode au format Playstation Portable.

 

Le sous-titre de ce nouvel opus de Metal Gear Solid en atteste : l'UMD distribué aujourd'hui par Konami entend répondre directement aux attentes du public, en adaptant les ficelles de la franchise au support nomade. En ce sens, Portable Ops était attendu autant que redouté car si d'une part la miniaturisation du gameplay donnait toute lattitude au studio de Kojima pour expérimenter et disserter en profondeur sur les nouvelles notions de jeu vidéo, d'autre part la réduction inévitable des possibilités ludiques (faut-il rappeler que la PSP ne comporte que la moitié des commandes des consoles de salon ?) mettait de sacrés bâtons dans les roues d'une équipe pourtant reconnue pour sa capacité à repousser sans cesse les limites interactives du jeu vidéo grand public.

shoot'em up tactique

 

Sans surprise Portable Ops répond à ces attentes et ces doutes précis, mais a le bon goût de désarçonner le joueur d'emblée en mettant en exergue ses propres "défauts". Non sans ironie, le jeu démarre ainsi au plus profond d'une cellule de prison, qui souligne à l'image l'étroitesse ludique de la PSP. Comme pour accentuer le gain de liberté progressif du gameplay (le joueur apprenant en quelques heures à viser ou se déplacer avec toujours plus de justesse), le jeu s'ouvrira par la suite aux extérieurs, une fois que le joueur aura achevé d'absorber intuitivement les codes du soft. Plus feutré et plus attentif au détail (la gestion du bruit est ici primordiale) que ses aînés, Metal Gear Solid - Portable Ops se savoure dès lors comme un épisode à part, dont les enjeux dramatiques, tous passionnants, épousent avec pertinence des insuffisances techniques qui, au sein d'autres productions, auraient sauté aux yeux comme le nez au milieu du visage.

Simon Grueber




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S'il est encore loin d'atteindre le niveau technique d'un Syphon Filter - Dark Mirror, ni même du pétaradant Chili Con Carnage d'Eidos, Metal Gear Solid Portable Ops fait tout de même honneur au support PSP. L'animation est fluide et joliment travaillée, les textures sont convaincantes, les personnages finement modélisés, les effets de lumière réussis... Pas une révolution, mais une belle exploitation du potentiel de la machine. Les fans seront aussi heureux de retrouver la partition célèbre de Harry Gregson-Williams, que viennent supporter des bruitages de haut rang.

 
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