SAINTS ROW THE THIRD: REMASTERED
Etats-Unis - 2011
Image plateforme « Playstation 3 »Image plateforme « Xbox 360 »Image plateforme « PC »Image plateforme « Playstation 4 »Image plateforme « Xbox One »Image plateforme « Nintendo Switch »
Image de « Saints Row The Third: Remastered »
Genre : Action
Musique : Divers
Développeur : Volition
Durée : élevée
Langue : Français
Distributeur : Deep Silver
Date de sortie : 22 mai 2020
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Saints Row The Third: Remastered »
portoflio
site officiel
LE PITCH
Devenus des stars des médias, déclinés au cinéma et à la télévision sous toutes les formes, les Saints ont perdu leur arme. Une aura que s’efforce de déboulonner le nouveau syndicat du crime, justement nommé… Le Syndicat. Ils vous enlèvent en plein casse, vous vide vos comptes et tentent de vous éliminer physiquement. Après une évasion brillante, il faut désormais réussir à réinstaller son empire violet.
Partagez sur :
Anges déchus

Nôwel c'est la saison des cadeaux, des gentillesses, des services rendus et de la célébration des chn'enfants et du petit Jésus. Rien à f.... ! Avec le nouveau Saints Row, ça va être le temps de la musique à fond dans les enceintes, du massacre d'innocents et de l'hystérie collective. Yeah !!!

 

A l'origine petit copieur invétéré, Saints Row aura réussi à installer dans son second opus une tonalité inédite, ou en tout cas allant à contre-courant de la direction prise par son modèle initial : GTA. Pas question ici de rechercher une approche réaliste ; mettant en avant une ambiance sombre et une trame dramatique, Saints Row est clairement avec The Third devenu le terrain de jeu des adeptes du grand n'importe quoi. Comme une carte de visite, Volition (la série des Red Faction) ouvre son opéra grotesque sur un casse qui tourne méchamment mal, déborde sur un arrachage de coffre à l'aide d'un hélicoptère puis sur une fusillade accroché à celui-ci... Une belle entrée en matière qui distille les éléments du (léger) scénario et enchaîne sur un rapt en avion suivi d'un gunfight dans le bastingage, en chute libre, puis sur un retour dans la carlingue, histoire d'envoyer une bastos dans un belge trop pompeux. Et encore une fois, retour dans les airs pour récupérer sa collègue à quelques mètres sur sol ! Même James Bond dans Goldeneye fait petit joueur à côté. Ebouriffante, incroyable et diablement excitante, cette introduction prépare à la suite : oui, le joueur va pouvoir faire à peu près tout et n'importe quoi.

 

hyper tension

 

A commencer par choisir l'apparence de son avatar, lui procurer des frusques sidérantes de classe ou de mauvais goût, le laisser se trimbaler les fesses à l'air ou en tenue sadomaso, tout en obligeant ses collègues du gang à afficher la mini-jupe ou le costard disco. L'esthétique du soft est de toute façon criarde et même une poursuite à dos de masochiste en cuir clouté ne choque, dans ce contexte, plus personne. Et cette débauche de parodie gangsta, de détails vulgos et de pratiques amorales (on flingue tout ce qui bouge et les flics ne font pas mieux) d'apporter une telle irréalité, une telle surenchère, qu'elle en deviendrait presque (presque !) poétique. Elle fonctionne en tout cas comme exutoire quasi-christique, une solution détartrante à toutes les leçons d'éthique répétées jusqu'à plus soif dans les média populos. Restent quelques missions répétitives ou pas franchement excitantes (les séances d'escortes), mais à côté de cela, on ne peut que saluer les possibilités de participer à une émission de TV-réalité célébrant les enchaînements meurtriers, de prendre les commandes d'un tank pour engranger le maximum de destruction dans les rues ou d'user d'un godemiché géant pour bastonner les passants. Du bonheur qu'on vous dit ! Pas le temps de s'ennuyer en somme, puisqu'entre quelques situations bizarroïdes, les plus assidus s'efforcent de gérer leur parc immobilier, et d'éliminer la concurrence mitraillette à la main pour engranger quelques points de respect supplémentaires. Ces derniers servent à débloquer de nouvelles activités mais aussi des points d'habileté permettant de tirer avec deux flingues en même temps, donnant une meilleure résistance ou offrant l'accès à des numéros de téléphone très pratiques... comme la livraison en 30 secondes d'un avions en pleine place publique. Peu importe dès lors que le scénario principal ne compte qu'une petite dizaine d'heures, que le multi soit anecdotique et que le tout souffre d'une réalisation pas toujours au niveau, Saints Row The Third, le premier jeu gonzo, est un défouloir de grande envergure. 

 

retour de Winner ?


Avec presque dix ans de distance, The Third a-t-il toujours autant le sens du fun ? Détonne-t-il toujours autant dans le paysage finalement assez policé du GTA-like ? Dans les grandes lignes bien entendu que oui, surtout que cette mouture « ultime » a eu la bonne idée d'intégrer un mode multi-joueurs alors inédit permettant d'inviter un camarade en ligne, ou de débarquer d'un vol dans sa partie à lui avant de lancer un assaut tonitruant sur une base résistante du syndicat. Sans doute l'une des meilleures plus value de cette ressortie, avec l'opportunité toute aussi agréable de lancer une partie qui intègre d'emblée les tonnes de DLC que connus le soft sur les anciennes consoles et les trois packs d'extensions comme ce fut le cas sur l'édition 2012, le bien nommé « Gros paquet ».

Soit la délirante parodie de tv-trash Genkibowl VII, l'amusant et kitch Gangstas in Space et son tournage de nanar et le très anecdotique Le Problème avec les clones. Dommage que sur cette structure franchement déconnante et débridé, ce portage Ultra HD se contente par contre du stricte minimum du coté de la remasterisation proprement dîte. Quelques modélisations plus rondes et précises, quelques textures qui donnent le change, une définition un poil plus creusée... Mais déjà pas des plus impressionnants de ce coté là sur une 360 ou une PS3, Saint Row The Third a des airs de Cadillac volée et repeinte à la va vite. Chutes de framerate et bugs de collisions nous reviennent intacts. Du coup, comme le veut la tradition, la mouture est l'occasion rêvée pour les petits nouveaux de découvrir une proposition outrageusement grossière et donc irrésistible. Ceux qui ont déjà joué du godemiché géant après un saut en parachute du haut d'un building peinturluré du sang fluo d'un gang adverse n'y trouveront pas forcément de raisons suffisantes à y replonger.

Nathanaël Bouton-Drouard














Partagez sur :
 

Si l'on observe une réelle amélioration depuis le poussif Saints Row 2, on ne peut cependant pas non plus hurler des louanges sur l'aspect technique de The Third : les modélisations sont souvent grossières, les textures répétitives et pas franchement détaillées, tandis que le moteur physique enchaîne les bourdes. Certes voir un passant éjecté sur 3 kilomètres après une baffe concourt à l'identité unique du soft, mais cela reste assez gênant tout de même, à l'instar des nombreux personnages coincés dans un mur ou d'un corps à moitié enfoncé dans le sol. Ca gâche un peu le spectacle, vous en conviendrez.

 
Crédits & mentions légales - Publicité - Nous contacter
Copyright Regard Critique 2009-2020