RADIANT SILVERGUN
Japon - 1998 / 2011
Image plateforme « Xbox Live Arcade »
Image de « Radiant Silvergun »
Genre : Shoot'em up
Musique : Inconnu
Développeur : Treasure
Durée : moyenne
Langue : Japonais sous-titré français
Distributeur : Microsoft
Date de sortie : 14 septembre 2011
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Radiant Silvergun »
portoflio
LE PITCH
Le 14 juillet 2520, alors que Tengai, Baster, Reana, Guy et leur humanoïde, le Créateur, sont en mission spatiale, ils reçoivent un appel du chef des armées en personne, Igorashi : celui-ci leur annonce que, lors de fouille scientifiques, un objet mystérieux a été découvert, et il était accompagné d’un humanoïde portant le même numéro de série que le créateur. Quelques heures plus tard, l’objet fait disparaître la planète Terre.
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De 1200 francs à 1200 MS points

Le Marché XBox Live semble le service de choix pour les retro-gamers : parmi la flopée de titres cultes disponibles, trois sont des créations de Treasure (un quatrième, Guardian Heroes, est également prévu). Et nous avons là l'un des shoot'em ups les plus réputés de l'histoire : Radiant Silvergun.

 

Sorti en 1998 en arcade puis, quelques mois plus tard, sur Saturn, Radiant Silvergun n'est jamais arrivé officiellement sur notre territoire. Et c'est, entre autre, ce qui lui a donné une aura particulière : disponible aujourd'hui pour 1200 MS points, la version Saturn pouvait se négocier jusqu'à plusieurs centaines d'euros ! Mais, outre ces valeurs purement mercantiles, le titre de Treasure a su se faire une place de choix au sommet du genre grâce, notamment, à un gameplay unique. D'une richesse incroyable, il peut facilement noyer les joueurs de shoot occasionnels, puisqu'il faut jongler entre sept armes différentes ! Il faut découvrir dans quelle situation chacune d'elle est la plus efficace et ne pas s'emmêler les pinceaux dans le feu de l'action : heureusement, si vous jouez à la version XBLA en 16/9e, une option permet d'afficher une anti-sèche très pratique sur le côté de l'écran. Le système de scoring fait également preuve d'originalité d'une part parce qu'il est lié à l'évolution de votre armement : vous n'amassez pas d'item bonus, mais ce sont les points engrangés qui sont convertis en XP ; ceux-ci sont alors répartis entre les trois catégories d'armes en fonction de celle que vous avez utilisée (Vulcan, le tir de base, Spread, les tirs de zone, et Homing, les tirs à tête chercheuse). Le scoring se démarque d'autre part car il s'appuie sur les couleurs des ennemis (d'où le lien spirituel avec Ikaruga) : abattez-en trois de la même couleur à la suite (rouge, bleu ou jaune) et vous obtenez un bonus d'XP, par exemple.

 

Nobody Blinks !

 

Radiant Silvergun, c'est aussi une ambiance et un background. C'est sans doute le shmup qui propose la trame scénaristique la plus développée car, en plus du mode Arcade d'origine, la version console s'est vue ajouter un mode Histoire, accompagné d'une intro animée (réalisée par le studio Gonzo) et d'un narrateur que l'on peut entendre occasionnellement au cours du jeu. Ce background recherché montre encore à quel point les développeurs ont voulu faire de leur jeu un œuvre originale et cela se retrouve par ailleurs dans la construction du jeu : aussi étrange que cela puisse paraître, c'est au stage 3 que l'action commence ! Une fois celui-ci traversé, vous aurez le choix entre avancer vers le stage 4 ou revenir dans le passé, au stage 2. Quant à l'ambiance, elle est soulignée, magnifiée par les musiques de Hitoshi Sakimoto : un nom évocateur, particulièrement pour les fans de RPG, et pour cause : le compositeur est connu pour son travail sur des titres tels que FF Tactics, FF XII ou encore Vagrant Story, mais aussi Gradius V, célèbre shmup développé par Treasure (encore eux) pour le compte de Konami. Le résultat donne, là encore, un caractère spécial au jeu : les compositions se révèlent à la fois planantes et épiques, plus proche de ce qu'offraient justement les J-RPG que des pistes sonores énergiques, orientées rock ou techno, que l'on pouvait entendre dans la plupart des shoot'em up de l'époque. Pour toutes ces raisons, Radiant Silvergun est un jeu à part et le voir aujourd'hui est un évènement qui mérite d'être salué : vous pourrez enfin l'acquérir, certes en version dématérialisée, mais sans avoir à vendre un rein.

Benoit Barny








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Pour un jeu 32 bits, Radiant Silvergun porte plutôt bien ses 13 ans. Même s'il n'a fait l'objet d'aucune refonte, le jeu de Treasure affiche des graphismes qui étaient éblouissant à l'époque de sa sortie, et qui bénéficie d'un filtre HD efficace pour faire honneur à nos écrans plats, même si, évidemment, l'aliasing répond toujours présent et les textures sont assez simplistes par rapport à ce que l'on trouve dans les productions actuelles (enfin, à ce niveau, il faudrait vraiment être un triste sir pour s'arrêter à ces détails). L'animation n'est pas en reste : du pivotement de votre vaisseau aux mouvement fluides de certains boss (mention spéciale au dragon du stage 2), les développeurs ont soigné le moindre détail, et aucun ralentissement ne vient ternir le tableau malgré l'avalanche de boulettes et d'explosions. Soigné jusqu'à la moelle, on vous dit !

 
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