DRAGON QUEST VI : LE ROYAUME DES SONGES
Dragon Quest VI: Maboroshi no Daichi - Japon - 1995 / 2010
Image plateforme « Nintendo DS »
Image de « Dragon Quest VI : Le Royaume des songes »
Genre : RPG
Musique : Koichi Sugiyama
Développeur : ArtePiazza
Durée : élevée
Langue : Français
Distributeur : Square-Enix
Date de sortie : 20 mai 2011
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Dragon Quest VI : Le Royaume des songes »
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LE PITCH
Il menait une vie paisible dans un village endormis… jusqu’à ce qu’il découvre un passage vers un autre monde et parte à l’aventure en quête de réponses. Aiderez-vous ce jeune héros à retrouver son passé ?
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Comme un rêve

Considérée comme le sommet de la saga Dragon Quest par de nombreux fans, la « Trilogie du ciel » trouve son aboutissement dans Le Royaumes des songes, dernier chapitre inédits en France à se voir offrir un joli remake sur DS. Un titre old school par essence mais d'une inventivité et d'une efficacité qui en imposent encore aux petits jeunôts.

Après le découpage en chapitres (destins parallèles de différents personnages) et l'évolution générationnelle de L'épopée des élus et La Fiancée céleste (respectivement DQ 4 et 5), Dragon Quest VI semble a priori se tourner vers une construction bien plus classique et linéaire. Il est une fois encore question de suivre le destin d'un jeune héros plein de courage et de ses amis affrontant les Forces du Mal, mais une fois le premier tiers du jeu dépassé, on en vient clairement aux choses sérieuses. Plutôt bien construit et attrayant mais ressemblant un temps à une suite de combats et de mini-quêtes introductives, le soft démarre réellement lorsqu'il devient possible de changer les « jobs » des personnages. Cette pratique régulière dans la saga d'Enix trouve ici un brillant équilibre, puisque les développeurs donnent une liberté totale au joueur et l'incitent souvent aux mariages les plus improbables, afin de débloquer les meilleures capacités. Pas de gestion de l'expérience à l'horizon pour augmenter les niveaux de ces spécialisations (lesquelles deviennent dès lors indépendantes des niveaux du personnage), mais un certain nombre de combats à prévoir si l'on veut décrocher les huit étoiles nécessaires. Fondations des DQ, les combats au tour par tour en vue subjective (rappelant son statut de vétéran à l'instar de nombreux RPG PC), toujours très fréquents dans la série, ne sont plus alors une redondance nécessaire, mais bien un exercice passionnant, toujours utile et formateur.

 

d'un monde à l'autre


Le niveau de difficulté, intelligemment dosé, permet tout autant de renouveler sans cesse l'intérêt de ces escarmouches, entraînant quatre de vos héros (deux doivent rester en renfort) face à des ennemis portant agréablement la touche graphique d'Akira Toriyama (Dragon Ball).  L'exploration s'avère donc risquée mais excitante, et à l'image du Final Fantasy VI (chef-d'œuvre absolu, faut-il le rappeler) sorti un an plus tôt, DQVI s'amuse à lâcher littéralement le joueur une fois tous les enjeux exposés. Se déroulant entre deux mondes parallèles d'une ressemblance déroutante,   Le Royaume des songes oblige le joueur à trouver sa voie à travers des cartes relativement étendues, à la recherche d'indices supplémentaires, de nouveaux compagnons et surtout de techniques et d'armes plus puissantes, indispensables pour démonter la tronche du démon (à noter une localisation des noms franchement navrante). Il faut d'ailleurs ajouter à ces deux espaces riches et complets quelques voyages navals... voire célestes. Décontenançant pour les habitués des RPG modernes, le genre ayant aujourd'hui l'habitude de prendre son petit monde par la main, DQVI reste passionnant pour tous ceux qui aiment fouiller chaque recoin d'un jeu et braver une durée de vie pouvant atteindre glorieusement la cinquantaine d'heures. Brillamment revisité par ArtePiazza (Opoona), Dragon Quest VI paraît forcément sensiblement daté par son scénario et des personnages effleurés à défauts d'être creusés, mais le redécouvrir sur DS équivaut à remettre la main sur la quintessence d'un genre... et d'une époque.

Nathanaël Bouton-Drouard


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Après un Dragon Quest IX lui totalement inédit, le dernier des remakes sur DS pourrait passer pour un austère ancêtre avec son utilisation toujours prégnante des combats au tour par tour vus à la première personne, ses menus sommaires et ses personnages qui se déplacent en 2D. Mais ce serait trop vite oublier l'âge du soft original et le travail remarquable effectué depuis la version Super Nes, les nouveaux graphistes s'étant efforcés de remettre l'œuvre au goût du jour sans pour autant trahir les origines. Déjà en nette amélioration sur Dragon Quest V, les animations (2D donc) et les environnements entièrement retravaillés en 3D font une fois encore preuve d'un approfondissement notable. Seules les cartes vues du ciel ne semblent pas avoir connu de refonte depuis leur copie 16 Bits, mais préservent par là-même leur lisibilité (on se console comme on peut). Certes nombres de décors et de sprites proviennent directement des moteurs des deux remakes précédents, mais les détails sont ici bien plus nombreux et riches, tandis que certains passages scriptés s'approchent clairement du dernier opus en date.

 
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