INAZUMA ELEVEN
Japon - 2008
Image plateforme « Nintendo DS »
Image de « Inazuma Eleven »
Genre : RPG
Musique : Yasunori Mitsuda
Développeur : Level-5
Durée : élevée
Langue : Français
Distributeur : Nintendo
Date de sortie : 28 janvier 2011
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Inazuma Eleven »
portoflio
site officiel
LE PITCH
Le club de football du collège Raimon traverse une mauvaise passe : le manque de joueurs et d’entrainement en fait l’une des plus mauvaises équipes en activité. Mark Evans, capitaine de son état, se fait bien du souci pour l’avenir de son club… Un jour, le destin lui fait croiser la route d’Axel Blaze, attaquant de choc et légende vivante du football…
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Dream Team

Eux aussi, « ils sont partis pour gagner » ! Les Inazuma Eleven comptent bien prendre le pouvoir sur le terrain et font faire appel à nombres de coups spéciaux propices à des torrents d'effets de lumière et autres poses ridicules. Ca vous rappelle quelque chose ? C'est normal.

Level-5, c'est le petit studio qui monte, qui monte... et qui explose tout. Après avoir joué les sous-mains avec talent pour quelques grands éditeurs comme Square Enix (Dragon Quest VIII)  ou Sony (Jeanne d'Arc), la petite bande a réussi à prendre son envol en remportant des succès sur leur son nom et ses concepts, notamment avec la saga du Professeur Layton. Mais ce n'est pas là sa seule trouvaille. Car, sans doute emprunts d'un élan de nostalgie sportive, les développeurs ont imaginé obtenir le croisement entre les parties de ballon rond et le très nippon RPG ! L'idée paraît curieuse, même s'il faut rappeler que dans les années 90 les adaptations directes d'Olive et Tom (Captain Tsubasa) s'en approchaient déjà largement. Et force est de constater que Inazuma Eleven est clairement un hommage appuyé a la vision complètement fantasmée du monde footballistique de Yôichi Takahashi, avec ses techniques aussi spectaculaires que grotesques faisant apparaître un dragon vengeur venant défoncer les buts ou une main gigantesque pour protéger ses cages ; des techniques culminant lorsque deux joueurs se lanceront dans une combinaison dévastatrice. Et comme dans tout bon RPG, ces enchaînements, il va falloir les apprendre, découvrir des documents permettant de les confier à certains membres de l'équipe ou attendre de les voir apparaître lors des gains d'expérience.

 

droit au but


Le titre de Level-5 se construit via deux phases distinctes : explorations d'un côté, partie de foot de l'autre. La première s'amuse à amonceler tous les clichés du genre (camarade traumatisé par l'accident de sa sœur, héros pour qui « le foot c'est la vie », équipes adverses démoniaques...), quitte à ressembler par moment à un Pokemon-like puisque l'on est invité à engager jusqu'à 1000 compagnons différents. La seconde phase de jeu permet de mettre en place les différentes aptitudes à travers une multitude de mini-défis (remplaçant les combats aléatoires d'un Final Fantasy), assez répétitifs et trop faciles, mais surtout lors des quelques matchs qui jalonnent l'aventure. Là, stylet en main, le joueurs indique les mouvements des joueurs, les place sur le terrain lors des arrêts de jeu et essaye surtout d'engranger un maximum de buts et de balancer tous azimuts les mouvements les plus improbables (murs de flammes, frappe atomique, accélération azimutée, immobilisation intempestive). Souvent drôle, étonnamment prenant, Inazuma Eleven se révèle être une jolie surprise, originale en tout cas, mais n'est pas exempte de menus défauts, laissant par exemple la gestion de l'équipement de côté (l'incidence d'une nouvelle paire de pompes est bien trop limitée) ou rendant souvent l'aspect tactique (opposition entre l'alignement des persos) des plus sommaires, voire carrément gadget. Le titre propose néanmoins d'excellentes bases pour de futurs épisodes (déjà sortis au Japon), et propose des petits matchs hilarants entre amis via la connexion Wifi, malheureusement uniquement en local.

Nathanaël Bouton-Drouard


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Si les phases d'exploration ressemblent à s'y méprendre à un épisode chiadé (tout de même) des sempiternels Pokémon avec ses mini-sprites tout mignons et ses décors proprets aux couleurs vives, la touche Level-5 se reconnaît clairement dans le déballage de séquences animées des plus soignées, accompagnées qui plus est par des voix françaises très proches de celles du Professeur Layton. Rien de mieux pour retrouver l'esprit Olive & Tom, tout comme le découpage en épisodes dont les titres sont scandés à l'ancienne. On pourrait regretter que les mouvements des personnages en SD ne soient pas un peu plus travaillés, mais les nombreuses animations qui viennent accompagner l'utilisation des coups les plus explosifs sont largement plus généreuses et font honneur à la petite machine. On ne peut cependant pas en dire autant des musiques de  Yasunori Mitsuda (Chrono Trigger, Xenogears), qui se contente ici de petits thèmes d'accompagnement très vite lassants.

 
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