HIGHLANDER – SOIF DE VENGEANCE
Highlander – The Search for Vengeance - Japon / Etats-Unis - 2007
Image plateforme « DVD »
Image de « Highlander – Soif de Vengeance »
Réalisateur : Yoshiaki Kawajiri
Image : 1.85 16/9
Son : Anglais Dolby Digital 5.1 et Stéréo, Français Dolby Digital 5.1
Sous-titre : Français
Durée : 86 minutes
Distributeur : Kazé
Date de sortie : 9 juin 2010
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
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LE PITCH
Colin Mac Leod est un immortel. Il traverse les Ages depuis des siècles afin d’assouvir sa vengeance contre Marcus, le général romain responsable du meurtre de sa femme et de l’extermination de son clan. Années après années, combats après combats, Colin affronte d’autres immortels afin d’accroître sa puissance et de terrasser Marcus, l’immortel qui lui a volé son âme. Bien des siècles plus tard, dans la ville de New York dévastée par un virus, Colin retrouve enfin son enne...
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"il ne doit en rester que deux"

Et un de plus. Encore un nouvel Highlander qui à l'instar du dernier objet filmique (The Source) aura semble-t-il eu bien du mal à trouver un distributeur français. Arrivé trop tard sans doute, Soif de Vengeance est cependant ce que la licence à produit de mieux... depuis le premier film de Mulcahy.

 

L'emballant Highlander « plus 80's tu meurs » n'avait à l'origine rien qui ne laissait présager une descendance aussi fournie. Et pourtant, malgré un final pour le moins définitif pour cause de remontage de dernière minute, le film de Russel Mulcahy a depuis connu pas moins de quatre suites sur grand écran, deux séries TV, une série animée et quelques novélisations. Mais parmi toutes ses productions aux moyens déclinants, aucune ne mérite véritablement de rester dans les mémoires. Scénariste déjà derrière la première série TV et sa petite sœur L'Immortelle, David Abramowitz revient ici à la charge, imaginant par un alibi bien poussif un nouvel immortel issu des Highlands écossais. Une fois le titre sauvé, il détourne heureusement l'arrière-plan contemporain habituel pour plonger Colin Mac Leod dans un voyage à travers le temps, motivé par une vengeance inassouvie, de la conquête romaine à un futur post-apocalyptique. Un trip en ligne droite qui rejoue autant des séquences déjà vues dans l'original (bataille épique dans la campagne écossaise) qu'un avenir déjà bien esquissé par des centaines de bandes plus ou moins bis. Dialogues basiques, psychologie des personnages limitée à leur plus simple appareil (seul le méchant Marcus, philosophe totalitaire et guindé, sort du lot) sont pourtant un matériau idéal pour le cinéaste japonais Yoshiaki Kawajiri (La Cité interdite, Vampire Hunter D Bloodlust, Animatrix).

 

Les jambes sans la tête


Lui qui aime justement tant le cinéma d'exploitation à l'ancienne se complaît ici dans de nombreuses références, allant de Mad Max (et surtout à ses copies fauchées italiennes) aux films de sabres japonais en passant par les péplums. Un melting-pot populaire, que Kawaijiri transcende par sa propre tendance au sadisme et aux visions décadentes (un immortel mutant qui se bat avec une épée tronçonneuse), peuplées de créatures féminines longilignes à moitié dénudées et particulièrement sensuelle, et de guerriers aussi virils qu'androgynes. D'un support pas forcément élogieux, le créateur du sublime Ninja Scroll réussit à recréer un film à son image, le magnifiant par une réalisation d'une élégance rare. Limitant au maximum les mouvements de caméra, Kawajiri construit ce film d'action intense et spectaculaire par le biais de plans fixes construits avec minutie et une fascination évidente pour les westerns italiens classieux de Sergio Leone ou plus baroques de Sergio Corbucci, s'appuyant sur une chorégraphie opératique implacable et une gestion de l'espace qui impose le respect. Et ce spectacle visuel frôlant le sublime de profiter une nouvelle fois de l'animation élégante du studio Madhouse (Paprika, Summer Wars) pour aboutir à un long-métrage certes plombé par un script bateau, mais qui a méchamment de la gueule. Si seulement tous les Highlander pouvaient en dire autant...

Nathanaël Bouton-Drouard








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Image :
Visuellement ambitieux, le film de Kawajiri mérite largement le master présenté dans cette édition. Immaculée du début jusqu'à la fin, l'image impose des couleurs pleines et soulignées, des contrastes bien dessinés et des noirs profonds. Un très joli travail malheureusement gâché par moments par une compression qui manque de tenue dans les arrières-plans, et entraîne l'apparition de petit paquets peu gracieux.

 

Son :
Produit en priorité pour le marché occidental et les fans de la saga Highlander, l'animé a donc été doublé en anglais pour sa version originale. L'acting n'est pas forcément à la hauteur de la mise en scène, mais le mixage Dolby Digital 5.1 tient largement la route avec une dynamique particulièrement soutenue lors des nombreuses scènes d'action. Un peu mécaniques dans leurs sonorités, celles-ci restent cependant agréablement fluides et équilibrées, avec les dialogues bien balancés. Légèrement plus plate, la version française est du même acabit.

 

Interactivité :
Où sont passés les bonus produits pour les éditions déjà existantes dans le reste du monde ? Où sont l'interview de Kawajiri et le petit documentaire sur la rencontre entre les équipes japonaise et américaine ? Mystère.

 

Liste des bonus : Bandes-annonces

 
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