SHERLOCK HOLMES
Etats-Unis / Angleterre - 2010
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Sherlock Holmes »
Genre : Thriller
Réalisateur : Guy Ritchie
Musique : Hans Zimmer
Image : 1.85 16/9
Son : DTS HD Master Audio 5.1 anglais ; Dolby Digital 5.1 français, italien et allemand
Sous-titre : Français, anglais, portugais, danois…
Durée : 120 minutes
Distributeur : Warner Home Video
Date de sortie : 3 juin 2010
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Sherlock Holmes »
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site officiel
LE PITCH
Après qu'une série de meurtres rituels a ensanglanté Londres, Holmes et Watson réussissent à intercepter le coupable : Lord Blackwood. A l'approche de son exécution, ce sinistre adepte de la magie noire annonce qu'il reviendra du royaume des morts pour exercer la plus terrible des vengeances...
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Arnaques, crimes et Scotland Yard

Après avoir surfé sur la vague tarantinienne avec un opportunisme rare (vous avez manqué Arnaques, crimes et botanique et Snatch ? Pas la peine de tenter un rattrapage...), Guy Ritchie décide de redonner un coup de jeune au personnage légendaire de Conan Doyle : Sherlock Holmes. Un rafraîchissement qui a bien des chances de faner bien plus prématurément que les précédentes adaptations de l'œuvre.
 

L'idée de renouer avec l'un des héros les plus importants de la culture britannique n'était pas mauvaise en soi, d'autant que la série télévisée Docteur House s'était rapidement chargée de mettre en évidence l'intemporalité de ses mécanismes dramatiques. A bien y réfléchir, on aurait même préféré contempler Hugh Laurie en tête d'affiche de ce nouveau Sherlock Holmes, au titre aussi synthétique qu'arrogant, tant la dynamique sur laquelle s'appuie Guy Ritchie semble calquée sur le show de Bryan Singer. Exacerbant de la même manière le caractère asocial du héros, mais aussi son cynisme et son aversion pour l'autorité, le cinéaste et ses scénaristes jugent bon de servir à Robert Downey Jr. un plat propice au plus libre des one-man-show. L'acteur étant plutôt du genre à tirer la couverture à lui et, en cas de directions limitées, à se mettre lui-même en scène, il se dégage vite du protagoniste un certain décalage, la star d'Iron Man prenant souvent le pas sur le matériau supposément référencé. Très juste mais honteusement sacrifié par un script à la fois fouilli et trop focalisé sur son icône (beau paradoxe en soi), Jude Law n'arrive pas à contrebalancer la machine Downey Jr., alors même que le personnage de Watson a toujours été pensé pour équilibrer le rôle de Sherlock Holmes.

 

Idées en vrac

 

Il reste tout de même quelques raisons de se réjouir à la vue de cette nouvelle adaptation. D'une part, Ritchie abandonne les expérimentations prétentieuses qui définissaient jusqu'ici son cinéma, au profit d'un film d'aventure certes décousu mais très correctement façonné. Miracle, quelques idées visuelles font mouche, notamment la manière dont Holmes décompose ses combats en amont, avec la virtuosité stratégique qu'on lui connaît. Autre bon point, la volonté de la production de préserver l'ambiance à la limite du fantastique de la série, avec ce qu'il faut de vraie fausse magie noire, de pseudo-résurrections et de sociétés secrètes. Avec plus de discernement dans sa caractérisation et une énergie un peu plus prégnante (qu'est-ce qu'on s'ennuie, quand même !), ce Sherlock Holmes aurait sans doute pu rivaliser avec Le Secret de la pyramide de Barry Levinson, seule vraie tentative réussie de redonner à la franchise un sérieux coup de jeunesse. Reste désormais à espérer que l'essai soit transformé par l'inévitable séquelle...

Alexandre Poncet
AUTRE AVIS :

« Dur de succéder aux nombreuses réussites qui émaillent la carrière cinématographique du détective de Conan Doyle. Sans prétention et avec beaucoup de décontraction, le long-métrage de Guy Ritchie joue les divertissements de qualité avec un déhanché de dandy. Quelques excellentes idées de mise en scène et un duo d'acteur qui fait mouche : on n'en attendait pas forcément beaucoup plus. »

Nathanaël Bouton-Drouard


FILM : 4/6





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Image :
Etrange. Voilà le terme qui frappe les plus pointilleux des spectateurs, lesquels ne pourront s'empêcher de remarquer que les séquences de nuit et les plans les plus sombres de Sherlock Holmes perdent le plus souvent toute la richesse théorique d'un master HD : profondeur limitée, teintes affadies et surtout noirs sans conviction ni fermeté. D'autant plus curieux que dès qu'une source de lumière plus soutenue fait son apparition, les détails explosent à l'écran, les couleurs se montrant particulièrement riches et un agréable effet de relief accompagnant l'expérience.  

 

Son :
Rien ne change chez Warner : une fois encore seule la version anglaise profite d'un mixage DTS-HD Master Audio 5.1 (a contrario de l'édition américaine), tandis que toutes les autres doivent se contenter d'un Dolby Digital 5.1 efficace, mais aujourd'hui un poil daté. Surtout que la piste VO fait preuve d'une énergie communicative et d'une clarté exceptionnelle. La dynamique globale est d'un grand naturel, jouant l'équilibre entre l'origine des différents effets tout en soulignant les dialogues et en se mêlant habilement à la musique (excellente) d'Hans Zimmer. Un score musclé et classieux... à l'image du film donc.

 

Interactivité :
Direct et promotionnel, le document Sherlock Holmes réinventé fait office de featurette d'usage où  tout le monde n'a de cesse de rappeler à quel point le film est formidable et les acteurs incroyables. Pas grand-chose à se mettre sous la dent, donc ? Et si, car toute l'interactivité se retrouve dans l'option Maximum Movie Mode dont seuls quelques sujets (costumes, décors, arts martiaux...) sont visibles directement dans le menus du Blu-ray. Ces derniers et beaucoup d'autres éléments se dégusteront donc en même temps que le visionnage du film avec l'apparition d'extraits du story-board, de reportages sur le plateau, d'interviews, de comparatifs avant / après plutôt chargés... Jamais austère, cette fonction s'écoule naturellement (pas besoin de cliquer pour obtenir telle ou telle info en particulier), accompagnée qui plus est par un Guy Ritchie filmé comme un présentateur de talk show qui joue le monsieur Loyal de service. Seul petit bémol à ce flot quasi-ininterrompu d'informations : ce type de bonus semble voué à remplacer un commentaire audio et du coup, le principal intéressé ne creuse jamais très profondément dans l'analyse de ses choix. On signalera également la curieuse absence des scènes coupées alors qu'on peut en apercevoir une ou deux dans les images volées sur le plateau. A noter que la présente édition fournit, en plus d'une jaquette toujours aussi horriblement « photoshopé », une copie DVD et digitale du long-métrage, histoire de le prêter à toute la famille.

 

Liste des bonus : Maximum Movie Mode, Sherlock Holmes réinventé (14'), accès BD Live, Copie DVD et digitale du film, bandes-annonces

 
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