DEXTER SAISON 1
Etats-Unis - 2006/2007
Image plateforme « DVD »
Image de « Dexter saison 1 »
Genre : Thriller
Musique : Daniel Licht
Image : 1.77 16/9 Compatible 4/3
Son : Anglais et Français Dolby Digital 5.1 et 2.0
Sous-titre : Français, anglais, suédois…
Durée : 636 minutes
Distributeur : Paramount Home Entertainment
Date de sortie : 22 avril 2010
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Dexter saison 1 »
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LE PITCH
Policier scientifique le jour, il profite de toute son ingéniosité et de ses talents pour se transformer en serial killer la nuit ! Dépourvu d’émotions, le protagoniste commet ses meurtres au risque d’alerter le commissariat de police de Miami pour lequel il travaille, et notamment sa propre sœur Deborah, elle-même inspecteur de police. Dexter a la particularité de ne s’attaquer qu’aux tueurs et autres pervers, appliquant un sens moral qui lui est propre, et non dénué d’un hum...
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Pacte de sang

Avec trois ans de retard sur la plupart de ses voisins, la France voit enfin officiellement atterrir le coffret DVD regroupant l'intégralité des épisodes de la première saison de Dexter. Un héros qui n'a décidément rien à voir avec ceux que l'on a l'habitude de voir à la télévision.

 

Depuis le début du siècle précédent, l'esprit des serial-killers n'a de cesse de fasciner la populace civilisée, celle-ci redécouvrant par le biais de ces meurtres sordides toute l'animalité refreinée de l'humanité. Le problème, ou la qualité première, de Dexter est que cette monstruosité est parfaitement dissimulée derrière un visage avenant et somme toute assez sympathique. Adaptée, très librement, des romans de Jeff Lindsay, cette première saison va donc s'efforcer de faire découvrir ce personnage inquiétant au moment où un autre tueur débarque à son tour à Miami et semble lui envoyer quelques messages au milieu de corps démembrés. Un pitch qui souligne l'appartenance du show au polar, remontant l'enquête de Dexter l'analyste des traces de sang et de ses collègues de la crim', mais qui surtout installe naturellement un contraste marquant entre cet ice-truck killer et le modus operandi du "héros". Car tout le trouble que provoque le visionnage des épisodes provient justement de la personnalité très touchante de Dexter. Un monstre auto-persuadé (aidé par un père policier pas franchement très inspiré), qui s'excuse de ses pulsions en ne s'attaquant qu'aux criminels locaux, évitant consciencieusement les innocents.

 

Universal Psycho


Malgré sa voix off bourrée d'humour noir et de décalage, le personnage est donc en recherche d'humanité, de son humanité. Et la série devient alors foncièrement passionnante, décortiquant ses rapports maladroits aux autres, ses réactions perdues face aux comportements romantiques ou sexuels de sa petite amie, l'amitié de ses collègues... Comment paraître normal lorsque la nuit occupe l'esprit ? Un contraste d'autant plus souligné que la photographie sature les couleurs chaudes et vives d'un Miami caliente, faisant baigner le show dans une lumière et une moiteur logiquement moins promptes à dissimuler la vraie nature de chacun. Car Dexter n'est bien entendu pas le seul à user d'un masque en société : c'est au final à peu près le lot de tout un chacun. Et ce serial killer au grand cœur de devenir, aussi grâce en grande partie à l'interprétation incroyablement subtile de Michael C. Hall (Six Feet Under), le reflet à peine biaisé du spectateur. Une œuvre en faux-semblant qui outre une écriture d'une infinie justesse (évitant les longueurs en se limitant à 12 épisodes par saison) paraît tout aussi remarquable par sa mise en scène élégante et largement plus chiadée que le tout venant télévisuel. Un petit bijou qui n'a d'ailleurs, dans les trois saisons suivantes, fait que confirmer tout le bien que l'on pouvait penser de lui.

Nathanaël Bouton-Drouard






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Image :
Certes on regrette que cette première saison ne soit pas encore exploitée au format Blu-ray, mais les quatre DVD en présence s'avèrent largement satisfaisants visuellement. Parfaitement nets, les masters montrent parfois quelques petites faiblesses dans les plans un peu plus sombres (noirs grisâtres, légers artefacts) mais dès que la lumière s'impose, les couleurs marquent par la richesse de leurs teintes et la force des contrastes.

 

Son :
Diffusée en stéréo, la série s'offre en plus de son mixage d'origine deux Dolby Digital 5.1 d'assez bonne facture préservant une source assez frontale (clarté des dialogues, musique limpide), avec un petit travail recréant une ambiance plus enveloppante, idéale pour retranscrire la réalité urbaine de Miami. 

 

Interactivité :
Malgré la longue attente qu'ont dû subir les fans français, ce coffret de la première saison brille par l'absence quasi-totale des bonus de l'édition US. Pas de featurettes, pas de reportages, il faut ici se satisfaire de quelques commentaires audio regroupant une partie du casting et de l'équipe technique... Mais non sous-titrés. "Décevant" est un euphémisme.

 

Liste des bonus : Commentaires audio des réalisateurs et des acteurs

 
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