ANTI-LIFE
Breach - Etats-Unis - 2021
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Anti-Life »
Genre : Science-fiction
Réalisateur : John Suits
Musique : Scott Glasgow
Image : 2.35 16/9
Son : Anglais et Français DTS-HD Master Audio 5.1
Sous-titre : Français
Durée : 92 minutes
Distributeur : Metropolitan
Date de sortie : 18 mars 2021
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Anti-Life »
portoflio
LE PITCH
2142. La Terre est ravagée par la peste. Un vaisseau, le dernier, est envoyé vers la « Nouvelle Terre ». Après que les passagers aient été mis en cryogénisation, les membres du personnel commencent à être victime d’un tueur inconnu.
Partagez sur :
Monsieur Propre

Quand on pense DTV pourri, on pense tout de suite à Nicolas Cage. Pas faux. Mais c'est oublier un peu vite qu'il n'est pas le seul à gagner désormais sa vie dans des productions fauchées, foutraques et chelous (ne rayez rien, tout y est ou presque). Car il a désormais un concurrent de poids (au propre comme au figuré) en la personne de ce bon vieux Bruce Willis. Un concurrent qui risque de remporter le trophée haut la main tant, comparativement à Cage qui mouille la chemise, lui se contente de prendre la pose et laisser briller sa boule à Z. Bah tenez, en parlant de Z...

Dans un futur où tout le monde va bien sûr mourir, le dernier vaisseau décolle vers une planète sensée devenir le nouveau berceau de l'humanité. A son bord, plusieurs milliers de passagers choisis on ne saura jamais comment mais sensés représentés la fine fleur de notre ADN (faisons un peu confiance au scénariste voyons). Une fois tout ce petit monde dans les bras de Morphée, le vaisseau se retrouve aux mains de manutentionnaires sensés faire briller les couloirs (en fait un seul filmé dans tous les sens possibles mais chut!). Noah (une référence biblique, hum...) se retrouve lui de corvée de latrines (même s'il nettoie toujours le même bas de porte) tandis qu'il pense rêveusement à sa fiancée Hayley, fille du commandant de bord (Thomas Jane qu'on verra en tout 10mn) qui elle fait dodo avec leur futur bébé dans le ventre. En plus de nettoyer du caca, Noah n'a pas chance, parce qu'il doit subir les hurlements de Clay (Willis!), un vieux briscard d'homme de ménage qui en a lessivé des ponts ! Un vrai Monsieur Propre de l'espace (crâne luisant à l'appui) ! Pas de chance pour eux, un des membres de leur équipe va avaler un drôle de vers de l'espace qu'il va avoir du mal à digérer et une sorte de mutation en mode zombies va déclencher une bataille entre infectés et bien portant et repeindre les couloirs tout propres. La galère ! D'autant plus que les infectés semblent insensibles au feu et aux balles (même leur tenue n'est pas trouée). Damned ! Heureusement Noah à la solution : une eau de javel de l'espace qui lave plus blanc que blanc.

 

Anti-Film


42 ans après le Alien de Ridley Scott, voilà donc ce que le cinéma de Science-fiction nous pond : un ersatz du film primordial aux accents de pub pour une sous-marque de Destop. Quelle misère ! Cela dit, si on creuse un peu, ça se tient. John Suits, spécialiste du DTV fauché, réalisa en 2020 une pub intitulée DieHard is Back... avec évidemment Bruce Willis et deux autres acteurs reprenant le rôle qu'ils avaient dans le film de McT (Clarence Gilyard Jr., l'informaticien de la bande de Gruber et De'Voreaux White, le jeune chauffeur de Limousine). Une pub pour une batterie dont la marque est DieHard. Et Willis dans son rôle de McClane défonçant une vitrine pour aller en récupérer une pour sa bagnole en panne. Peut-on faire plus cynique que ça ? Peut-on tomber plus bas ? C'est donc sur les cendres de John McClane que Willis continue de pisser nonchalamment en acceptant ce rôle d'homme de ménage qui ne fait rien ou presque de tout le film.

Face à lui, on aura quand même le plaisir de retrouver quelques « gueules » sympathiques : Timothy V. Murphy, célèbre pour son rôle d'Irlandais badass dans la série Sons of Anarchy ; Callan Mulvey, qui est passé par les caméras de Zack Snyder ou des frères Russo pour incarner les gros bras patibulaires ; ou encore ce bon vieux Ralph Moeller et bien sûr Thomas Jane. Mais c'est bien peu pour rattraper un film complètement nul, dont le réalisateur (et scénariste) s'est contenté de filmer le même couloir en plan serré avec lens flares et lumière verte bien dégueux, a écrit son film avec les pieds et a emballé le tout avec des incrustations de CGI totalement datés parmi les plus horribles vues ces dernières années. Il était une époque où le DTV réussissait parfois à sortir grandi du système hollywoodien, arrivait à proposer des petits divertissements marrants à découvrir entre potes et dont les souvenirs avaient un arrière goût de bière et de pizza. Aujourd'hui, le cynisme semble être devenu la norme. Quoique...Vite, un Nicolas Cage !

Laurent Valentin










Partagez sur :
 

Image :
Un pur produit numérique sans le moindre défaut d'images. Les noirs sont profonds, les blancs immaculés et le niveau de détails impressionnant.
C'est parfait en tous points.

 


Son :
Une piste DTS-HD 5,1 de très belle tenue, ample et puissante, pour les deux langues disponibles sur la galette. Côté VF, Willis n'est malheureusement plus doublé par le regretté Patrick Poivey mais par Eric Herson-Macarel (voix de Brad Pitt, Daniel Craig ou encore Mark Strong).

Liste des bonus : Aucun

 
Crédits & mentions légales - Publicité - Nous contacter
Copyright Regard Critique 2009-2021