TOY STORY / TOY STORY 2
Etats-Unis - 1995 - 1999
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Toy Story / Toy Story 2 »
Musique : Randy Newman
Image : 1.85 16/9
Son : Français en DTS 5.1 ES, Anglais en DTS HD Master Audio 5.1 ES
Sous-titre : Français et Anglais
Durée : 81 minutes
Distributeur : Walt Disney Home Video
Date de sortie : 7 avril 2010
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Toy Story / Toy Story 2 »
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site officiel
LE PITCH
Quand le jeune Andy quitte sa chambre, ses jouets se mettent à mener leur propre vie sous la houlette de son pantin préféré, Woody le cow-boy. Andy ignore également que chaque anniversaire est une source d'angoisse pour ses jouets qui paniquent à l'idée d'être supplantés par un nouveau venu. Ce qui arrive quand Buzz l'éclair est offert à Andy...
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La création d'un médium artistique (en l'occurence le cinéma d'animation en images de synthèse) est un évènement suffisamment rare pour qu'on n'en veuille pas à Walt Disney de rééditer une nouvelle fois les deux premiers Toy Story. D'autant qu'ajourd'hui, la rétrospective se passe en Blu-ray...

 

En se lançant dans l'aventure Toy Story, Pete Docter, John Lasseter, Andrew Stanton et Joe Ranft sont sans doute conscient d'explorer des territoires inconnus, d'un point de vue créatif. Le défi est de taille : adapter au format long les formules qu'ils avaient su imposer au fil de leurs étonnants courts-métrages. Un supplément inédit disponible sur cette nouvelle édition Blu-ray s'avère à ce titre plutôt ironique : on y apprend que l'équipe, paniquée par son prétendu manque d'expérience et confiante vis-à-vis de l'expertise des studios Disney, avait accepté de laisser Jeffrey Katzenberg superviser la production, à grands renforts de notes, de commentaires sévères et autres corrections impitoyables. Le futur commanditaire de Shrek et Madagascar sortira littéralement Pixar de ses rails, imposant un ton cynique et des personnages cruels et antipathiques. Face au désastre, l'équipe de Lasseter reprendra les rênes du projet et mettra en place, en l'espace de deux petites semaines, la méthode qui régira durant les quinze ans à venir la chaîne créative du studio. En assumant son indépendance par rapport à la boîte aux grandes oreilles, Pixar a pu lancer l'animation 3D dans une direction inédite, plutôt que de se contenter d'en tirer un triste ersatz du celluloid. Brillant à bien des égards, les deux Toy Story parlent d'eux-mêmes.

 

Intelligemment trivial

 

Toy Story et sa suite (originellement prévue pour la vidéo... un comble, au vu du résultat) s'appuient sur une tonalité très particulière, dissertant en filigrane sur le statut de jouet technologique du support numérique. Il y a quelque chose d'effectivement trival, délicieusement ludique dans la mise en scène de Lasseter (accompagné pour la séquelle de Lee Unkrich et Ash Brannon), qui joue des mouvements de caméra impossibles en se retenant toutefois à chaque instant d'en faire trop. Trouvant un équilibre un peu fou entre le cinématographiquement impossible (voir la manière dont les deux films adoptent le point de vue des jouets, redimensionnant dès lors tous les décors à leur échelle) et un certain classicisme scénique, les auteurs questionnent vraisemblablement l'essence première du jouet, et la confrontent à ce que projettent sur lui différents types de caractères (cf. l'intrigue de Toy Story 2, axée sur la notion de collectionnite aigüe). Ode à l'imaginaire, au rêve, au "make-believe" comme les anglophones le disent si justement, Toy Story 1 et 2 se dégustent encore aujourd'hui coomme du caviar, à une ou deux chansons près. Les innombrables clins d'oeil (l'ouverture du second opus est à ce titre un festival) et l'incroyable sens du spectacle déployé lors des bobines finales sont loin de gâcher la fête...

Alexandre Poncet

 

 

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Image :
L'image était superbe en DVD, elle est sensationnelle en Blu-Ray, mettant en avant comme jamais le travail sur les reflets, les modélisations et les textures. Sur ce point, Toy Story 1 n'en ressort pas forcément grandi, ses tâtonnements technologiques étant ici beaucoup plus visibles qu'auparavant. Jointures pas toujours heureuses, surfaces parfois à la limite de la pixellisation... L'animation n'a heureusement pas pris une ride. Toy Story 2 s'en sort mieux dans l'ensemble, même s'il ne saurait tenir la comparaison face à des mastodontes comme Là-haut ou Les Indestructibles. 

 

Son :
Bien que la plupart des acheteurs francophones se précipiteront, public jeune oblige, sur la version française en DTS ES, on ne saurait que trop vous conseiller la piste VO DTS HD Master Audio, qui fait des prodiges dans les deux films.Toy Story 1 repose davantage sur la musique très jazzy de Randy Newman et les innombrables voix des jouets, spatialisées de manière très enveloppantes. Toy Story 2 se montre beaucoup plus spectaculaire, notamment lors d'une scène d'ouverture hilarante dont les effets sonores de Ben Burtt (empruntés pour la plupart à la saga Star Wars) et les cuivres de Newman se déchaînent à travers les enceintes. Le caisson de basses en prend un sacré coup, et pour peu que vous poussiez un peu le volume, vous risquez de vous mettre à dos la plupart de vos voisins...

 

Interactivité :
Les précédents collectors DVD regorgeaient déjà de suppléments passionnants, dont des making of détaillés, des scènes coupées, des courts-métrages et autres featurettes techniques. Tous sont repris ici dans un menu spécifique, en format SD. Disney et Pixar ont toutefois eu la bonne idée d'enregistrer une pléthore de bonus flambants neufs (et en HD, s'il vous plaît), dont une série de petits clips d'animation illustrant des anecdotes irrésistibles narrées en voix off par différents artistes clés du studio. La plus belle racontant comment le serveur de Pixar fut effacé par erreur en pleine production de Toy Story 2, le back-up ne suffisant pas à combler les pertes jusqu'à ce que... Les artistes de l'ombre sont clairement les vedettes de ces nouveaux modules, une featurette retraçant le parcours d'animateurs, d'une superviseuse des textures, etc. Joe Ranft, l'un des génies à l'origine de toutes les histoires et de tous les personnages du studio, accessoirement animateur et doubleur vocal sur des films comme L'Etrange Noël de M. Jack et La Belle et la Bête, a également droit à un hommage assez touchant. Décédé durant la post-production de Cars, Ranft avait mis au point le principe du pitching cher à Pixar, durant lequel l'auteur d'un projet interprète tous les personnages devant un mur plein à craquer de storyboards. Parmi les autres sucreries disponibles, on retiendra surtout une rétrospective sur les premiers tâtonnements narratifs de Toy Story, culminant en une bobine de présentation que John Lasseter qualifie lui-même de calamiteuse. Il est vrai que l'objet est plutôt embarrassant à voir...

 

Liste des Bonus : Commentaires audio, Previews de Toy Story 3, Anecdotes animées des coulisses de Pixar, Hommage à Joe Ranft, Featurette sur les artistes de Pixar, "Black Friday" - Le Toy Story que vous n'avez jamais vu, Making of, Bonus classiques issus du DVD, Matériel promotionnel.

 
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