THE UNDOING
Etats-Unis - 2020
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « The Undoing »
Réalisateur : Susanne Bier
Image : 2.35 16/9
Son : Anglais DTS HD Master Audio 5.1, Français Dolby Digital 5.1
Sous-titre : Français, suédois, finlandais...
Durée : 337 minutes
Distributeur : Warner Home Video
Date de sortie : 24 mars 2021
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « The Undoing »
portoflio
site officiel
LE PITCH
Thérapeute à succès sur le point de publier son premier livre, Grace Sachs a un mari aimant et un fils qui fréquente une école privée de prestige. Mais soudain, avec une mort violente, un mari qui disparaît et de terribles révélations concernant celui qu’elle pensait connaître, sa vie bascule…
Partagez sur :
Meurtre intime

Après Big Little Lies, Nicole Kidman retrouve David E. Kelley et les détours de la bourgeoisie américaine pour un nouveau thriller criminel où les résolutions se font moins au tribunal que dans les salons cossus. Avec un invité de marque : Hugh Grant en suspect idéal et époux parfait.

Après avoir été le maître des séries judiciaires durant les années 90/2000 avec des programmes aussi célèbres que The Practice et Ally McBeal, David E. Kelley a récemment retrouvé la voie du succès avec le drame / mystère sinueux Big Little Lies maniant avec férocité les jalons de l'enquête criminelle et la description ironique d'une classe américaine trop confiante dans ses atours luxueux. Adapté du roman Les Premières Impressions de Jean Hanff Korelitz, les premiers épisodes de The Undoing semble clairement s'engouffrer dans le même sillon en mettant en parallèle la mort d'une étrange et fragile mère de famille de classe moyenne (la sensuelle et troublante Matilda De Angelis), et la description chaleureuse d'une famille new-yorkaise huppée, certes aisée mais, en apparence, extrêmement bienveillante et éclairée. Le lien tient dans une école privée de haut standing (une bourse a permis à la première d'y inscrire son fils) et son indispensable comité des parents d'élèves où le copinage n'est souvent que de façade. Très très ressemblant, mais c'est presque à dessin puisque l'astuce du scénariste va être de dépouiller peu à peu ses personnages et sa trame centrale de tous les apparats précités, et même de sa fibre première de drame social.

 

Les infidèles


Alors que l'étau se resserre sur un maris fuyant et que tout l'incrimine, l'école devient une ennemis, les amies disparaissent du tableaux, et même les flics trop curieux finissent par prendre de la distance, ne laissant finalement que la famille de Grace Sachs se dépêtrer avec ses mensonges, ses secrets et les indices troublants sur lesquels on ne voulait jamais attarder le regard. Un dispositif qu'a parfaitement compris la réalisatrice Susanne Bier (After The Wedding, Bird Box) qui va lentement mais sûrement arracher toute chaleur à un New York élégant et habité, pour le transformer en décors glacé de film neo noir et le doter d'une atmosphère pesante. Mais si The Undoing s'avère aussi prenant, accrochant le spectateur sans faiblir pendant les six épisodes d'une heure, c'est autant pour son enquête et l'attende de la résolution (relativement classique et entendue finalement) que pour les prestations redoutables d'un casting de très haute stature. Toujours aussi impressionnant de voir comment, malgré une chirurgie esthétique figeant une partie de son visage Nicole Kidman réussit à donner une épaisseur considérable à cette épouse tiraillée et abandonnée. Surtout que du coté masculin on parle d'un impitoyable Donald Sutherland en patriarche puissant et un inattendu Hugh Grant, jouant autant de son irrésistible humour pince-sans-rire, que d'une fibre plus tortueuse et impénétrable qui lui va, finalement, à merveille. Pas forcément la série du siècle soit, mais un programme impeccable de bout en bout, solidement charpenté, admirablement écrit et magnifiquement interprété. Cela vaut certainement le détour.

Nathanaël Bouton-Drouard






Partagez sur :
 

Image :
Tourné en numérique, et en 4K, The Undoing apparaît véritablement comme une production grand luxe avec une esthétique extrêmement travaillée, habilement mis en valeur par un piqué ultra pointu, des perspectives impeccablement creusées et une restituions admirable des couleurs et des matières. Même si la photographie a tendance, volontairement, à être froide, à jouer sur les ombres et les clairs-obscurs, la compression la soutient avec force. Superbe.

 


Son :

Pas forcément le programme le plus spectaculaire du moment, mais le DTS HD Master Audio 5.1 de la version originale n'en est pas moins très appréciable dans sa limpidité, dans l'énergie de ses échanges et dans la mise en place de quelques ambiances urbaines très naturelles et présentes. Solide. Encore une fois le doublage français est laissé loin derrière avec un petit Dolby Digital 5.1 plus renfrogné.

 


Interactivité :
Au vu du casting, de la production et de la personnalité du scénariste, la présence d'un véritable making of n'aurait certainement pas été de trop. Bon. Seuls une série de featurettes de deux minutes vient compléter les épisodes, évoquant brièvement la structure du récit et l'évolution de la trame ou des personnages. « Créer The Undoing » ne fait pas mieux avec un programme éclair d'interviews enregistrées en plein confinement, venant juste apporter les auto congratulations d'usages. Pas beaucoup plus long, mais plus plaisant, la petite interview croisée entre Kidman et Grant, joue la carte du glamour, de la camaraderie et des sourires en coins.

Liste des bonus : Les Révélations de The Undoing (24'), Nicole Kidman et Hugh Grant présentent The Undoing (4'), Créer The Undoing (3')

 
Crédits & mentions légales - Publicité - Nous contacter
Copyright Regard Critique 2009-2021