L’IMAGINARIUM DU DOCTEUR PARNASSUS
The Imaginarium of Doctor Parnassus - Angleterre / Canada / France - 2009
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Image de « L’Imaginarium du Docteur Parnassus »
Genre : Fantastique
Réalisateur : Terry Gilliam
Image : 1.85 16/9
Son : Anglais et français Dolby Digital 5.1
Sous-titre : Français
Durée : 123 minutes
Distributeur : Metropolitan
Date de sortie : 2 avril 2010
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
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LE PITCH
De ville en ville, le Docteur Parnassus et sa troupe voyagent dans leur roulotte d'un autre temps. Cet homme sans âge possède le pouvoir de projeter les gens dans leur propre imaginaire, mais ce fascinant voyage se conclut toujours par un choix, qui peut mener au meilleur comme au pire... Suite à un pari gagné contre le diable, Parnassus devint éternel, mais par amour pour une femme, il demanda la jeunesse en échange de son immortalité. Le diable accepta, à condition que le jour de ses s...
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Rolling Circus

Après un Tideland inattendu et un brin décevant, Terry Gilliam revient derrière la caméra mais aussi au scénario (enfin !), dans un projet qui aurait pu à nouveau ne jamais voir le jour. Scarifié par le décès de Heath Ledger (génialissime Joker dans The Dark Knight), son dixième long métrage n'en est que plus beau.

 

Dans la grande histoire du cinéma, Terry Gilliam restera indubitablement comme l'un de ses plus grands créateurs... mais aussi comme l'un des plus poissards. Après la bataille rangée avec les producteurs sur Brazil, le remontage de son Frères Grimm, le tournage calamiteux des Aventures du Baron de Munchausen et carrément l'annulation pure et simple après quelques semaines de sa vision de Don Quichotte, on pouvait penser que la roue allait enfin tourner. Que nenni, en pleine production de L'Imaginarium du Docteur Parnassus, l'ex-Monty Python perd sa star, Heath Ledger, victime d'une overdose médicamenteuse. Beaucoup ne s'en seraient jamais relevés. Gilliam, lui, en tire l'une des plus belles idées du métrage : lorsque Tony traverse le miroir de pacotille mais néanmoins magique, il change de visage, remplacé pour l'occasion par ni plus ni moins que Johnny Depp, Jude Law et Colin Farrell. Outre l'occasion de voir ces trois immenses acteurs copier avec application, tout en apportant leur propre personnalité, l'interprétation fiévreuse de Ledger, ce concept ajoute à la folie ambiante tout en creusant visuellement les différentes facettes d'un personnage aussi séduisant que repoussant.

 

something completely different

 

Une catharsis en somme de l'affrontement qui oppose le Dr Parnassus et le Diable (grandiose rencontre entre Christopher Plummer et Tom Waits), tous deux jouant ad aeternam la Comédie Humaine dans un royaume constitué de l'imagination de divers visiteurs. Un lieu idéal pour Gilliam, qui retrouve son esthétique de bric et de broc, son amour de l'animation sommaire et stylisée, sa mise en scène volontairement théâtrale (les personnages ne font qu'entrer et sortir du ou des cadres), comme sur une scène de marionnettes en papier. Une esthétique toujours aussi charmante et désuète qui paraît totalement en adéquation avec des images de synthèse pas forcément très réussies, mais qui ajoutent à l'aspect artisanal de l'œuvre. Car comme souvent chez le papa de Fisher King et Bandits Bandits, tout repose autant sur l'imagination du créateur que du spectateur qui, sollicité par une multitude de couches, d'idées branques et de délires agglutinées dans un apparent chaos, comble les vides, élague le surplus et profite du spectacle le plus généreux qui soit. Un acteur de la trempe de Heath Ledger ne pouvait partir que sur une telle déclaration d'amour à l'acte de création et à l'art en général.

Nathanaël Bouton-Drouard








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Image :
Metropolitan reste fidèle à son crédo en offrant une nouvelle fois un master resplendissant, affichant des couleurs chatoyantes, des noirs profonds, des contrastes parfaitement dessinés et une compression optimale. Un superbe master qui souligne l'excellent travail du directeur photo de Nicola Pecorini (Las Vegas Parano), glissant sur le monde fluide de l'imaginarium et soulignant les moindres détails du réel.  

 

Son :
Avec force et conviction, les deux mixages Dolby Digital 5.1 appuient la force des images, montrant une jolie subtilité dans la restitution des ambiances et un dynamisme plus poussé dans les passages psychédéliques. Rien de vraiment surprenant ou de tonitruant mais une efficacité certaine.

 

Interactivité :
Le problème avec les bonus des films de Terry Gilliam, c'est qu'on avait commencé à s'habituer à une certaine richesse de contenu. De la version Criterion de Brazil (oubliez l'édition française calamiteuse) aux documentaires de Keith Fulton et Louis Pepe (Lost in la Mancha, The Hamster Factor and Other Tales of Twelve Monkeys), en passant par la rétrospective du Baron de Munchausen, tout ou presque était alors étalé sur les tournages et les projets du bonhomme. Problème, alors que les coulisses paraissent une nouvelle fois (presque) aussi passionnantes que le résultat fini, L'Imaginarium du Docteur Parnassus doit se contenter d'une succession de petits documentaires survolant la vision du réalisateur, la disparition de la star et les remaniements du scénario. Très sympathiques, ces segments s'avèrent donc des plus succincts, d'autant que dans son commentaire audio Gilliam ne se montre pas toujours excessivement loquace. 

 

Liste des bonus : Le commentaire audio du réalisateur, Introduction de Terry Gilliam (2'), La scène coupée avec commentaire optionnel (4'), L'Imaginarium de Terry Gilliam (7'), La conception du monastère (7'), du story-board au film (2'), Heath et ses amis (6'), essais costumes (2'), interview de Heath Ledger (3'), Les Premières de Parnassus (6'), featurette (3'), Galerie d'affiches, Bande annonce

 
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