LE SOLEIL DES VOYOUS
France - 1967
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Genre : Policier
Réalisateur : Jean Delannoy
Musique : Francis Lai
Image : 2.35 16/9
Son : Français DTS HD Master Audio 2.0 mono
Sous-titre : Français pour sourds et malentendants
Durée : 102 minutes
Distributeur : Coin de Mire
Date de sortie : 4 décembre 2020
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Le Soleil des voyous »
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LE PITCH
Denis Farrand est un homme tranquille et riche, propriétaire d’un café, d’un garage et d’une auberge luxueuse. Il jouit de la considération générale de la ville. Pourtant dans sa jeunesse, il était Denis « le fignoleur », un truand rusé et audacieux. Pour l’amour de Marie-Jeanne qu’il a épousée, il s’est rangé définitivement. En face de son bar, se trouve une banque. Toutes les fins de mois, lorsque Denis reste pour faire ses comptes, il peut voir le convoi qui vient...
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Un très léger bronzage

Sorti quelques mois seulement avant le succès imposant du Pacha, réalisé par Georges Lautner, devenu alors nouveau maître étalon de Jean Gabin pour les années suivantes, Le Soleil des voyous fut lui aussi un joli succès populaire. Un succès peu risqué, mais un succès tout de même.

S'approchant d'une fin de règne presque absolue de deux décennies, Jean Gabin ne s'écarte que très rarement de sa figure de bon père au code immuable (ici il rejette violemment tout trafic de drogue), de force tranquille, de vétéran assagi mais qui ne se fait plus beaucoup d'illusions. Qu'il soit patriarche d'une grande famille bourgeoise, prolétaire bougon, flic usé ou truand à la retraite, Jean Gabin est cette marque qui séduit les français, ce rendez-vous rassurant. Retrouvant pour la dernière fois le Jean Delannoy de ses deux premiers Maigret et du Baron de l'écluse, l'acteur retrouve, sans être péjoratif, des chaussons confortable et qui lui vont bien. Voici donc Denis Ferrand, ancien braqueur et as de la cambriole, reconverti en propriétaire de bar et dont les rêves d'un dernier grand coup, la banque d'en face, vont devenir réalité après ses retrouvailles avec Jim Beckley. Un américain, vieux pote de l'armée, qui justement va se permettre d'incarner tout ce que Gabin refuse désormais : de la fougue, de l'action et de la séduction. Échappé du succès planétaire des Incorruptibles, le charismatique Robert Stack joue la carte du héros complémentaire, homme d'action (le film s'appelle Action Man aux USA) qui prend les choses en mains lorsque le pépère franchouille a fini de cogiter.

 

Retour à l'ombre


Gabin retrouve son épouse calme et patiente Suzanne Flon d'Un Singe en hivers, Stark lui s'envoie la sculpturale Margaret Lee plus habituée aux délires pop italiens. Un duo viril qui est pour beaucoup dans le charme de ce petit film de casse aux notes finalement presque exotiques, dont le plan concocté se révèle aussi rodé que carré, accompagné par une mise en scène fonctionnelle mais suffisante. Comme souvent dans ce genre d'exercice, ce serait finalement plus dans les contours et les petits éléments qui viennent gripper la machine, que le spectateur trouve véritablement son compte. Walter Giller en gangster fragile voir souffreteux, fils à maman (qui elle manie le tromblon), est irrésistible et offre un sacré contraste avec les protagoniste qu'il va asticoter. Mais la grande gagnante de Le Soleil des voyous reste sans conteste la pin-up Margaret Lee, aux petits airs d'Angie Dickinson, fausse blondasse frivole, maire-couche-toi-là écervelée, qui va habilement mener sa barque et mettre les gonzes dans la panade comme une petite revanche. Pas forcément une grande date dans la longue liste des production Jean Gabin, mais un petit divertissement bien troussé, assez rythmé et peaufiné par quelques dialogues bien sentis signés Alphonse Boudard (Le Solitaire). C'est carré, c'est français.

Nathanaël Bouton-Drouard





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Image :
Comme pour Le Chat, Le Soleil des voyous a connu une restauration classique, sans nouveau scan 2K ou 4K qui fait bien, mais une restauration tout de même. Si la définition est légèrement en deçà d'autres titres de Coin de mire et que quelques très légers défauts peuvent encore apparaître à l'écran, on reste ici tout de même dans du travail soigné. Jolies couleurs, piqué sobre mais présent, matières creusées... Cela reste un sacré coup de jeune.

 


Son :
Sans fioriture mais non sans une certaine efficacité la piste mono d'origine est rejouée ici en DTS HD Master Audio 2.0. L'écoute est tout à fait confortable et le mixage ne laisse entendre aucune perdition ni saturation désagréable.

 


Interactivité :
Un nouveau Mediabook noir sur lequel apparaît le titre en lettres dorées et qui contient un livret reproduisant articles d'époque et photos d'exploitation, ainsi que deux pochettes contenant respectivement une reproduction de l'affiche et de 10 de ces photos promo.
Mais le meilleur des « goodies » reste bien entendu cette fameuse « séance complète » permettant de visionner un avant-programme. On débute par un journal d'actualité de l'année 1967 avec un retour sur les tensions entre Israël et les pays arabes et une visite de ce cher Mr De Gaule. Intermède avec la bande annonce du film Le Jardinier d'Argenteuil, suivi de près par une belle sélection de pubs cinéma vieillottes tout une ancienne enseigne de prêt à porter qui peine manifestement à raccrocher avec la jeunesse. Le tout a bien entendu été restauré en HD et permet de se couler tranquillement dans l'ambiance des salles de cinéma enfumées avant de déguster le métrage principal.

Liste des bonus : La séance complète avec actualités Pathé, réclames publicitaires et bandes-annonces d'époque, un livret reproduisant des documents d'époque (24 pages), 10 reproductions de photos d'exploitations (14,5 x 11,5 cm), la reproduction de l'affiche d'époque (29 x 23 cm).

 
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