COUPABLE RESSEMBLANCE
True Believer - Etats-Unis - 1990
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Coupable ressemblance »
Genre : Thriller
Réalisateur : Joseph Ruben
Musique : Brad Fiedel
Image : 1.85 16/9
Son : Français et Anglais Dolby Digital 2.0
Sous-titre : Français
Durée : 105 minutes
Distributeur : BQHL
Date de sortie : 30 septembre 2020
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Coupable ressemblance »
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LE PITCH
Ancien activiste de gauche, Eddie Dodd met désormais ses talents de ténor du barreau au service de riches et puissants consommateurs de drogues. L’arrivée d’un jeune diplômé comme stagiaire et une affaire de meurtre vont bousculer ses certitudes.
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L'Ordre et la morale

On a beau avoir l'impression de le connaître sur le bout des doigts et être persuadé d'avoir tout vu des films de tribunal produit dans les 90's, il en reste toujours un au fond du tiroir d'un studio qui nous est inconnu ou oublié. BQHL, en mode chercheur de bonnes trouvailles, nous sort donc ce Coupable Ressemblance de derrière les fagots. Bonne idée, car dans l'ensemble, la (re)découverte se justifie.

Parmi les bons faiseurs de thriller du samedi soir, Joseph Ruben se pose là. Le Beau-père, Les Nuits avec mon ennemi, Le Bon Fils. Trois films certes imparfaits mais dont on se souvient à la seule évocation de leur titre. Une efficacité formelle que l'on retrouve une nouvelle fois dans ce Coupable Ressemblance, réalisé à la même époque et qui reprend la mécanique maintes fois éprouvée du film de tribunal. Un meurtre. Une enquête. Un procès. Avec, en toile de fond, les conflits communautaires, la criminalité dans les rues des grandes métropoles américaines et l'abandon d'une certaine forme de morale au profit du fric, grand thème récurrent des productions des années Reagan et Bush. Et qui de mieux placé que le personnage d'un avocat pour l'incarner ? Soit Eddie Dodd, ancien militant de gauche qui passe aujourd'hui son temps à défendre de puissants consommateurs de drogues en col blanc. Un avocat au look improbable (catogan et frisettes à l'appui) surjoué par un James Woods qui en fait des caisses. Comme lors de cette première plaidoirie qui ouvre le film, où il hurle littéralement en faisant de grands gestes exagérés pour bien nous faire comprendre que le gars ne prend plus son boulot au sérieux depuis bien longtemps. Ca marche, mais tout juste.

 

Justice pour tous


Aussi étonnant que cela paraisse aujourd'hui, c'est alors sur les épaules du jeune Robert Downey Jr. que vont tenir tous les espoirs et les enjeux du film. Parfait dans la peau d'un jeune diplômé de Droit rêvant de partager le quotidien d'un ténor du barreau, il va alors progressivement rappeler à Dodd ses valeurs de base. Comme lorsqu'il va lui faire accepter de défendre les droits d'un jeune asiatique qui pourrit en taule depuis huit ans pour un meurtre qu'il n'a, semble-t-il, pas commis. Un assassinat devant témoins, touristes pour la plupart, qui relance la vieille rengaine politiquement gênante des guerres de gangs et de la violence qu'elles causent dans les rues. Un refrain que ne veut plus entendre le procureur Reynard (le comme toujours excellent et grimaçant Kurtwood Smith) qui va s'empresser de mettre le jeune tueur derrière les barreaux d'autant plus que tous les témoins l'ont reconnu. Evidemment, ce n'est pas si simple et le scénario va alors dérouler lentement mais sûrement sa trame jusqu'à un twist de presque dernière minute qui a son petit effet.
S'il n'y avait pas le jeu vraiment trop outrancier de Woods, Coupable Ressemblance compterait probablement parmi les meilleurs représentants du genre, la caméra de Ruben se montrant souvent très capable d'épouser ses thèmes demeurant certes en légère toile de fond mais bien présents. Quant à Downey Jr. et Smith, ils tirent sans conteste, grâce à l'écriture autour de leur personnage, le film vers le haut. A noter aussi, côté positif, la présence et la très belle prestation de Charles Hallahan (The Thing). Côté négatif, par contre, le personnage de Margaret Colin (seule femme à bord) est un peu sacrifié et ne sert finalement pas à grand-chose.

Avec sa somme inégale de qualités et de défauts, Coupable Ressemblance ne représentent donc pas le représentant idéal d'un genre qui comptent un nombre impressionnant de copies bien plus fréquentables que lui. Ici on est ni chez Lumet, ni chez Friedkin. Juste chez Ruben. Et aussi étrange que cela puisse paraître, on s'y sent bien aussi, parfois.

Laurent Valentin




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Image :
Sans être jamais parfaite, l'image offre de beaux contrastes et des noirs surtout très sombres, qui sied à merveille aux thèmes très noirs du film. Certains plans n'échappent par contre pas à certains flous et petites avalanches de grains. Mais, dans l'ensemble, la restauration est plutôt belle.

 


Son :
Une proposition minimale avec deux pistes vo et vf en 2.0, peu enveloppantes et avec peu de reliefs, mais qui ne gâchent en rien l'expérience de la découverte du film.


Liste des bonus : Aucun.

 
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