LES GOONIES
The Goonies - Etats-Unis - 1985
Image plateforme « Bluray 4K »
Image de « Les Goonies »
Genre : Aventure
Réalisateur : Richard Donner
Musique : Dave Grusin
Image : 1.85 16/9
Son : DTS HD Master Audio 5.1Anglais, Dolby Digital 2.0 français, castillan, espagnol…
Sous-titre : Français, néerlandais, espagnol…
Durée : 114 minutes
Distributeur : Warner Home Video
Date de sortie : 16 septembre 2020
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Les Goonies »
portoflio
LE PITCH
Astoria est une modeste et paisible cité portuaire de la Côte Ouest. Trop paisible au gré de ses jeunes habitants… « Il ne se passe jamais rien ici », soupira un jour l’un d’eux, mélancolique. Mikey Walsh, treize ans, venait de prononcer une de ces phrases fatidiques qui annoncent parfois les aventures les plus étranges, les plus folles et les plus amusantes.
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Fontaine de jouvence

Choco, Bagou, Data, Synock et les autres restent pour tous les spectateurs des Goonies, les héros de leur enfance. Des modèles de camarades dans lesquels on se projetait rêvant d'aventures et de mystères, de dangers dont on le sait, on peut se sortir sans mal. Un vrai film pop-corn qui montre aujourd'hui plus que jamais, qu'il existe une alternative au formatage du politiquement « bridé » du spectacle pour enfant.

On a beau vouloir comparer les grandes productions familiales actuelles avec celles des années 80, il est difficile de croire qu'elles sont véritablement comparables. Aujourd'hui on joue sur la carte du fédérateur et consensuel à l'instar de la stérilisation évidente des Harry Potter, alors que dans ce que l'on pourrait appeler un « âge d'or » les métrages se mettaient résolument au niveau des enfants avec une intelligence et une sensibilité rare, qui alors, ne tombait pas dans la sensiblerie. Autour de Gremlins, Monster Squad, Explorers, Le Secret de la pyramide (entre autres), le fameux Les Goonies est devenu l'un des modèles du genre, et un véritable film culte pour toute une génération (voir les nombreuses allusions dans How I Met Your Mother). Produit par un Steven Spielberg alors en pleine gloire, la volonté était ici d'offrir au jeune publique un divertissement dans la droite lignée du mythique Indiana Jones, en le couplant à l'esprit Le Club des cinq. Au programme, comme son ainé, une série de morceau de bravoures calquant la chute de la boule dans Les Aventuriers de l'arches perdu ou la séquences des chariot de la mine dans Le Temple maudit, tout en offrant quelque moments inédits aussi savoureux que l'orgue d'ossements humains, modèle de mise en place du suspens façon nouvel Hollywood.

 

Boum-j'tatrape


Un grand spectacle vif et généreux, qui ne souffre aujourd'hui que de quelques effets de compositions un peu datés, mais qui reste d'une grande modernité aussi par la richesse du scénario de Chris Colombus (devenu depuis un réalisateur beaucoup moins emballant) qui illustre avec beaucoup de véracité le portrait d'une bande de gosses fantasques, au vocabulaire fleuri et bien moins naïfs que dans le cinéma habituel. Une volonté évidente de s'adresser à son public comme à une audience sérieuse et de qualité, le film confronte les jeunes aventuriers à la mort (un running gag hilarant avec un cadavre), les fait parler de sexe avec la légèreté propre à cet âge magique, et met à leur trousse une famille de truands italiens complètement dégénérés. Les Fratellis, aussi puérils que sadiques, qui cachent en leur seins un frère malformé mais adorablement limité, hommage évident à Massacre à la tronçonneuse. Une jolie maitrise que l'on ne doit pas uniquement à l'omniprésence du papa d'E.T., mais aussi à son réalisateur officiel, Richard Donner (Superman, L'Arme fatale, Ladyhawke) qui offre une formidable ère de jeu à un casting plein de charme, parmi lequel on peut reconnaitre, au hasard, un tout petiot Sean Astin (Sam dans le Seigneur des anneaux), un Josh Brolin (Sicario, Avengers, W) déjà solide et bien entendu le bagou Corey Feldman icone du genre croisé sur Gremlins et qui allait enchainer avec Stand By Me et Génération perdue.

Certes, Les Goonies joue la carte de la nostalgie pour les spectateurs de l'époque, mais fonctionne parfaitement pour les kids d'aujourd'hui, étonnés de voir un tel ton et une telle liberté. Et puis, qui n'a jamais rêver étant enfant de découvrir un trésor de pirates pendant les vacances ?

Nathanaël Bouton-Drouard






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Image :
Le master HD existant pour Les Goonies est toujours le même. Celui apparu il y a plus de dix ans en Bluray (le disque glissé dans l'édition permettant un comparatif aisé) et mine de rien la source n'est pas forcément la plus performante qui soit. Sans doute aussi parce qu'à l'origine la photographie joue très souvent sur des tonalités sombres et les zones d'ombres. Cette proposition 4K ne sera donc pas à la hauteur des grosses machines du support, mais propose tout de même de nettes améliorations avec des cadres définitivement propres, un grain neigeux disparu (on suspecte un soupçon de DNR) et une colorimétrie bien boostée en particulier du coté des rouges et des jaunes. Sans être renversante, la définition se voit réhaussée elle aussi avec un piqué plus net et une profondeur plus creusée, ce qui est particulièrement notable lors de la découverte du fameux navire (puis le trésor) ou l'échappée en vélo de la ville d'Astoria. Cela reste mieux que le décevant UHD de Gremlins, mais il y a toujours une marge d'amélioration.

 


Son :
Si le Bluray proposait un Dolby True HD 5.1, le DTS HD Master Audio 5.1 du 4K lui ressemble comme deux gouttes d'eau. On retrouve la même dynamique admirablement placée, l'amplitude généreusement développée et les ambiances savoureuses qui ajoutent certainement à l'aspect popcorn du métrage. Clair, net et vif, l'ensemble marie parfaitement dialogues, musiques (aaaah ce thème bondissant) et effets sonores sans oublier la nature légèrement frontale du film. Mais malgré toutes ces qualités, il se retrouve en concurrence avec une simple piste Dolby Digital 2.0. Celle du doublage français, admirable, énergique et toujours juste qui fonctionne comme une madeleine de Proust au cœur en chocolat fondant.

 


Interactivité :
Pas de grande surprise au rayon interactivité avec une édition collector 4K dont le disque UHD est vierge de tout supplément. Pour retrouver ces derniers il faut se tourner vers le Bluray fourni dans le boitier. Et celui-ci reprend encore et toujours l'intégralité du DVDcollector. Au programme donc une petite featurette sympathique (mais promo) présentée par un Steven Spielberg manifestement très présent sur le tournage, le fameux clip de Cindy Lauper dans sa version longue avec en guest le cast du film et... Steven Spielberg ! Encore lui.
Mais les deux grands moments de bonheur de ce disque sont bien entendus les quelques scènes coupées comportant la fameuse apparition de la pieuvre (un peu kitch il faut le reconnaitre) et un commentaire audio indispensable pour les fans. Outre le fait que l'on peut découvrir avec plaisir le visage de ces gamins devenus grands par le biais de quelques passages en vidéos (choisir alors "Les trésors cachés"), celui se révèle un vrai régal tant toute la bande semble s'amuser autant que le spectateur, accumulant les anecdotes réjouissantes. Quitte parfois à égratigner un peu au passage les éléments les plus naïfs du film.

Question donc d'apporter un peu de nouveauté à ce programme, la Warner opte pour une édition collector sacrément aguichante. Un boitier carton très classieux et solide aux airs de coffre au trésor (diamants non inclus) où repose un steelbook très sobre et une poignée de goodies : une collection de badges, un patch à broder sur sa plus belle veste et la très attendue carte au trésor de Willy le Borgne. Ne faites pas comme Sean Astin, ne laisser pas maman la prendre pour un vieux papier et la mettre à la poubelle !

Liste des bonus : Commentaire audio de Richard Donner et des 7 acteurs, « Les trésors cachés » : version vidéo du commentaire de Richard Donner et des 7 acteurs (avec le film en vignette), Making of (7'), Scènes inédites (7'), Clip : « The Goonies ‘R' Good Enough » par Cindy Lauper (12'), Bande-annonce.

 
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