DESTRUCTION FINALE
Baekdusan, 백두산 - Corée du Sud - 2019
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Destruction finale »
Genre : Catastrophe
Réalisateur : Lee Hae-jun, Kim Byung-seo
Musique : Bang Jun-seok
Image : 2.35 16/9
Son : Français & Coréen DTS HD Master Audio 5.1
Sous-titre : Français
Durée : 128 minutes
Distributeur : Metropolitan
Date de sortie : 15 septembre 2020
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Destruction finale »
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LE PITCH
De violentes éruptions provoquées par le réveil du Mont Paektu menacent de détruire toute la péninsule coréenne. À Séoul, scientifiques et militaires mettent au point une stratégie visant à faire exploser des têtes nucléaires dans une mine bordant le volcan...
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Volcano

Énorme succès du box-office sud-coréen au mois de décembre dernier, Ashfall (son titre international, préférable à sa traduction hexagonale) débarque directement en vidéo dans nos contrées, la faute à la pandémie de COVID-19 mais aussi à la frilosité des distributeurs français qui doutent encore du potentiel des blockbusters asiatiques.

Soyons francs, le blockbuster américain, englué dans l'exploitation de franchises essorés et marqué par l'absence de cinéastes à la forte personnalité artistique, n'est plus que l'ombre de lui-même, un produit de consommation courante. À quelques (très) rares exceptions près. Le même reproche pourrait être formulé à l'encontre des productions venant de Chine si ce n'est que des artistes du calibre de Tsui Hark, Stephen Chow, John Woo et, dans une moindre mesure, Zhang Yimou, n'ont pas encore rendu les armes. La Corée du Sud, en revanche, offre un tout autre visage et ne cesse de surprendre, même lorsqu'il s'agit d'explorer des formules et des genres très balisés.
Réalisé à quatre mains par Kim Byung-seo et Lee Hae-jun, Ashfall s'annonce comme hautement prévisible. Et particulièrement neuneu. Avec son point de départ emprunté à Armageddon et The Core (avec une pincée de Volcano et de 2012, pour les plus gourmets), cette histoire de volcan enragé et de têtes nucléaires qu'il s'agit de faire péter au bon endroit et au bon moment, rien de nouveau ni de bien excitant ne se profile à l'horizon. Sauf que le cynisme n'est pas de la partie et que les réalisateurs embrassent la stupidité de l'entreprise sans fléchir, produisant du fun au kilomètre. Sauf que le scénario, usant des spécificités de la géopolitique coréenne, a plus d'une corde à son arc pour garder le spectateur éveillé et sur ses gardes.

 

Nord et sud


Comme chacun le sait, la Corée du Sud n'est pas une puissance disposant de l'arme nucléaire. Tout le contraire de son voisin du Nord qui cache sur son territoire de quoi transformer tout un continent en terrain vague irradié. Du simple film catastrophe, Ashfall bifurque dès lors vers l'action et l'espionnage lorsque les spécialistes chargés de mener à bien leur mission suicide doivent s'infiltrer chez l'ennemi pour lui piquer ses ogives, au nez à la barbe des américains et des chinois, deux super puissances que les coréens ne manquent jamais de tacler avec un plaisir certain (remember The Host de Bong Joon-ho ?). L'affaire se complique un peu plus lorsqu'un agent double du Nord se joint à la fête, un électron libre incarné par l'excellent Lee Byung-hun (J'ai rencontré le Diable, Bittersweet Life) qui tente un croisement improbable mais ô combien jouissif entre le Snake Plissken de Kurt Russell, le John McLane de Bruce Willis et le Ethan Hunt de Tom Cruise. Son personnage en vient à éclipser tous les autres et assure le spectacle entre deux morceaux de bravoure énergiques (dont une course-poursuite spielbergienne sur un pont qui s'effondre et en plein séisme) et impeccablement découpés. Et ici, la débauche d'effets numériques (soignés) ne s'avère jamais indigeste ou gratuite, l'émotion, bien que convenue, ayant tout à fait sa place.

Retrouvant la simplicité et le savoir-faire des grosses péloches des années 70, 80 et 90, Ashfall ne prétend pas marquer le 7ème Art mais plaide autant pour le plaisir du spectateur que pour l'union des deux Corée à travers une morale optimiste et l'image d'une famille recomposée et tournée vers l'avenir. C'est dire si le film avait toute sa place dans nos salles obscures.

Alan Wilson









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Image :
Cendre, fumée, bunkers, grisaille et scènes de nuit mettent la compression à rude épreuve. Celle-ci, heureusement, ne faillit jamais et laisse le champ libre à une définition solide. Les décors sont riches et présentent des textures criantes de vérité. Seules les couleurs sont un peu à la peine mais il s'agit d'un choix esthétique plus que d'un défaut de master.

 


Son :
Presque aucunes différences entre version française (au doublage réussi) et version originale. Le caisson de basses est sollicité en permanence avec des effets multidirectionnels en pagaille. La routine, pour un gros film d'action. Le nirvana, pour les accrocs du home-cinema.

 


Interactivité :
Qui s'intéresse encore à deux misérables featurettes de 3 minutes chacune où tout le monde aime tout le monde et où règne un esprit promo surfait ? Sûrement pas nous, sûrement pas vous.

Liste des bonus : Making Of / Les personnages / Bande annonce

 
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