L’AGE D’OR DU ROMAN PORNO JAPONAIS PARTIE 2
L’Ecole de la sensualité / Prisonnière du vice / L’été de la dernière étreinte - Japon - 1972 /1975 /1979
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Genre : Erotique
Musique : Inconnu
Image : 2.35 16/9
Son : Japonais en mono
Sous-titre : Français
Durée : 80 minutes
Distributeur : Wild Side Vidéo
Date de sortie : 3 mars 2010
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
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LE PITCH
L’Ecole de la sensualité : En proie à ses premiers émois sexuels, l’adolescent Isao rêve chaque nuit de son professeur d’éducation physique, Ikuko. Il finit par lui ouvrir son cœur mais elle repousse gentiment ses avances… Prisonnière du vice : La belle et jeune Yuki retourne dans sa ville natale ou elle renoue avec quelques flirts de son adolescence, mais son passé la rattrape bientôt… L’été de la dernière étreinte : Un patron de PME vit une passion adultère avec S...
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Portraits de femmes

Deuxième fournée de la collection rose en provenance du Japon éditée par un Wild Side Vidéo des plus polissons. Intitulé de cette minivague thématique : Les plus belles actrices du roman porno. Tout un programme. 

 

Et forcément, dès qu'il s'agit de film érotique et/ou porno (la limite est parfois très ténue) ce qui intéresse le plus le spectateur masculin est l'identité de la star du métrage. Un physique nécessaire au transfert des fantasmes, mais aussi dans les meilleurs des cas, une certaine interprétation de la sensualité et du désir.
Dans L'école de la sensualité (Kanno kyoshitsu: ai no technique) c'est ainsi Mari Tanaka qui tient la tête d'affiche. Une demoiselle gracile au visage un brin fermé qui campe le rôle d'une prof de sport pas si farouche que ça, sujet de tous les regards de ses élèves du club de volet. Un peu à la manière italienne, le film de Noboru Tanaka (La véritable histoire d'Abe Sada) débute alors comme une comédie un peu grasse, entre première expérience sexuelle d'adolescents pervers et hésitations d'une demoiselle plus mûre et totalement obsédée par le membre de son futur époux. Mais entre quelques visions fantasmées très pop se dessine un drame où exploseront jalousie et besoin charnel. Sans doute pas l'essai le plus brillant de la collection, mais une production justement étonnante, voire perturbante par son cruel glissement de terrain. 

 

Volontaire


Immédiatement moins froide, Noami Tani (La Vie secrète de Madame Yoshino) aura fait une grande partie de sa carrière sous l'appellation de « reine du SM » et en l'occurrence Prisonnière du vice (Niizuma jigoku ) porte très bien son nom. Elle paraît idéal dans le rôle d'une jeune femme tourmentée par un drame passé et qui se découvre une fascination quasi-destructrice pour le bondage. Si la toile de fond dramatique (et en particulier les flashbacks) manquent de conviction et touchent parfois au pathos, le cœur du métrage aligne des tableaux érotiques d'une force réelle. Akira Kato (Tokyo Emmanuelle fujin) use du cinémascope comme d'un cadre parfait pour reconstituer des tableaux d'une grande sensualité. Tiraillée par les cordes qui lacèrent son corps, contrainte par un vieil artiste aussi inspiré que lubrique ou lovée contre la chair de ses amants, la belle Noami Tani fait des merveilles en fausse femme soumise et permet d'oublier facilement les faiblesses d'une production qui hésite entre parcours initiatique et drame ronflant.   

 

L'empire du sens


Mais malgré les qualités plastiques du précédent, c'est clairement la réalisation de Kichitaro Negishi (Chibusa) qui se montre le plus aboutie. Se basant pourtant sur un pitch qui fleure bon le drame sentimental de bas étage, L'Eté de la dernière étreinte (Nureta shumatsu) profite on ne peut mieux du corps splendide de Junko Miyashima (Portrait d'un criminel, Seule dans la nuit), mais surtout de son doux visage boudeur et de son regard perdu. Une demoiselle qui capture la caméra, comme un point de fuite, et permet au cinéaste de retranscrire à l'image et dans les chairs certaines des recherches naturalistes des nouvelles vagues nippone et française. Conte moderne d'une errance amoureuse, et une nouvelle fois regard sur une jeunesse désabusée, L'Eté de la dernière étreinte profile avec intelligence l'instantané du Japon de la fin des années 70 et les remous sociaux et idéologiques qui le travaillent. Ou quand le sexe devient tout autant abandon que jeu de pouvoir. Un film forcément aussi excitant pour les sens que pour le... reste.

Nathanaël Bouton-Drouard






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Image :
Lorsqu'il s'agit d'aller piocher dans l'histoire du cinéma moderne, Wild Side Vidéo se montre comme toujours des plus soigneux. En l'occurrence, ces productions des 70's affichent une image d'une belle propreté et ne subsistent que de rares petites scories dues au poids des années. Un travail de restauration d'une belle efficacité qui permet aux couleurs de rehausser les joues des donzelles et aux noirs de sculpter le cadre.

 

Son :
Pas question ici d'investir (ni de trahir l'œuvre originale) en retouchant les piste mono d'antan. Celles-ci assurent tout de même une belle clarté avec une source frontale et immédiate qui une fois encore se pare d'une certaine jeunesse.

 

Interactivité :
Malheureusement, comme cela risque d'être le cas pour l'ensemble de la collection, toujours aucun bonus à se mettre sous la dent. Même pas une petite introduction cinéphile ou un sujet sur le genre. Dommage.

 
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