F COMME FLINT
In Like Flint - Etats-Unis - 1967
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « F comme Flint »
Réalisateur : Gordon Douglas
Musique : Jerry Goldsmith
Image : 2.35 16/9
Son : Anglais et français Dolby Digital 2.0
Sous-titre : Français
Durée : 114 minutes
Distributeur : BQHL
Date de sortie : 31 janvier 2020
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « F comme Flint »
portoflio
LE PITCH
L’agent Flint découvre que le président des Etats-Unis est un imposteur. Ce dernier est en réalité un acteur engagé par un groupe de femmes qui tentent de conquérir le monde. Pour ce faire, elles se servent de leurs salons de coiffure pour effectuer des lavages de cerveaux à toute personne s’y rendant…
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F comme franchise

Derek Flint est un surhomme. Ancien héros de guerre, espion, scientifique, écrivain, sportif, inventeur. Flint fait tout et il le fait mieux que tout le monde, alors quand le président des Etats-unis est kidnappé puis remplacé par un imposteur et qu'un complot, censé mettre en place une société matriarcale, menace le monde, il est bien entendu le seul espoir qu'il nous reste.

Avec le carton mondial qu'a connu James Bond contre Dr No en 1962, puis ses suites les années suivantes, il était évident que ce succès allait attirer les convoitises des producteurs de tous pays, qui se sont mis à fouiller leurs étagères pour trouver des romans d'espionnage n'attendant qu'à être adaptés. Alors que la France et l'Italie relancent OSS 117 sous la direction d'André Hunebelle, les Etats-unis sortent en 1966 deux films mettant chacun en scène un espion, Matt Helm, agent très spécial avec Dean Martin et Notre Homme Flint avec James Coburn, qui est là, une création originale. Mais là où les « Matt Helm » restaient relativement proche des aventures de l'espion anglais, Flint, lui, va plutôt s'aventurer sur les terres de la parodie et encore plus dans sa suite, l'année suivante F comme Flint.

Malgré deux films ayant connus le succès, on ne peut pas dire que Derek Flint ait vraiment marqué les esprits dans le temps et en revoyant F comme Flint on peut comprendre pourquoi. Mal rythmé, peu inspiré, le film fait pâle figure comparé aux aventures que vivaient Sean Connery en parallèle. Le film de Gordon Douglas ne sait jamais sur quel pied danser, ce qui donne au final un gouffre entre les intentions et le résultat à l'écran. Si il est évident que l'histoire du film est une parodie des films d'espionnage et de leurs héros invincibles, le traitement de la mise en scène est, lui, beaucoup trop sérieux. Il n'y a rien à reprocher à la technique du film, les cadres, la photographie sont très corrects et la musique de Jerry Goldsmith est, comme toujours très efficace. La réalisation est en adéquation avec ce qui se faisait à l'époque mais c'est, justement, cette rigueur qui fait que la plupart des gags tombent à plat.

 

F comme faiblard


James Coburn est à l'aise dans le rôle de ce personnage « over the top » mais les autres personnages sont tellement stupides que le décalage humoristique est trop prononcé pour fonctionner (un peu comme si James Bond vivait dans le monde de la série Batman des années 60), contrairement à un Austin Power ou un OSS 117 (version Dujardin) qui mettent en scène un imbécile face des gens normaux, ou dans un autre genre, Kaamelott qui met en scène quelqu'un de normal face à des idiots. On sauvera quand même un gag qui utilise bien ce décalage, celui qui voit Derek Flint capable de communiquer avec des dauphins, où, là, l'absurdité de voir James Coburn pousser des cris de dauphins fonctionne complètement dans le cadre d'une parodie.

Le scénario pose aussi un gros problème dans son traitement car si au premier abord, le fait de montrer un complot mené par des femmes pour renverser le pouvoir est intéressant, surtout à cette époque et dans ce genre de film où elles étaient utilisées comme faire-valoir et trophées pour le héros. Un renversement qui passe par un plan aussi kitsch que symbolique qui consiste à utiliser les casques de salon de coiffure pour laver le cerveau des femmes du monde entier. Malheureusement cette idée est détruite par le traitement de ces personnages qui ne seront au final que des marionnettes aux mains d'hommes plus puissants et qui se prendront un cinglant « Le pouvoir est une affaire d'hommes » en réprimande.

Parodie trop sérieuse et pas assez décalé du genre de l'espionnage, F comme Flint finit même par accentuer les défauts des œuvres qu'il pastiche, chose que ses nombreux descendants spirituels sauront éviter.

Benoit Llamazares






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Image :
Un très bon transfert qui retranscrit très bien la jolie photo du film. Le rendu est très propre, les noirs sont profonds et les couleurs sont pétantes. On plonge avec plaisir dans l'esprit kitsch et coloré des 60's restauré avec beaucoup de soin et de sens.

 


Son :
On ne retrouve que des pistes mono sur les deux pistes anglaise et française. Des pistes claires et bien mixées mais qui ne feront pas vibrer votre home cinéma si vous êtes équipé.

 


Interactivité :
Un blu-ray plutôt austère dont le seul vrai bonus est un livret de 24 pages, écrit par Marc Toullec, accompagnant l'édition et retraçant l'historique de toute la vague de films d'espionnage qui a éclot dans les années 60.

Liste des Bonus : Livret de 24 pages.

 
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