GRADUATION DAY
Etats-Unis - 1981
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Genre : Horreur
Réalisateur : Herb Freed
Musique : Arthur Kempel
Image : 1.77 16/9 Compatible 4/3
Son : Anglais et français Dolby Digital 2.0
Sous-titre : Français
Durée : 93 minutes
Distributeur : Uncut Movies
Date de sortie : 5 septembre 2018
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
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portoflio
LE PITCH
Acclamée par ses camarades et encouragée par son entraîneur, Laura s’élance dans une course de vitesse inter-lycées et finit par franchir la ligne d’arrivée la première avant de s'écrouler, morte. Quelques mois plus tard sa sœur, Anne, est invitée par le lycée à venir récupérer un prix remis à Laura à titre posthume. Plus de 200 étudiants se préparent à recevoir leur diplôme et il règne dans le lycée un sentiment d'excitation et une ambiance de fête qui va tourner au c...
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Murder on the podium

Produit en plein cœur de la foire aux slashers provoquée par le duo délicat Halloween / Vendredi 13, Graduation Day est l'un de ces rejetons un peu fauché mis en boite à moindre frais par un artisan bien inspiré. Un film de série soit, mais ce n'est par pour cela qu'on doit bouder notre plaisir.

Bourlingueur du cinéma américain ayant débuté du coté de la chanson folk, de la danse, de l'enseignement et qui failli même se faire rabbin, Herb Freed n'aura à l'arrivé pas fait beaucoup mieux que les autres. Tentant de faire son trou en tirant la corde du cinéma de genre indépendant il a surtout connu un petit pic notable du coté horrifique à partir du milieu des années 70 avec Haunts, Beyond Evil (Les Forces de l'au-delà) et surtout Graduation Day qui reste le plus célèbre du lot. L'opus connu d'ailleurs un succès honorable en salle puis en VHS qui lui permit de rentabiliser aisément un budget rikiki avec des recettes au moins 10 fois supérieur. Une petite success stories comme le slasher en connu plus d'une puisqu'avec sa construction foncièrement répétitive, son cadre défini et sa seule nécessité de quelques adolescents à trucider et une poignée d'effets sanglants, il était à la porté de tous. D'ailleurs le film d'Herb Freed, outre des emprunts plus que reconnaissables (la steadycam de Carpenter, la photo aux visage rayé de rouge de Happy Birthday To Me...) est justement symptomatique dans sa manière de reprendre à son compte tous les ingrédients déjà canonisés : l'établissement scolaire américain, la mort tragique en ouverture, le groupe de lycéen assassiné un à un, les ados et les profs qui couchent allègrement entre deux tequila-shots, le whodunit qui multiplie les faux suspects (dont un Christopher George tout juste remis de Frayeurs)...

 

l'important c'est de participer


Mieux que ça, Graduation Day y ajoute une rigueur métronomique, venant faire un parallèle amusant avec la petite manie qu'à notre assassin de chronométrer ses crimes. Rien de plus normal puisque c'est l'équipe d'athlétisme qui est visée et que la thématique du sport est facétieusement déclinée à coup de fleuret en pleine gorge, de joggeuse égorgée, de ballon de foot armé d'un pieu, de matelas dissimulant des pics acérés... Le film n'a pas d'autre ambition que de satisfaire son parterre d'amateurs du genre, quitte à fleureter régulièrement avec la parodie involontaire ou le grand guignol bordélique. Les petits effets gores (sans thunes) relèvent régulièrement le niveau, tout autant que l'indispensable érotisme gratuit avec quelques poitrines dénudées. Dont celle d'une certaine Linnea Quigley qui n'était pas encore entrée dans la légende pour sa danse torride dans Le Retour des morts-vivants. Celle-ci s'offre d'ailleurs l'une des meilleurs scènes du film : une poursuite nocturne éreintante entre la demoiselle au chemisier grand ouvert (enfin ça dépend des plans) et un tueur en costume d'escrimeur, monté en parallèle d'une performance rock psyché du groupe Felony, lui-même entouré de jeunes danseurs sur roller. Magie et ridicule des 80's glorifiés en quelques minutes par le travail inspiré du monteur Martin Jay Sadoff (le trip érotico-gay Pink Narcissus), amené à devenir un collaborateur récurent sur la licence Vendredi 13.

Pur film d'exploitation comme les écrans américains en virent débarquer des tonnes en ce début de décennie, Graduation Day n'a clairement pas changé le visage du slasher mais par sa sobre efficacité, ses petits déraillements déviants et ses quelques tentatives formelles il en reste un honorable représentant qui se déguste admirablement avec un saladier de popcorn.

Nathanaël Bouton-Drouard








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Image :
Editeur débrouillard, Uncut nous propose ici un peu DVD au transfert plus tout jeune. Quelques taches et griffures sont encore bien visibles, les couleurs manquent d'intensité et la définition est fluctuante. On a vu mieux mais on a vu pire aussi.

 


Son :
On retrouve ici très logiquement les pistes sonores bien datées d'époque avec une version originale direct et franche mais parfois marquée par un petit son parasite lors des dialogues enregistrés en intérieur (un défaut dû à la captation originale ?). La version française, fier témoignage d'une ère de la vidéo pas chère, se complait dans un interprétation catastrophique et un décalage régulier avec le mouvement des lèvres. Pour les gros nostalgiques invétérés.

 


Interactivité :

Autre Mediabook choyé par Uncut Movies, Graduation Day est donc proposé comme un petit objet de luxe avec sa reproduction du poster du film et un livret de 32 pages, piqué dans la reliure, retraçant la douce et belle histoire de l'âge d'or du slasher. Le disque proprement dit est un peu plus étriqué puisqu'il reprend essentiellement les deux petits bonus foutraques concoctées par la Troma Team. Une introduction quasiment pas informative de Lloyd Kaufman et une interview express de Linnea Quigley par Sgt Kabukiman (NYPD !). Ce n'est pas très profonds tout cela. Notre éditeur français grossi tout de même un peu le programme en proposant de visionner une dizaine de minute du film façon VHS (recadré et tout flou) et un court métrage français aux airs de slasher scolaire.

Liste des bonus : Un poster collector, Livret de 32 pages, Présentation du film par Lloyd Kaufman, Interview de Linnea Quigley, Galerie de photos, Souvenir de vidéoclub : 15 minutes en VHS, Le Collège : court-métrage de Jonathan Faugeras, Bandes-annonces

 
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