TERMINATOR DARK FATE
Etats-Unis, Chine, Espagne, Hongrie - 2019
Image plateforme « Bluray 4K »
Image de « Terminator Dark Fate   »
Réalisateur : Tim Miller
Musique : Junkie XL
Image : 2.35 16/9
Son : Dolby Atmos Anglais, DTS HD Master Audio 5.1 Français, allemand, italien…
Sous-titre : Français, Anglais, allemand, italien…
Durée : 128 minutes
Distributeur : Fox Pathé Europa Home Entertainment
Date de sortie : 11 mars 2020
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Terminator Dark Fate   »
portoflio
LE PITCH
De nos jours à Mexico. Dani Ramos, 21 ans, travaille sur une chaîne de montage dans une usine automobile. Celle-ci voit sa vie bouleversée quand elle se retrouve soudainement confrontée à 2 inconnus : d’un côté Gabriel, une machine Terminator des plus évoluées, indestructible et protéiforme, un « Rev-9 », venue du futur pour la tuer ; de l’autre Grace, un super-soldat génétiquement augmenté, envoyée pour la protéger. Embarquées dans une haletante course-poursuite à tra...
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Back Again and again and again...

Depuis le premier film de James Cameron, la franchise Terminator est passée par de nombreuses étapes. La plus marquante étant l'écriture et la réalisation d'un tel chef d'œuvre de SF réflexive aux scènes d'action si démesurées et aux techniques révolutionnaires, qu'elle allait presque condamner d'avance tous ses successeurs. Comme un Terminator ayant définitivement atteint sa mission, en fait. Sauf que même les machines de Skynet ne peuvent arrêter la soif de brouzoufs des producteurs, et les suites s'enchaînèrent jusqu'au désastre annoncé. Renaissant une nouvelle fois de ses cendres, elle livre aujourd'hui un nouvel ersatz qui a la bonne idée de partir d'un nouveau postulat. Courageux. Mais pas téméraire.

Et si la suite de Terminator 2 avait poursuivi l'histoire de Sarah et John Connor ? C'est ainsi que commence Dark Fate. Difficile d'en parler plus en détail à moins de spoiler très fort, mais en gros les évènements narrés dans T2 ont eu assez d'impact pour venir à bout de Skynet. Fini le jugement dernier, pas de soulèvement des machines et (Grand Dieu merci !) pas de Genisys. Et pourtant ! Une nouvelle cible est désignée par le remplaçant du fléau de l'humanité, désormais nommé LEGION, qui envoie dans le passé une nouvelle machine à tuer afin d'anéantir celle (oui, celle!) qui conduira la future nouvelle résistance. Pour l'aider, une femme soldat ayant accepté d'être améliorée (« augmentée ») joue la nouvelle Kyle Reese. Et, bien sûr, tout ce beau monde va bientôt croiser la route de Sarah Connor, guerrière baroudeuse, recherchée dans tous les états du pays et qui passe son temps à buter du robot.

 

easy money


Voir Tim Miller (Deadpool) et David S. Goyer (scénariste capable du pire comme du meilleur) sur un nouveau Terminator après la nausée Genisys n'augurait rien de bon. Et pourtant, il faut bien admettre que ce Dark Fate contient finalement quelques qualités qui font mouche. A commencer par le fait de vouloir enfin sortir l'univers du robot tueur de la grande lessiveuse hollywoodienne, pour recadrer son histoire autour de Sarah Connor et repartir sur des bases saines. Ensuite, parce que la présence de Linda Hamilton n'a rien du cachetonnage, la comédienne rentrant dans son personnage vingt huit ans plus tard avec un aplomb, une crédibilité et une implication parfaitement intacts. Et, enfin, parce que le film livre quelques belles scènes d'action comme la saga n'en avaient plus offertes à son public depuis longtemps. A l'image du climax, qui propose un solide mano à mano entre une proie qui refuse de fuir face à son (prétendument) invulnérable chasseur et se termine, comme les deux films de Cameron, par une opposition entre robot high-tech venu du futur et machines industrielles bien de notre époque. Malheureusement, chacune de ses qualités à son revers assez difficile à avaler.

Si l'histoire est recentrée autour de Sarah Connor, c'est aussi à l'issue d'une introduction à l'idée totalement folle, qui va en faire bondir plus d'un, où l'enjeu de Terminator 2 est réduit à néant en l'espace d'une seconde. Si Linda Hamilton est une nouvelle fois impressionnante de charisme, il en est tout autrement de ses partenaires de jeu, tous assez transparents (Natalia Reyes en tête, Edward Furlong peut dormir tranquille). Y compris ce bon vieux Schwarzy, aux traits tirés et fatigué dans le rôle d'un T800 vieillissant qui semble se demander pourquoi il est encore là. Et que dire du REV-9 ? Nouvel ennemi qui contient certes quelques belles idées visuelles mais jamais incarné par un Gabriel Luna hanté en permanence par la prestation miraculeuse de Robert Patrick en T1000. T2 encore, T2 toujours. Le « Easy money ! » de John Connor n'a donc pas fini de résonner aux oreilles des fans et de s'imposer comme un slogan à l'encontre des producteurs de la saga. Au vu des derniers résultats au box office, l'argent ne semble d'ailleurs finalement plus aussi facile. La preuve définitive, enfin, qu'il est peut être temps que l'œil rouge du Terminator s'éteigne à jamais.

Laurent Valentin








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Image :
Filmé alternativement en 2,5k et 4K avec une poignée de caméras numériques de dernière garde, ce Terminator se glisse naturellement sur la galette UHD délivrant à chaque instant un mélange de précision pointilleuse, de colorimétrie racée, d'ombres impérieuses et de profondeur sidérante. Du haut de gamme forcément avec une certaine prépondérance pour les noirs aux reflets métalliques et des séquences nocturnes où les contours et textures ne sont jamais mises à mal. Les seuls défauts apparents, des ingrédients trop lisses dans le cadre sont bien entendu à mettre à chaque fois sur le dos d'images de synthèse excessives et pas toujours indispensables.

 


Son :
Une nouvelle démonstration du support Dolby Atmos qui vient littéralement doper chaque scène du film d'une intensité spectaculaire. Les atmosphères sont parfaitement dessinées et enveloppantes, les dialogues toujours clairs et fluides, mais c'est certainement lors des nombreuses scènes d'actions, virevoltantes et enchainant gunfights, bastons et explosions, que la puissance de l'installation libère tout sa puissance. Une vraie réussite que l'on retrouve partiellement, mais efficacement, sur la version française uniquement présentée en DTS HD 5.1 moins subtile.

 


Interactivité :
Les suppléments de l'édition sont comme d'habitude uniquement présentés sur le Bluray proposé dans l'édition. Celui-ci propose quelques segments pas inintéressants avec un documentaire bien construit et fourni sur la création des différents décors avec des interventions de l'équipe artistique et parfois même de quelques figures ou artisan plus discrets. On y découvre une certaine franchise, un regard plus modeste sur ce type d'entreprise... à l'opposé donc de « Une Légende reforgée » pure making of promo où tout le monde y va de ses grandes tirades passionnées et de sa langue de bois de circonstance. Rien de filtrera des prises de gueule entre Cameron et Miller, mais il faut reconnaitre que ce dernier, avec sa fausse attitude de fanboy et ses gros mots à chaque phrase a tendance à gonfler. La seule trace restante de ces tensions se perçoit légèrement dans les scènes coupées, ou surtout alternatives, qui proposent quelques variations d'informations délivrées un peu différemment dans le montage final.

Liste des bonus : Scènes coupées et en version longue (9'), Une légende reforgée (20'), Bâtisseurs du monde (33'), Le barrage : l'épreuve de force finale (8'), Découpage des effets spéciaux du Dragonfly (3').

 
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