ABOMINABLE
Etats-Unis, Chine - 2019
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Abominable »
Réalisateur : Jill Culton, Todd Wilderman
Image : 1.85 16/9
Son : Dolby Atmos Anglais, Français Dolby Digital Plus 7.1 français, espagnol, néerlandais...
Sous-titre : Français, espagnol, portugais…
Durée : 97 minutes
Distributeur : Dreamworks
Date de sortie : 4 mars 2020
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
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LE PITCH
Tout commence sur le toit d’un immeuble à Shanghai, avec l’improbable rencontre d’une jeune adolescente, l’intrépide Yi, avec un jeune Yeti. La jeune fille et ses amis Jin et Peng vont tenter de ramener chez lui celui qu’ils appellent désormais Everest, leur nouvel et étrange ami, afin qu’il puisse retrouver sa famille sur le toit du monde.
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Dreamworks au tibet

Mine de rien, cela fait déjà plus de vingt années que le monde de l'animation s'est ouvert à la concurrence. Non pas que Disney était le seul studio à en offrir des longs métrages, mais le studio de Mickey était pour ainsi dire le seul à faire déplacer les foules.

Il y a eu bien sur divers coups d'éclats durant les nombreuses décennies où l'empire Disney régnait sans partage ; mais aucun n'avait réussi à ébranler le trône de la major ni à lui faire de l'ombre. Il a fallu plus de soixante ans pour que l'union utopiste de Spielberg/Katzenberg/Geffen aboutisse à la création de Dreamworks. Même si les soucis financiers ont obligé ce nouveau géant à mettre pied à terre. Le département animation continue à perdurer et à sortir des films les uns après les autres. Ce studio s'étant donné l'ambition de ses moyens. Lancé par un ancien de chez Disney, Katzenberg (puisque c'est de lui qu'il s'agit) allait faire trembler le studio aux grandes oreilles en allant l'affronter sur son propre terrain avec une identité propre. Démontant l'imagerie Dysneyienne avec son carton Shrek, Dreamworks n'allait pas tarder à être le poil à gratter de son aîné en alignant les succès avec un humour décalé et irrévérencieux assumé, enchaînant les Madagascar et Kung-fu Panda à succès. Mais bien vite la machine à rêves est devenue à son tour la machine à fric. Ses films en pâtirent bien vite par manque d'imagination et de qualité. Turbo, Les Trolls ou Baby Boss en sont les tristes constats.

 

tour operator


Alors lorsque cet Abominable débarque sur les écrans, il faut dire que l'attente n'était pas forcément au rendez-vous. Une petite fille va rencontrer un monstre avec qui elle va lier sympathie et aider à retrouver sa famille pendant qu'elle-même rencontrera l'amitié et bla... bla.. bla.... Effectivement, ce scénario on ne peut plus classique n'annonce rien de grandiose. Et pourtant, force est de constater que le film fonctionne plutôt bien. Coproduction américano-chinoise (marché asiatique exponentiel oblige), le spectateur va se retrouver embarqué pour un road trip touristique, où chaque séquence sera autant de cartes postales différentes du pays. Shanghai, les rizières, le désert de Gobi, le Bouddha géant de la province du Guizhou, le circuit est hallucinant de beauté. On en oublierait presque le côté numérique du métrage. Changement des temps oblige, la culture chinoise évolue elle aussi. La grand-mère philosophe, garante de la pensée de ses ancêtres n'est plus en kimono à faire du tai-chi mais en jogging à faire la cuisine. Les personnages n'abordent plus des faciès occidentalisés comme d'antan mais assume leur côté oriental. Au milieu de tout cela, un Yeti qui essaie de fuire la Chine où il est retenu prisonnier pour atteindre la liberté de son Tibet natal. Pas sûr que le contexte politique soit intentionnel mais quand même. Cette créature mythologique pansera les blessures du corps des ados qui l'accompagneront mais surtout leurs blessures du cœur. Celles-ci s'expriment dans une jolie scène à base de violon qui aurait pu trouver sa place dans une production Ghibli. Moment en suspens dans le film.

Alors ce qu'il y a d'Abominable dans le film ne sera que le titre. Le cahier des charges sera bel et bien rempli et le film vaudra bien mieux que les dernières productions du studio. Il accomplit le but principal de son existence en offrant un spectacle familial loin d'être désagréable à défaut d'être inoubliable.

Cédric Lemaire








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Image :
Irréprochable comme souvent dans les films d'animation tout numérique. La colorimétrie est impeccable et le piqué optimal. Certains décors nous font réfléchir sur le rendu organique de la végétation criante de vérité.

 


Son :
Parfait lui aussi. La musique et les diverses ambiances s'en donnent à cœur joie pour nous faire revivre les différentes ambiances allant de la faune asiatique au sommet de l'Everest.

 


Interactivité :
Avec ses pléthores de bonus on se dit que l'on ne sait plus où donner de la tête. Excédant rarement les 5 minutes, ceux-ci sont essentiellement ciblés pour les têtes blondes. Entre cours de dessin, de bricolage et de cuisine vous n'en saurait pas plus sur les coulisses du tournage consensuel au possible.

Liste des bonus : Commentaire audio des réalisateurs, Courts métrages : « Coincés »7', « Montre et raconte »3', Scènes coupées 10', Création d'un mythe 7', Animation d'Abominable 5', Les acteurs 8', Guide de soins du Yéti 2', Courage de rêver 3', Visite Abominable avec Chloe Bennet 4', Boîte à dialogue d'Everest 4', Cuisine avec Nai Nai 4', Comment... Abominable 20', Tu peux parler Yéti 3', Nai Nai dit 2.

 
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