UNE JOURNéE DE FOUS
The Dream Team - Etats-Unis - 1989
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Image de « Une Journée de fous »
Genre : Comédie
Réalisateur : Howard Zieff
Musique : David McHugh
Image : 1.85 16/9
Son : Anglais et Français DTS-HD Master Audio 2.0
Sous-titre : Français
Durée : 113 minutes
Distributeur : Rimini Editions
Date de sortie : 21 janvier 2020
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Une Journée de fous »
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LE PITCH
Convaincu que cela pourrait aider leur thérapie, un psychiatre part pour une viré new-yorkaise avec quatre de ses patients internés. A peine arrivé, celui ci est agressé et les quatre malades sont livrés à eux mêmes.
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Comme un poisson hors de l'eau

Dans la foultitude de comédies nées dans les années 80, Une Journée de Fous est loin d'être la plus connue. Pourtant, c'est en se replongeant, avec confiance et délectation, dans ce genre de petites comédies qui ne payaient pas de mine hier qu'on se rend compte à quel point elles manquent aujourd'hui.

Les années 80 furent, pour la comédie, une sorte de nouvel âge d'or. Dans le sillon du fameux SNL (Saturday Night Live) né dans les 70's, une horde d'acteurs talentueux nés pour faire rire allait émerger et donner au genre un nouveau mètre étalon. Eddy Murphy, Dan Aykroyd, John Belushi, Chevy Chase, Bill Murray, Jon Lovitz... Tous donnèrent ses heures de gloire au show du samedi soir de NBC et, en toute évidence, leurs pitreries allaient vite envahir le grand écran. A tel point qu'ils sont aujourd'hui mondialement connus pour leurs films et pas pour l'émission (très américaine il est vrai) qui les fit connaître dans leur pays d'origine.
Des productions qui répondaient souvent à deux critères primordiaux : l'importance de mettre en avant leurs acteurs, véritables têtes de gondole, et celle de les placer dans un lieu et/ou des situations propices aux délires les plus fous. Le fameux "fish out of water". Bien qu'aucun de ses acteurs ne viennent du SNL, Une Journée de Fous est donc l'exemple parfait de ce type de films. Soit l'escapade de quatre hurluberlus livrés à eux même dans la grande pomme et incarnés par un casting sacrément vendeur à l'époque.

 

new York foolish blues


Devant la caméra de Howard Zieff (modeste faiseur dont la filmographie mérite d'être redécouverte), quatre comédiens portés par deux figures de proue. Michael Keaton, d'abord, en pleine consécration burtonienne à l'époque, dans le rôle d'un colérique maladif mais à qui il reste assez de facultés mentales pour mener le groupe. Christopher Lloyd ensuite (qui enchaînera juste après avec Retour Vers le Futur 2), dans le rôle d'un névrosé obsédé par la saleté et se prenant pour un médecin. Enfin, Peter Boyle (comparse de Zieff depuis ses débuts) qui se prend pour Dieu himself et Stephen Furst (le futur Vir Cotto de Babylon 5) en homme enfant silencieux et terrifié par le monde qui l'entoure. Embarqués par un médecin peut être un peu trop sûr de lui qui tombe malencontreusement dans un règlement de comptes entre flics ripoux, les quatre compères vont se retrouver livrés à eux même et pourchassés par les fameux flics (menés par le patibulaire James Remar). Dans l'aventure, chacun d'entre eux va alors avoir l'occasion de se confronter à sa vie passée tout en tentant d'échapper à ses poursuivants. Scénario rocambolesque, bons sentiments et gags visuels sont donc au menu d'une comédie marrante sans plus (on ne rit jamais franchement) mais au capital sympathie néanmoins indéniable. La raison ? Une écriture plus fine qu'il n'y paraît (on devine assez clairement en creux une critique acerbe de l'Amérique post-reaganienne) et le talent de comédiens largement éprouvés dans un tel exercice. A cela se rajoute le parfum immédiatement reconnaissable des comédies de cette époque, où derrière le rire se tient parfois un arrière goût doux-amer tapi en embuscade qui a malheureusement totalement disparues dans ce genre de productions et qui contribue indéniablement à hisser le résultat final vers le haut.

Laurent Valentin




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Image :
Rimini récupère aujourd'hui le master sorti en 2016 chez Universal Studios. Au programme, mêmes qualités et mêmes défauts donc. Un piqué net et agréable à l'oeil qui offre pour la première fois un nombre de détails impressionnants au film et des couleurs bien pimpantes, mais quelques petites taches subsistent encore ici ou là. Des conditions très conforts.

 


Son :
Piste française et anglaise bénéficient du même traitement : une simple stéréo mais qui sait se rendre ample et immersive quand il le faut. On n'en demande pas plus à se genre de spectacle.

 


Interactivité :
A la bande annonce déjà présente sur la galette américaine, Rimini a la bonne idée d'ajouter une analyse plutôt intéressante du film par Célia Sauvage, docteure en cinématographie, qui éclaire le film (et la comédie américaine de l'époque en général) d'une lumière pertinente et construite. Intéressant.

Liste des bonus : Interview autour du film et de la comédie américaine des années 80, Bande-annonce.

 
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