SACRAMENTO
In Old California - Etats-Unis - 1942
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Sacramento »
Genre : Western
Réalisateur : William C. McGann
Musique : David Buttolph
Image : 1.33 4/3
Son : Anglais et français DTS HD Master Audio 2.0 mono
Sous-titre : Français
Durée : 88 minutes
Distributeur : Sidonis
Date de sortie : 25 janvier 2020
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Sacramento »
portoflio
LE PITCH
Originaire de Boston, Tom Craig entend bien ouvrir une pharmacie à Sacramento, la ville la plus bouillonnante de Californie. À peine arrivé et le voilà déjà dans le collimateur de Britt Dawson, l'un des maîtres de la ville. Tom n'est cependant pas homme à se laisser intimider, trouvant en la fiancée même de son ennemi une alliée. Rancunier, Dawson monte un plan pour lui voler les médicaments indispensables à la survie de chercheurs d'or atteints de la typhoïde...
Partagez sur :
Pour une poignée de séries B

Tourné en 1941 (le tournage se terminera même quelques jours avant l'attaque de Pearl Harbor qui fera entrer les Etats-Unis dans la seconde guerre mondiale) et sortie en 1942, Sacramento ( In old California dans la langue de John Wayne) fait partie de ces (très) nombreux westerns tournés à la chaine par la boîte de production Republic Picture.

Entre 1935 et 1959, ce sont plus de mille films (et quelques sérials) qui seront produits par la firme et principalement des westerns. Une filmographie gargantuesque, certes, mais avec un nombre de films aussi élevé, on se doute bien que la qualité n'a pas été au rendez-vous à chaque fois malheureusement et c'est finalement un très petit pourcentage de cette production qui a pu traverser les années. Parmi ceux-là, on retiendra surtout les collaborations avec John Ford, Raoul Walsh, Nicholas Ray qui donneront des classiques comme Rio Grande, L'Homme Tranquille ou encore Johnny Guitar. Sacramento le film qui nous intéresse ici, fait, lui, partie des films mineurs de la compagnie.

 

le pharmacien de l'ouest


Lors du tournage du film, sa star John Wayne ne connait la célébrité que depuis très peu de temps, deux ans plus tôt, grâce au succès immense de La Chevauchée Fantastique de John Ford. John Wayne était, avant ça, un habitué des films « Republic » mais il ne portait pas leurs productions bon marché dans son coeur (les qualifiant même de « dégueulasses »). Il va pourtant accepter de jouer dans Sacramento sans hésiter, à cause du personnage principal et notamment de son métier, pharmacien. Un personnage assez atypique dans la carrière de l'acteur plutôt habitué aux rôles de cow-boy, shérif ou militaire mais que Wayne tenait à jouer pour rendre hommage à son père qui exerçait lui aussi ce métier.
Voir Le « Duke » dans ce rôle est le point le plus intéressant du film, avec ses bonnes manières, son look de dandy complètement décalé pour le far west et ses commandes de verres de lait au saloon, il est le sujet des moqueries et humiliations des autres personnages. Mais John Wayne étant ce qu'il était, il ne joue pas non plus un rôle de victime, son personnage serait même plutôt la définition de l'expression « méfiez-vous de l'eau qui dort » et il ne se fait pas prier pour montrer qu'il peut tordre des pièces de monnaies avec ses doigts, se lancer dans un « mano à mano » de saloon ou épauler un fusil lors de fusillades à cheval.

Passer l'amusement des premières minutes à voir un John Wayne « décalé » dans un milieu dont il est pourtant l'une des plus grandes figures, Sacramento devient ensuite un western tout ce qu'il y a de plus classique, les bons et les méchants sont identifiés dès le début, tous les passages obligés sont présents, bagarre de saloon, poursuite à cheval et en diligence, fusillades en colline, etc... on ne le conseillera donc qu'aux amateurs de John Wayne qui voudraient voir l'acteur jouer un peu avec son image, le reste du film ne se distinguera jamais du reste de la production à la chaine de western de la « Républic » mais elles sont ici assez efficacement mise en scène pour ne pas s'ennuyer. 90 minutes qui passeront vite mais qui seront aussi vite oubliés.

Benoit Llamazares




Partagez sur :
 

Image :
Vu la rareté du film, c'est une bonne surprise que de voir que le remaster de Sacramento est de plutôt bonne qualité. Malgré quelques taches qui subsistent à l'image, le noir et blanc du film est très bien rendu avec un bon piqué et un bon contraste.

 


Son :
Comme pour l'image, l'audio bénéficie d'un très bon travail de restauration, les voix et les bruitages sont claires et rendent bien lors des scènes musicales ou d'action. La version française ,elle, n'a hélas pas pas bénéficié d'autant d'attention et les doublages semblent provenir de la copie d'époque. Avec du souffle, de la saturation et des interprètes qui semblent peu inspirés.

 


Interactivité :
Une présentation du film par Patrick Brion qui se concentrera surtout sur la carrière du réalisateur William C McGann. Un parcours atypique dans le cinéma où l'homme a été entre autre chef-opérateur, assistant réalisateur, réalisateur pour finir chargé d'effets spéciaux.

Liste des bonus : Présentation du film par Patrick Brion (9')

 
Crédits & mentions légales - Publicité - Nous contacter
Copyright Regard Critique 2009-2020